Inondations, tempêtes…Les Bretons insuffisamment préparés face aux risques naturels ?

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Ces dernières années, les risques naturels augmentent fortement en France, et la Bretagne n’est pas en reste. Si les tempêtes ne sont pas rares dans le paysage breton, celles-ci gagnent en intensité et en dangerosité : en 2013, la tempête Dirk avait entraîné des inondations sans précédent. En 2020, on recensait par ailleurs 3 847 arrêtés pour inondation en Bretagne. Tout récemment, c’est la tempête Aurore qui a provoqué des dégâts matériels impressionnants.

Face à ces phénomènes, qui peuvent amener catastrophes et drames familiaux, il semblerait que les Bretons ne soient pas bien préparés. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude (qui vaut ce qu’elle vaut…) menée par Assurance Prévention, membre de la Fédération Française de l’Assurance.

Les résultats montrent que plus de 8 Bretons sur 10 pensent que les risques naturels vont s’accentuer dans leur zone d’habitation (82 %). Pourtant, près d’un habitant sur 2 ne saurait pas réagir en cas d’inondation (47 %) et 65 % en cas de submersion marine.

Les habitants de Bretagne conscients des risques naturels…

Les risques naturels sont tous les événements d’origine naturelle qui peuvent se produire sur un territoire. Interrogés sur ce que leur évoquent les risques naturels, les Français énumèrent spontanément les inondations, les tempêtes, les tremblements de terre, les incendies de forêt.

96 % des Bretons ont le sentiment que ces risques naturels sont importants dans le monde, 78 % au niveau national, contre 48 % au régional et 40 % pour leur zone d’habitation. La perception des risques diminue donc lorsqu’il s’agit de considérer son environnement immédiat.

Pour une large majorité des habitants de la région, les risques naturels vont s’accentuer, et ce, quelle que soit l’échelle géographique : au niveau mondial (92 %) comme dans leur zone d’habitation (82 %).

Concernant leur zone d’habitation, 57 % des habitants de Bretagne estiment hautement probable qu’elle soit concernée par des orages importants, 39 % par des canicules, 30 % par des inondations et 17 % par des feux de forêt dans les prochaines années.

… mais insuffisamment informés et préparés

58 % des Bretons se déclarent bien informés sur les risques naturels dans leur région. Il existe cependant des déficits de connaissance concernant les obligations personnelles ou encore les dispositifs préventifs :

58 % des Bretons se sentent mal informés sur les dispositifs disponibles pour se protéger ou protéger leur logement en cas de risques naturels (par exemple, dispositifs anti-inondations, vêtements de protection, etc.) ; 55 % sur les assurances qui couvrent les biens et les personnes en cas de risques naturels ;
50 % sur les obligations personnelles pour réduire les risques naturels (par exemple l’OLD, obligation légale de débroussaillement).

Par ailleurs, la préparation des habitants de Bretagne à affronter les risques naturels est relativement faible et inférieure à celle de l’ensemble des Français. Ainsi :

Seuls 44 % des Bretons se sont informés sur les risques naturels pouvant exister dans leur zone d’habitation (auprès de leur mairie par exemple) ; 36 % ont déjà discuté au sein de leur foyer des gestes à adopter en cas de risques naturels ;
36 % se sont préparés à faire face à ces risques (se renseigner sur les gestes à adopter, achat de provisions, de vêtements de protection, etc.) ;
27 % ont effectué des aménagements dans leur logement (dispositif pour prévenir les inondations, renforcement des fondations, création d’une zone de refuge, etc).
Face à la survenue d’un risque naturel, les Bretons ne savent pas nécessairement quel est le comportement à adopter. Ainsi, si 65 % disent qu’ils sauraient quoi faire face à une tempête, 65 % ne sauraient pas réagir en cas de submersion marine, et 47% en cas d’inondation.

Autre point de vigilance : les réactions spontanées des habitants de la Bretagne entraînent des comportements inadaptés. Ainsi, sans demande particulière des autorités, 75 % des parents iraient quand même chercher leurs enfants à l’école si leur zone d’habitation subissait de fortes pluies pouvant entraîner des crues et inondations. De même, 66 % des Bretons rassembleraient tous les membres de leur foyer chez eux, même si cela implique de se déplacer. Enfin, 35 % resteraient à tout prix à leur domicile en cas d’incendie de forêt et 59 % en cas de tempête ou de cyclone alors que l’évacuation est bien souvent indispensable.

Outre le comportement des habitants, il faut aussi souligner le rôle qu’ont les élus dans la gestion de ces menaces naturelles. A force de faire passer certaines terres agricoles en terres constructibles par appât du gain, notamment sur les côtes, il pourrait y avoir dans les prochaines années des drames…la Vendée s’en souvient encore…

Crédit photo : DR
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