Covid-19. L’Union cycliste internationale ne veut pas imposer de troisième dose de vaccin aux coureurs

Cyclisme

À quelques encablures du début de la nouvelle saison de cyclisme, l’Union cycliste internationale a présenté son nouveau protocole sanitaire tout en indiquant qu’elle ne souhaitait pas imposer une troisième injection de vaccin aux coureurs. Par ailleurs, les coureurs non vaccinés pourront également prendre part aux courses via des tests PCR.

Protocole sanitaire : l’Union cycliste internationale n’exigera pas de troisième dose

Le nouveau protocole sanitaire de l’Union cycliste internationale est entré en vigueur le 24 janvier dans le cadre de la crise du Covid-19 à l’approche du début de la saison 2022. Ces nouvelles dispositions devraient voir un assouplissement des mesures en vigueur. Par exemple, pour les courses d’une journée et les courses organisées par étapes courtes (moins de sept étapes), les coureurs devront présenter la preuve d’une vaccination deux doses ou, pour les non vaccinés, présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. Des règles qui s’appliqueront également au personnel de l’UCI, aux commissaires, aux responsables antidopage, à l’équipe médicale, aux organisateurs et aux journalistes.

En ce qui concerne les courses de sept étapes ou plus, l’ensemble des coureurs, qu’ils soient vaccinés ou non, devront présenter un test PCR négatif au départ puis devront également se soumettre à d’autres tests PCR intermédiaires lors des Grands Tours. En clair, l’organisation n’imposera pas de vaccination obligatoire aux coureurs.

En matière de vaccination justement, lors de l’annonce de ce nouveau protocole vendredi 21 janvier, le directeur médical de l’UCI Xavier Bigard a expliqué auprès du quotidien sportif L’Équipe que, pour l’organisation, « il n’est pas question d’imposer une troisième dose à des corps jeunes en bonne santé. »

Cependant, Xavier Bigard ajoute que « la question se reposera peut-être au printemps quand le vaccin sera adapté pour lutter contre la nouvelle forme du virus. Pour l’instant, on utilise celui fabriqué à partir de la souche originelle mais, depuis, le virus a subi plus de 26 000 mutations et plusieurs études montrent que l’immunité cellulaire est très efficace, sans troisième dose. » Il faut aussi rappeler au passage que, parmi les coureurs professionnels, aucune forme grave du Covid-19 n’a été à déplorer depuis le début de la pandémie en 2020.

Variant Omicron VS politiques nationales : à quoi doivent s’attendre les coureurs ?

Ce protocole « allégé » et élaboré au sein de l’Union cycliste internationale par un groupe composé de représentants des coureurs, des équipes, des médecins d’équipe et des organisateurs a notamment pris en compte « la faible dangerosité du variant Omicron » afin notamment de lever certaines contraintes qu’engendraient les tests à répétition.

Par ailleurs, malgré le fait que le virus « circule toujours », « ce n’est plus un problème majeur » pour le directeur médical de l’UCI « puisqu’il circule parmi une population largement vaccinée ».

Toutefois, bien que le protocole de l’UCI tende vers un assouplissement des mesures, l’incertitude demeure quant à la réalité du terrain puisque ce sont les règles instaurées dans chaque pays où se dérouleront les courses qui prendront le pas sur celles édictées par l’organisation.

En France, où la première course, à savoir le Grand Prix La Marseillaise, aura lieu le 30 janvier, c’est encore le flou au niveau du règlement sanitaire dans un pays où le pass vaccinal est entré en vigueur le 24 janvier. En effet, comme le concède, Xavier Bigard, « à part une déclaration de la ministre des Sports, nous n’avons eu aucun texte officiel pour nous permettre de savoir à qui ces règles seront imposées et, surtout, quel schéma vaccinal sera valide : celui imposé par l’État français ou celui du pays d’origine de la personne ? »

Car si l’UCI n’entend pas imposer de troisième dose de vaccin contre le Covid-19 aux coureurs, qu’en sera-t-il des autorités françaises ? « Avec ce variant Omicron qui échappe de manière très importante à la vaccination, ce serait assez surprenant qu’on oblige les personnes étrangères à recevoir une troisième dose », anticipe le directeur médical de l’Union cycliste internationale. Mais, des surprises, le gouvernement français en est devenu un spécialiste depuis le début de la pandémie

Enfin, lors d’une enquête sur la couverture vaccinale menée par l’UCI aux mois d’octobre et de novembre 2021, il s’est avéré que le taux de vaccination au sein des équipes cyclistes professionnelles variait de 40 à 100 %. En moyenne, dans 75% des équipes, plus de 80% du personnel (coureurs et membres du staff) est entièrement vacciné.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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