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Eh oui… comme le temps passe ! Il y a un siècle (enfin, la moitié d’un) un vieux copain dessina une couverture avec comme thème « Hitler et Staline, œuvres croisées… C’était sa « première » couverture, il s’appelait Mark Taraskoff. La couverture parut dans Le Monde (qui était alors un « journal de références »), pour illustrer un article critique de Jacques Amalric sur l’abomination du « pacte de non-agression » signé fin août 1939 (revu en septembre de la même année), article critique encensant l’ouvrage qui venait de paraître chez Jean-Claude Simoën, pour saluer les quarante ans du « concert »… Le temps passe et on oublie ! Ainsi, maintenant que Mark est mort (en 2015), on trouve des tas d’œuvres dudit Taraskoff à la pelle dans les pages d’Internet… mais pas ce premier dessin.
Un jour, il y a des années, la librairie du Divan, ayant émigré de Saint-Germain-des-Prés à la basse rue de la Convention (dans le Quinzième), organisa une « rétrospective » des dessins et peintures de Taraskoff… Bien entendu celui-ci présenta la couverture de l’ouvrage racontant le « pacte ». Le petit directeur de ladite librairie le refusa, prétextant que « cela pourrait choquer la clientèle » (c’est à-peu-près ce que Taraskoff entendit)…
Ce qui choque aujourd’hui, c’est l’oubli dans lequel sont plongés les grands crimes du XXe siècle… quand on va jusqu’à presque excuser les Cent millions de morts de Staline, et ne parler que des Dix millions de son confrère Adolf… Bigre ! Sans parler des morts à la guerre…
On n’en finirait pas de se lamenter sur le mouvement des horloges. Prenez le cas des modernes Narayama(s) que sont les mouroirs pour les vieux hors d’usages (je mets le pluriel car il s’agit DES usages) faisant caca sous eux sans être torchés… ça me rappelle les propos d’une fonctionnaire dans la maison de retraite où ma belle-mère finissait sa vie. Elle disait : « Se faire torcher les fesses pour 4000 €uros par mois… Grand merci ! ». Je ne souhaite à personne de finir ainsi en Ehpade(s).
« Dans le temps »… il y avait un coin de la cheminée réservé, un CANTOU, où le grand-père (le « pépé ») passait ses journées à tisonner les braises, à remettre du bois au foyer pour réchauffer la cuisine où la famille se réunissait pour manger et écouter des histoires. La mode n’était plus (pas encore) de charger sa vieille maman ou son vieux papa Anchise sur son dos et de le déposer dans la montagne… au menu des grands fauves.
« Grands fauves » ? Suivez mon regard côté façon(s) d’une certaine finance.
MORASSE
PS. Il est possible de revoir les travaux d’art de Mark TARASKOFF en cliquant sur wikipedia / Mark Taraskoff où figure mention du premier ouvrage illustré par ce jeune dessinateur: « Hitler et Staline montent en ballon » .
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Comme le temps passe…”
Hitler et Staline furent les deux faces inséparable d’une même médaille, d’un même pouvoir.
De la signature à Moscou du Pacte germano-soviétique, le 25 août 1939, jusqu’à la rupture de cette alliance, le 22 juin 1941, il y eut 666 jours de pleine et entière révélatrice collusion.