Don de moelle osseuse. Une mobilisation aussi en Bretagne

L’Agence de la biomédecine lance aujourd’hui sa nouvelle campagne annuelle de sensibilisation au don de moelle osseuse, qui se clôturera en septembre 2022 à l’occasion de la journée mondiale pour le don de moelle osseuse.

Objectif : continuer d’enrichir le registre de façon qualitative, afin d’offrir les meilleures chances de greffe aux malades. 3 axes prioritaires sont retenus : masculiniser, rajeunir et diversifier le registre.

Contrairement aux autres dons d’éléments du corps humain, le don de moelle osseuse est un engagement sur la durée : il ne s’agit pas d’un don immédiat. L’inscription comme donneur de moelle osseuse signifie que le volontaire fait inscrire dans un registre sa carte d’identité immunologique (typage HLA), afin de pouvoir être appelé à faire ce don à un malade inconnu avec lequel il serait compatible. Cela peut arriver à tout moment… ou peut-être jamais. « C’est avant tout un engagement ferme qui est requis, le don effectif n’intervenant pas forcément. Mais si l’on est appelé un jour, même des années après son inscription sur le registre, il faut tenir sa promesse, car elle peut sauver une vie », explique Emmanuelle Cortot-Boucher, directrice générale de l’Agence de la biomédecine.

La moelle osseuse, c’est quoi ?

La moelle osseuse est responsable de la formation des cellules souches hématopoïétiques. En clair, ce sont celles qui produisent l’ensemble des cellules sanguines : globules rouges, globules blancs et plaquettes. La moelle osseuse est donc indispensable à la vie et son dysfonctionnement est à l’origine de maladies graves du sang, comme les leucémies. La leucémie est une maladie caractérisée par la production excessive de globules blancs anormaux. On parle alors de cancer du sang. C’est pour aider à guérir ce type de maladies qu’il est parfois nécessaire d’avoir recours à une greffe de moelle osseuse : elle peut en effet guérir 80% des maladies graves du sang.

Les 18-35 ans, au coeur des besoins en dons ?

L’âge, au même titre que le sexe, est un des critères les plus importants dans la sélection du donneur. Les greffons des personnes jeunes sont ceux qui donnent le plus de chances aux malades, car ils sont plus riches en cellules souches hématopoïétiques (cellules sanguines produites par la moelle osseuse), ce qui favorise la prise de greffe. De plus, un donneur est contacté en médiane 8 ans après son inscription sur le registre : plus il s’inscrit tôt, plus il a de chances de pouvoir aider un malade.

Suite à la modification, effective depuis le 1er janvier 2021, de l’âge maximum d’inscription désormais fixé à 35 ans révolus, l’objectif de recruter 20 000 nouveaux donneurs en 2021 a largement été atteint : • 23 769 nouveaux donneurs volontaires ont été inscrits sur le registre français, dont 24% d’hommes et 76% de femmes. • À fin décembre 2021, le nombre total d’inscrits sur le registre s’élève désormais à 337 832 donneurs.

Les greffes réalisées à partir d’un prélèvement chez un homme augmente les chances de réussite de la greffe

Les médecins greffeurs ont constaté qu’une greffe réalisée à partir d’un prélèvement de cellules de moelle osseuse effectué chez un homme augmente les chances de réussite de la greffe pour le patient. Ceci s’explique par des facteurs immunologiques : les anticorps, absents chez les hommes et développés naturellement par les femmes lors de chaque grossesse, complexifient la bonne tolérance du greffon de moelle osseuse pour le malade. Ainsi en France, 70% des donneurs de moelle osseuse prélevés sont des hommes, alors que le registre national compte 64% de femmes : il est donc important que le registre des donneurs de moelle osseuse se « masculinise », les profils d’hommes étant les plus souvent recherchés pour un don.

Moelle osseuse : comment devenir donneur ?

Il faut remplir trois conditions • Être en parfaite santé • Être âgé de 18 à 35 ans • Répondre à un questionnaire médical et effectuer un prélèvement biologique (échantillon salivaire ou prise de sang lors de l’inscription définitive) qui déterminera la carte d’identité biologique du futur donneur. Cette carte d’identité biologique est intégrée au registre des donneurs volontaires de moelle osseuse, qui lui est interrogé en permanence pour déterminer les éventuelles compatibilités avec les malades de manière totalement anonyme.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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