Les tendances dans l’immobilier vert selon Alexander Studhalter

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La durabilité et la prise de conscience écologique sont au cœur des débats depuis maintenant plusieurs années. Ces préoccupations touchent tous les secteurs, y compris la construction et la rénovation immobilière. En France, on a vu apparaître les termes « immobilier vert » ou « immobilier durable » qui désignent des constructions qui se focalisent sur des critères éco-responsables. Voici un tour d’horizon des grandes tendances de l’immobilier vert en 2022, mises en lumière par Alexander Studhalter, expert en immobilier depuis plus de 30 ans.

 Qu’est-ce qu’un mode de vie durable ?

La durabilité touche tous les aspects de nos modes de vie. Concrètement, un mode de vie durable implique de ne pas consommer plus que ce qui peut être régénéré, cultivé ou rendu disponible dans le futur. Pour adopter un mode de vie plus durable, de nombreuses démarches peuvent être entreprises : en voici quelques-unes.

La domotique et la maison connectée

De nombreuses solutions ont vu le jour pour permettre une consommation plus raisonnée des énergies ; c’est notamment le cas des objets de maison connectée. Ils permettent de contrôler, programmer ou automatiser les tâches d’une maison à distance. Par exemple, régler à distance la température intérieure, déclencher une machine à laver en heures creuses, un système d’arrosage, ajuster l’éclairage ou obtenir des rappels si des appareils électriques sont restés allumés.

Réduire sa consommation d’énergie

Un mode de vie durable passe nécessairement par une réduction de la consommation d’énergie. Pour répondre à cet impératif, l’immobilier durable vise à permettre aux foyers de réduire leur consommation d’énergie grâce à une construction réfléchie. Par exemple, une bonne isolation, un positionnement adéquat des fenêtres, des sols et des revêtements qui conservent ou laissent passer la chaleur selon les régions, etc.

Les lois qui entourent la durabilité dans l’immobilier

La loi Climat et résilience d’août 2021 prévoit de nombreux dispositifs visant à encadrer davantage les pratiques en matière de consommation d’énergie dans l’immobilier, mais aussi à favoriser l’essor de l’immobilier vert. Parmi ces dispositifs, on peut citer l’éradication des passoires thermiques d’ici à 2028, le traitement des déchets du bâtiment, des toitures équipées en production d’EnR (énergies renouvelables), ou encore la création d’un délit d’écocide pour les promoteurs et aménageurs qui enfreindraient délibérément les directives de la loi.

L’essor des projets de construction écologique

En plus de la loi Climat et résilience de 2021, de nombreuses certifications et normes régissent l’immobilier vert : elles visent à encadrer et à permettre de suivre et d’évaluer les pratiques de construction durable en France et à l’international.

Les principes de l’immobilier vert

« La construction durable part du principe qu’il faut économiser du CO2 et protéger l’environnement », explique Alexander Studhalter. Il continue en disant qu’elle implique une vision globale d’un projet de construction ; dès la phase de planification et jusqu’à la construction. Par exemple, n’utiliser du bois qu’à hauteur de ce qui peut repousser, opter pour une orientation qui favorise une basse consommation d’énergie, etc.

Les normes et certifications en vigueur en France

Afin de qualifier un bâtiment ou un logement de « durable », plusieurs normes existent sur le sol français. Par exemple, la certification BBC (Bâtiment Basse Consommation) qui garantit les performances énergétiques d’une construction en prenant en compte des facteurs comme une isolation optimisée, une orientation qui favorise la lumière naturelle ou l’utilisation d’énergies renouvelables pour l’eau et le chauffage. Il en existe d’autres comme : la norme NF, HQE, BREEAM (pour Building Research Establishment Environmental Assessment Method : un standard de certification britannique pour l’évaluation environnementale des bâtiments), LEED (pour Leadership in Energy and Environmental Design : un système d’évaluation reconnu comme marque internationale d’excellence pour les bâtiments durables dans plus de 132 pays), ou encore la norme ISO 14001.

Pourquoi l’immobilier vert a-t-il le vent en poupe ?

Les constructions vertes et durables offrent également un très bon potentiel de rentabilité pour les propriétaires et pour les promoteurs. La prime verte est un concept qui implique que les entreprises (ou les particuliers) qui se soucient de la durabilité sont prêts à payer plus cher pour louer ou acheter des bâtiments qui possèdent des certifications de durabilité.

Une analyse de 42 études sur la valeur du vert menée par Dalton et Fuerst en 2018 a mis en évidence que les certifications vertes génèrent une prime de loyer de 6,0 % et une prime de vente de 7,6 %. Et les répercussions sont multiples : selon le rapport Decarbonizing the Built Environment de JLL, 63 % des principaux investisseurs sont tout à fait d’accord avec le fait que l’immobilier vert peut entraîner une augmentation du taux d’occupation, des loyers plus importants, une meilleure rétention des locataires et une meilleure valeur ajoutée globale.

Mais pour atteindre les objectifs globaux en matière de développement durable et de réduction de la consommation énergétique, il ne suffit pas de construire de nouveaux bâtiments éco-responsables ; un nombre important de bâtiments doivent aussi faire l’objet d’une profonde rénovation énergétique. Le rythme actuel des rénovations, situé aux alentours de 1 à 2 % dans les villes matures est loin d’être suffisant.

Quelles sont les meilleures villes d’Europe pour investir dans des bâtiments verts ?

Les « bâtiments verts » socialement responsables deviennent la norme. Ils sont également devenus l’un des concepts de conception et de construction qui se développent le plus rapidement. Qu’ils soient motivés par la rentabilité, la consommation d’énergie, la qualité de vie ou les matériaux modernes, les promoteurs et les architectes construisent des bâtiments certifiés verts à un rythme qui double tous les trois ans à l’échelle mondiale. En Europe et dans le monde, la ville de Paris est précurseur, suivie de Londres. D’autres villes se démarquent également comme Singapour, Dubaï, Sydney ou encore Tokyo.

En conclusion, quelques pistes de réflexion d’Alexander Studhalter sur le sujet

L’entrepreneur Lucernois Alexander Studhalter connait non seulement l’immobilier français mais aussi le marché immobilier suisse.

D’après lui, la prochaine décennie sera cruciale si l’immobilier veut vraiment jouer son rôle dans un avenir plus durable, plus juste et plus équitable. La conversation autour de l’immobilier vert progresse à un rythme rapide, et le secteur du bâtiment qui ne parvient pas à suivre le rythme perdra également très vite en valeur. Les enjeux se situent non seulement au niveau de la construction et de la rénovation de bâtiments de manière éco-responsable, mais aussi dans la nécessité de conserver la pertinence de ces installations dans le temps.

Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

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