A la découverte des Saints Bretons. Le 18 août c’est la Sainte Elena

Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

Le 18 août c’est la Sainte Elena

Hélène, née vers 248/250 à Depranum et morte probablement le  à Nicomédie, est une impératrice romaine, concubine ou épouse de Constance Chlore et mère de Constantin Ier. Elle est considérée comme sainte par l’Église catholique et les Églises orthodoxes.

Fille de domestiques et servante d’auberge , elle avait été choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu’il devint César. Il la laissa dans un exil doré à Trèves avec son fils, né en Serbie à Nish. Il épousa une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour sainte Hélène. Quand ce fils fut porté au trône impérial de Rome par ses légions stationnées en Gaule sous le nom de Constantin, le nouvel empereur ne cessa de combler d’honneurs sa mère et la fit venir à Rome, lui construisant un palais magnifique, lui conférant des monnaies frappées à son effigie, couronnée du diadème royal. Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine où elle veut recueillir les précieuses reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints et les « grottes mystiques » chères aux chrétiens : celle de Bethléem, celle où le Christ fut déposé dans l’attente de la Résurrection, celle des enseignements. Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte. Elle fut transportée à Rome où l’on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.

Sainte-Hélène (Santez-Elen en breton) est par ailleurs une commune située dans le département du Morbihan . Elle possède une église. Datant du XVIIIe siècle, elle est dotée en 1817 par le pape des reliques de sainte Hélène et de saint Étienne. Elle est reconstruite en 1840 par un entrepreneur italien, La Casa, à la suite de l’ancienne tour-porche. L’église de Sainte Hélène, durement touchée lors de la dernière guerre, a dû être reconstruite ; elle a conservé néanmoins sa tour du XVIIIe siècle très proche de celui du clocher de Kervignac.

Fontaine de Sainte-Hélène

Cette fontaine est construite au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, les pêcheurs viennent y prier pour trouver des sardines, et les jeunes filles des maris. Les femmes s’enquéraient du sort des disparus en déposant un morceau de pain sur l’eau de la fontaine : s’il flottait le disparu était en vie, s’il coulait il était mort. Cette fontaine est inscrite à l’inventaire des monuments historiques

Crédit photo : DR
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