Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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De l’attente d’un organe à sa renaissance fragile, ce documentaire suit le parcours sur un fil d’un père de famille quarantenaire greffé du coeur. Une réflexion sensible sur le sens de la vie. Insuffisant cardiaque depuis dix ans, Jean-Philippe, 44 ans, est relié en permanence à un boîtier, lequel alimente en énergie la pompe qui le maintient en vie. Rythmée par le bruit incessant de la machine, dont la moindre défaillance peut lui être fatale, cette attente, éprouvante pour le malade comme pour ses proches, est sur le point de prendre fin, Jean-Philippe, en attente d’être transplanté, se trouvant désormais en haut de la liste nationale des receveurs. Une nuit, l’appel tant espéré survient. À l’opération, réussie, succède le temps de la lente récupération : trois mois d’hospitalisation pour remettre progressivement son corps en marche, au prix d’efforts considérables. De retour chez lui, Jean-Philippe tente de renouer avec une vie normale auprès de sa femme et de ses cinq enfants. Chaque soir, il s’endort en écoutant, subjugué, « la petite musique » de son cœur…
Bouleversement
Chaque année, environ 450 personnes sont greffées du cœur en France, où l’on dénombre deux fois moins de donneurs que de receveurs. De l’interminable attente au bonheur retrouvé d’une promenade à vélo ou d’une partie de volley en famille, Sophie Romillat dévoile le parcours intime de Jean-Philippe, mettant en lumière le bouleversement intérieur, physique comme psychologique, vécu par cet homme que la maladie avait replié sur lui-même. « Est-ce qu’on récupère les émotions d’un donneur ? », s’interroge-t-il ainsi sur son lit d’hôpital. Ce film pudique recueille également la parole de sa femme et de ses enfants, embarqués avec lui dans un long et angoissant combat, de la sœur « apaisée » d’un donneur et des équipes médicales de la Pitié-Salpêtrière qui les ont accompagnés.
https://www.youtube.com/watch?v=auNU6KWTTOA
Crédit photo : DR
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