A la découverte des Saints Bretons. Le 21 septembre c’est la Saint Kado

Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

Le 21 septembre c’est la Saint Kado

Kado, Catuod, de son nom entier, formé du vieux breton cat, « combat », et bod, « satisfaction ».

Ce saint, souvent confondu avec Kadoù, se serait retiré avec quelques compagnons sur une île, dans la vallée d’Étel, en Belz (56). Il la débarrasse des reptiles qui l’infestent puis ouvre une école pour instruire les enfants de la contrée. Afin d’en faciliter l’accès, il construit une chaussée reliant l’île au continent. Selon la tradition locale, ce travail aurait été assuré par le diable, qui n’aurait touché pour tout salaire que l’âme d’un chat.

À Saint-Cado en Belz, il est représenté avec mitre et crosse, la main droite tendue. Sol culte semble se circonscrire à l’ouest du vannetais avec une incursion en Cornouaille.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Une réponse

  1. Un village de Ste Reine de Bretagne (44) au Nord du marais de Brière se nomme « Saint Cado » ; en Saint Nicolas de Redon (44) un autre village est appelé Cado seulement. St Cado a dû patronner des Frairies dans ces paroisses.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS

ABONNEZ VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Pas de pubs, pas de spams, juste du contenu de qualité !