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Dans l’opération que prépare Bretagne réunie, il sera intéressant de suivre le comportement des 37 députés et des 19 sénateurs de Bretagne. A coup sûr, il faudra les assiéger et médiatiser leur attitude pour les contraindre à soutenir l’action de l’association. Un traitement particulier devra être réservé aux six LFI : Murielle Lepvraud (Guingamp), Frédéric Mathieu (Rennes Bruz), Mathilde Hignet (Redon), Andy Kerbrat (Nantes centre), Ségolène Amiot (Nantes-Saint-Herblain), Mathias Tavel (Saint-Nazaire). Leur patron et leur parti étant farouchement jacobins – donc hostiles dans les faits à la cause bretonne -, la logique veut qu’ils adoptent une attitude défavorable au projet de Bretagne réunie.
Le « lider maximo » commande et ses ouailles obéissent. « En retrait mais pas en retraite », répète-t-il à l’envi. Mais ces temps-ci, avec l’affaire Quatennens, « la statue de Mélenchon vacille » (Aujourd’hui en France, dimanche 25 septembre 2022).
Quand la question prendra un tour sérieux pourra-t-il refaire le coup de « la République c’est moi » ? Pourra-t-il encore tenir ses troupes en laisse avec son « petit noyau de dirigeants » – situation que dénonce Clémentine Autain ? Il y a aussi le cas de Pierre-Yves Cadalen qui rêvait de devenir député de Brest. Ayant échoué, il se propose de jouer un rôle de député bis. « J’ai envie de servir de relais entre ce que vivent les habitants et le groupe parlementaire. D’aider à ce que les problèmes identifié sur le territoire remontent et à discuter des solutions qu’on peut apporter », explique-t-il (Le Télégramme, Brest, samedi 17 septembre 2022). Voilà un « député » fantôme qu’il ne faudra pas oublier ; on se souvient de son hostilité à la proposition de loi sur les langues régionales que défendait Paul Molac. Les LFI bretons sont-ils capables de « désobéir » à Jean-Luc Mélenchon ? Sont-ils capables de défendre les intérêts de la Bretagne et d’oublier les consignes venues de Paris ? Ont-ils une force de caractère suffisante pour se comporter en authentiques « insoumis » et non pas en « insoumis » d’opérette ?
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Réunification. Les six « insoumis » de Bretagne”
Andy Kerbrat LFI proche de A labretonne est pour la réunification. Du moins ll l’était en juin 2022.
La Loire Atlantique est autant bretonne que la presqu’ile de Rhuys, envahie par des hordes de parisiens qui ne pensent qu’à l’argent, le pouvoir, qui ne supportent pas la musique bretonne et transforment les fest noz et même les musiciens en un vague folk apatride. Si la terre est bretonne de par son histoire, ses occupants n’ont plus l’âme bretonne. Si être breton est le fruit d’une identité et d’une culture, les bretons vont découvrir qu’ils font entrer le loup dans la bergerie.Si les Bretons souhaitent ainsi peser dans les décisions qui les concernent, ils découvriront que la meilleure façon de les en empêcher est de pourrir l’interieur..ce qui est déjà largement fait.