Wokisme en Ecosse. Sur décision de l’entreprise Greene King, le pub historique « The Black Bitch » va changer de nom malgré la contestation locale

Les Ecossais commencent à s’apercevoir des conséquences de la pénétration progressive du Wokisme anglo-saxon (notamment avec l’appui sidéral du SNP, le parti nationaliste au pouvoir) sur la terre de William Wallace.  Ainsi, un pub historique de la petite commune de Linlithgow (13 000 habitants, à l’ouest d’Edimbourg) va voir changer son nom de The Black Bitch à The Willow Tree, sur décision de l’entreprise gérante de ce pub comme de plusieurs autres (il faut savoir qu’au Royaume-Uni, de plus en plus de pubs indépendants ferment, ou sont rachetés par des franchises du fait de la crise économique qui sévit depuis plusieurs années).

La société propriétaire du pub se nomme Greene King. Elle trouve que ce nom serait raciste. Et ignore les 11 000 résidents qui ont signé une pétition pour protester contre le changement de nom. Le nom fait référence à une légende locale – un lévrier noir femelle qui figure sur les armoiries de la ville – après avoir apporté de la nourriture à son propriétaire affamé qui était emprisonné sur une île du Loch de Linlithgow. Une statue commémorant la légende se dresse toujours dans le centre de la ville.

Greene King a été jusqu’à demander l’aide du gouvernement après que la décision de renommer le pub a été reportée par le Conseil local de West Lothian qui voulait inscrire le nom du pub sur une liste protégée du patrimoine pour éviter le changement de nom.

Approuvant les plans pour le bâtiment classé et l’autorisation de publicité, le rapporteur Elspeth Cook, a déclaré : « J’ai soigneusement examiné les propositions des membres du public et des groupes communautaires locaux concernant l’histoire de la chienne noire (décrite comme une espèce de chien courant) et son importance pour l’histoire et l’identité de Linlithgow. Si l’histoire revêt sans aucun doute une importance historique et culturelle pour Linlithgow, il est évident que les bâtiments classés ont été construits après que l’événement ait eu lieu. Par conséquent, ils n’ont aucun lien direct avec l’événement. Depuis le milieu du 20e siècle, le nom du pub commémore l’événement, mais il ne s’agit pas du nom original de l’entreprise. Avant cela, il avait deux noms : « Western Tavern » et « Robert Braes Wine and Spirits ». Par conséquent, je ne considère pas que le nom de l’entreprise soit un élément intégral de l’intérêt historique de ces bâtiments. » Le fort soutien en faveur du maintien du nom actuel du bar en raison de l’importance de l’événement historique qu’il commémore est évident au sein des représentations soumises par la communauté locale. Néanmoins, les motivations derrière le changement de nom proposé, l’histoire de l’organisation commerciale Greene King et ses actions lors de la réalisation de modifications sur d’autres propriétés à Linlithgow ne sont pas des questions pertinentes dans cet appel »

Après étude, les autorités ont finalement décidé d’autoriser ce changement de nom.

La West Lothian History and Amenity Society a déclaré : « Le terme « Black Bitch » est associé à la ville depuis plus de 700 ans, les natifs de Linlithgow sont fiers d’être connus sous le nom de « Black Bitches » ; c’est un terme d’affection sans connotation négative. Le terme décrit une femelle canine, appelée à juste titre une chienne, de couleur noire – rien d’offensant, aucune misogynie. Greene King a tiré des conclusions erronées et a lu dans le nom quelque chose qui n’existe pas. Selon son directeur général, Greene King est en train de devenir une organisation véritablement antiraciste et a déjà changé le nom de quelques-unes de ses maisons publiques en Angleterre au motif que les noms ont des connotations racistes. Cependant, le nom The Black Bitch n’a rien de raciste. Il décrit avec précision une femelle canine au pelage noir. Nous notons que Greene ne semble pas avoir l’intention de changer le nom de ses établissements publics appelés The Black Horse ou The Black Bull ».

Greene King, une entreprise antiraciste militante

La société Greene King se flagelle aujourd’hui car elle a été fondée au début du 19ème siècle par un acteur de l’esclavage et de la traite transatlantique. Son fondateur s’était opposé à l’abolition de l’esclavage. Ce qui fait dire aux responsables actuels de la compagnie : «Si nous ne pouvons pas changer notre passé, nous pouvons déterminer le présent et l’avenir ; le racisme et la discrimination n’ont pas leur place dans notre entreprise ou dans la société en général » dans une tribune sur son site internet qui relève de la pathologie ethnomasochiste .

« Notre ambition est d’embrasser et de valoriser nos collègues noirs, asiatiques et issus de minorités ethniques, ainsi que la communauté au sens large, et d’accroître leur représentation dans le secteur de l’accueil en tant qu’organisation leader et véritablement antiraciste (…) Parmi nos engagements, nous nous engageons à doubler le nombre de membres de l’équipe issus de communautés noires, asiatiques ou de minorités ethniques, en le faisant passer de 5 % à 10 % d’ici 2030 ; à créer 1 000 opportunités d’emploi pour les jeunes dans notre entreprise grâce à notre partenariat avec le Prince’s Trust au cours des cinq prochaines années, avec 40 % des participants issus de communautés noires, asiatiques ou de minorités ethniques d’ici la cinquième année ; nous ferons régulièrement appel à un groupe de voix plus diversifié dans notre entreprise pour nous aider à comprendre et à façonner notre avenir et le développement de notre marque ; et nous nous associerons à Slave Free Alliance pour analyser pleinement les risques liés à l’esclavage moderne dans notre entreprise et dans notre chaîne d’approvisionnement au sens large, avec un plan stratégique convenu à mettre en œuvre (…) D’ici 2030, nous allons doubler la représentation des Noirs, des Asiatiques et des minorités ethniques dans l’entreprise pour atteindre 10 %. Créer et évoluer vers une équipe de direction qui reflète étroitement les diverses communautés dans lesquelles Greene King opère, en formant nos équipes à des pratiques de recrutement inclusives qui augmentent la représentation, soutenues par des parcours de carrière clairs et réalisables pour développer nos divers talents. Augmenter le nombre de dirigeants noirs, asiatiques et issus de minorités ethniques de 6% à 12%, de cadres supérieurs de 3% à 10% et de cadres de 4% à 10%.
Développer et renforcer les partenariats, tels que le Prince’s Trust, qui s’attaquent aux obstacles au progrès et aux problèmes d’héritage rencontrés par les communautés noires, asiatiques et ethniques minoritaires en créant 1 000 opportunités d’emploi pour les jeunes dans notre entreprise au cours des cinq prochaines années, avec 40 % des participants issus des communautés noires, asiatiques et ethniques minoritaires d’ici la cinquième année.
Tirer parti des atouts et de l’influence de Greene King pour plaider en faveur d’un changement positif au niveau local et national en dirigeant le développement d’une stratégie sectorielle sur la diversité raciale et l’inclusion »

La société Greene King fait dans le wokisme et dans l’antiracisme pathologique ? Rendez-vous sur la carte de ses établissements, pour éviter de lui donner votre argent la prochaine fois que vous voudrez boire une pinte outre Manche.

Crédit photo : DR

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5 réponses

  1. « Notre ambition est d’embrasser et de valoriser nos collègues noirs, asiatiques et issus de minorités ethniques « …
    Lesquels « asiatiques » sont des gens de l’Est de la Méditerranée comme cela ne se comprend pas en français !
    Il faut donc lire « nos collègues noirs, arabes, dravidiens (Pakistan, Inde …) et c… »

  2. En somme, le terme insupportable, c’est « black » et pas « bitch » ! Maintenant que le nom géographique « Afrique » est raciste en France (cf. « retourne en Afrique », pris comme l’équivalent de « sale N… ») le nom de couleur « black » le devient en Ecosse…

  3. Question : J’ai un ami dont le patronyme est « Nègre » et deux autres (frères) qui est « Négret », doivent-t-il en changer sans quoi ils s’avèrent complices de délit raciste ? Il est vrai qu’il y a une ambiguïté dans le nom Black Bitch. Bitch peut avoir une connotation péjorative en Anglais comme « chienne » en Français qui pourrait se traduire par femme de petite vertu. Associé à « Black », vous avez de quoi déclencher l’ire des ethnomasochiste, si vous voyez ce que je veux dire.

  4. encore des crétins qui refusent de connaitre l’histoire, et qui font passer leurs convictions avant tout!

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