Alexandre Studhalter, un grand intérêt pour la Philanthropie

La philanthropie engage un amour désintéressé et profond de l’humanité. C’est, en tout cas, la définition d’Alexandre Studhalter.

Alexandre Studhalter a commencé sa carrière en parallèle de ses études en économie d’entreprise. Ses débuts se font sur le marché russe où il commercialise du matériel informatique dans une Russie qui, suite à la chute de l’URSS, est en pleine reconstruction et s’initie à une nouvelle économie de marché.

Il se focalise ensuite dans le private equity en fondant la holding SWIRU Holding AG. La holding, dont il est toujours le président à ce jour, est spécialisée dans l’achat de parts de société non-cotées en bourse puis dans leur revente. Avec des placements judicieux dans des entreprises telles que Gazprom, OAO Transneft, JSC Nafta Moska ou Sberbank, il réalise des investissements à forte valeur ajoutée.

La philanthropie aux racines

Ce n’est, cependant, pas un inconnu du monde de l’entrepreunariat : ses parents sont les fondateurs du groupe familial Stuurman. C’est en travaillant à leurs côtés qu’il décide de fonder sa deuxième holding en 1998, Stuurman Holding AG. Dans un tout autre registre, cette holding, forte des différentes expériences d’Alexandre Studhalter, se spécialise dans le conseil en immobilier et en finance.

Actionnaire et mandataire social de nombreuses sociétés, il porte un grand intérêt à la philanthropie. Depuis l’enfance, ses parents l’ont encouragé à s’engager : peu importe la cause, pourvu que le cœur y soit. C’est alors naturellement qu’il s’investit dans plusieurs projets autour de l’éducation, du sport et de la culture.

Et c’était alors, à deux, avec son épouse Aline, qu’il annonce la création d’une fondation pour les jeunes talents musicaux en Suisse. Jusqu’à son décès, Aline a poursuivi cette mission. La Fondation Aline continue à la poursuivre à ce jour, avec succès.

Trouver sa cause et s’y consacrer

Alexandre Studhalter, toujours très humble dans ses propos, porte un réel intérêt au bien-être de l’humanité. Sans être une fin en soi, l’influence est pour lui le meilleur moyen d’arriver à un résultat. Soutenir des projets engagés, qui ont pour objectif d’améliorer l’existant, c’est une manière de mettre en lumière des causes et d’y apporter la générosité qu’elles méritent. L’influence, au travers de la philanthropie, ne doit pas se réduire à une participation financière ou une mobilisation des pouvoirs publics, elle demande également de l’observation et de l’analyse des différentes problématiques sociales qui peuvent s’avérer complexes.

D’après lui, la philanthropie nécessite un réel engagement de soi et l’envie de vivre des aventures humaines avant tout. Il faut être convaincu que les actions que l’on mène peuvent avoir une influence positive sur notre société et notre environnement.

Le proverbe africain « Seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin » pourrait parfaitement résumer sa vision.

Que ce soit dans ses projets éducatifs, sportifs ou culturels, il se dit toujours chanceux de pouvoir les entreprendre et les mener à bien. Son influence, il souhaite la mettre au service de ces causes qui lui tiennent à cœur et dans la recherche d’idées pour les aider toujours plus. Il aimerait que les générations à venir puissent s’y engager et ainsi perpétuer l’engagement de soi pour les autres, de manière désintéressée.

Un engagement familial et sociétal

Grâce à ses parents, il a pris goût à la philanthropie. Avec sa femme, il la mit en œuvre. Plus qu’une initiative personnelle, c’est un engagement familial pour les Studhalter. C’est un objectif de vie d’aider les autres et de participer à la construction d’une société plus juste. Conscient de sa vie privilégiée, il est pour lui essentiel de la mettre à profit pour les personnes dans le besoin. Il cherche à ce que son influence soit positive et attise la flamme de l’engagement en chacun. Tout le monde a une étincelle d’amour de l’autre, il suffit de l’allumer en trouvant une cause qui nous est belle. Et une cause partagée constitue un savoir-faire transmissible.

Il espère que sa contribution à la société pourra inspirer et conduire les individus sur le chemin de l’engagement pour les autres. Évidemment, chacun a sa propre boussole de philanthropie. La sienne le conduit vers des actions en faveur de l’éducation des enfants, car il y est sensible. L’objectif est de trouver quelle cause résonne en soi et provoque des sentiments et des émotions positives.

Pour Alexandre Studhalter, la philanthropie ne peut se dissocier de l’intégrité et de la morale. Que ce soit par ses motivations ou dans sa mise en œuvre, il questionne la notion de philanthropie si elle est intéressée. Son fondement même repose sur l’envie et la volonté, totalement désintéressée, d’aider son prochain. Peut-on parler de philanthropie si l’engagement a pour objectif de servir nos propres intérêts ? Et cet engagement est-il, même, moral ? Pas pour lui. L’humilité et la dévotion sans contreparties, plus que des vertus, font partie de sa définition de la philanthropie. Cette dernière ne doit pas, selon lui, valider tous les moyens d’actions. Elle doit obligatoirement et indiscutablement s’inscrire dans un cadre éthique.

Philanthropie et Private Equity : des objectifs contradictoires ?

Le private equity et la philanthropie peuvent-ils s’associer ? Naissant des fondements du capitalisme, le capital-investissement peut, en effet, ne servir que des causes et des intérêts personnels. C’est pour cela qu’Alexandre Studhalter sensibilise à trouver des causes, qui en plus de nous parler, peuvent aider les autres. Devenir actionnaire d’une entreprise locale ou dans une start-up non introduite en bourse peuvent constituer des actions philanthropes si le cœur et l’objectif y sont.

Ces dernières années de nombreuses entreprises et de nombreux projets d’entraide ont vu le jour. Les individus prêtent attention à leur consommation et à leur impact environnemental. Il est nécessaire de les accompagner dans ces démarches en leur proposant des services associés. Investir dans une épicerie en circuit court, dans une startup d’entraide ou encore dans des jardins partagés permettent de remettre l’humain au cœur de nos sociétés.

Un engagement qui résonne au cœur du collectif

Tout en favorisant le marché de l’emploi, le partage et les relations humaines reprennent des couleurs grâce à ces actions. A l’ère du tout numérique, il est peut-être temps de se recentrer et de revoir nos objectifs en tant que collectif. Pour faire bouger les choses, c’est ensemble que nous devons tendre vers une justice sociale.

Alexandre Studhalter, en parlant de la philanthropie dit : «  c’est en concentrant nos actions que nous déplacerons des montagnes ».

Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com

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