Immigration. Que se passe-t-il à la frontière entre la Slovaquie et la Hongrie ?

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La Slovaquie a annoncé le déploiement de 500 soldats à sa frontière avec la Hongrie pour tenter de contrôler le flux croissant de migrants illégaux, principalement en provenance de Syrie. Une annonce qui intervient à quelques encablures des élections législatives slovaques.

La Slovaquie déploie 500 soldats à la frontière hongroise

Est-ce un regain de tension entre autorités slovaques et hongroises ? Mercredi 6 septembre, Ľudovít Ódor, Premier ministre slovaque, a fait savoir que son pays allait affecter jusqu’à 500 soldats pour aider les forces de police actuellement chargées de contrôler le flux croissant de clandestins qui traversent la frontière depuis la Hongrie.

Tandis que les prochaines élections législatives auront lieu en Slovaquie à la fin de ce mois de septembre, le pays a vu le nombre de migrants illégaux entrant sur son territoire fortement augmenté ces dernières semaines. Des clandestins principalement originaires de Syrie qui, après être parvenus à franchir la frontière entre la Serbie et la Hongrie, poursuivent leur chemin vers des pays de l’UE plus riches, et notamment l’Allemagne. La Slovaquie est donc sur leur chemin…

Dans ce contexte électoral où la question migratoire est au cœur des débats, plusieurs villes slovaques situées près de la frontière sud du pays voient désormais déambuler de plus en plus de migrants illégaux dans leurs rues, certains dormant dans les parcs.

Ainsi, les 500 militaires déployés en renfort auront pour mission, selon le Premier ministre slovaque, d’aider les policiers à enregistrer les migrants et à patrouiller dans les villes situées dans la zone frontalière. Ľudovít Ódor concédant par ailleurs qu’il était, selon des propos rapportés par l’agence de presse Reuters, « impossible de sceller la frontière avec la Hongrie ». D’autre part, l’homme a tenu à « assurer aux citoyens que nous parlons toujours de migration de transit ».

Un nombre de clandestins en forte hausse

La veille, mardi 6 septembre, le ministère slovaque de l’Intérieur avait affirmé que le nombre de migrants illégaux arrêtés avait été multiplié par neuf par rapport à 2022, pour atteindre plus de 27 000 depuis le début de l’année 2023.

Lors de sa prise de parole, Ľudovít Ódor a, quant à lui, indiqué qu’au début de l’été, quelques centaines de clandestins arrivaient chaque semaine, alors qu’aujourd’hui, ce sont plusieurs milliers d’individus.

D’autre part, le gouvernement slovaque envisagerait aussi de ne plus délivrer de formulaires d’enregistrement aux migrants. Une pratique qui n’est pas en vigueur dans plusieurs autres pays situés sur la route migratoire des Balkans et qui, selon ce même gouvernement, constituerait un facteur d’attraction pour les migrants. Et ce, même si l’immense majorité de ces clandestins poursuivent ensuite leur voyage vers l’Europe de l’Ouest.

En clair, Bratislava supprimerait la délivrance obligatoire du « certificat de résidence slovaque ». La raison en est que les migrants l’interprètent comme une sorte de permis de séjour, qui les autorise à rester dans l’espace Schengen. En raison de ce document, les passeurs se considèrent uniquement comme des transporteurs de passagers lorsqu’ils conduisent ces individus dans les pays voisins.

Outre l’importance de la protection de la frontière de l’espace Schengen, le Premier ministre slovaque a également souligné celle des patrouilles communes du côté hongrois de la frontière.

Enfin, l’exécutif slovaque impute en partie la hausse récente de ces arrivées de migrants illégaux à la libération par la Hongrie de 1 400 passeurs de migrants ces dernières semaines.

Côté hongrois justement, certaines voix ont raillé les accusations de plusieurs responsables politiques slovaques à l’encontre de Budapest en pointant du doigt les tentatives du gouvernement slovaque d’avoir longtemps minimiser la question des flux de migrants d’origine extra-européenne avant d’être rattrapé par la colère et la peur de l’opinion publique slovaque à quelques encablures des élections législatives.

Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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7 réponses à “Immigration. Que se passe-t-il à la frontière entre la Slovaquie et la Hongrie ?”

  1. Le Celte dit :

    Donc personne ne veut accueillir les migrants.
    Quand ils vont comprendre qu’ils sont considérés comme des indésirables.
    Ont veut pas de l’invasion musli .

  2. Le Celte dit :

    Dites moi dans quel pays de l’est ou les migrants sont les bienvenus ?
    Surtout pas ou les Ottomans ont gratifié de leur présence.

  3. Gillic dit :

    Les parasites ne sont jamais désirés sauf par les tarés bien sur !!!

  4. Juliette dit :

    Pourquoi la communauté internationale n’oblige pas les pays islamiques très riches, comme l’Arabie saoudite, les Emirats, Arabes, le Qatar etc.. à accueillir les migrants. Ils ont de quoi les nourrir sans problème et en plus il n’y a pas de souci d’intégration ni de religion.
    Pourtant, Allah le Tout Puissant dit qu’il faut accueillir les pauvres voyageurs en détresse pour gagner le Paradis. Ils sont musulmans quand ça les arrange ou quoi ?

  5. Gaï de ROPRAZ dit :

    Je réponds à Juliette : Les pays dit « riches » arabes, ne veulent pas de la plèbe. Et ils ont raison. La foi ou la religion, on s’en fout. Aucun pays (riche) du Golfe, ou de la Péninsule Arabique n’acceptera ce que l’Europe, par le biais de criminels gauchistes, accepte. Point Barre. D’où les hordes d’envahisseurs. Et a titre personnel, je dirais : «  »Vous n’avez encore rien vu !… ». Bref, pour eviter les catastrophes qui sont imminentes, reprenez mes idées de l’installation d’un bagne au Pole sud : Je vous garanti que cela en refroidira plus d’un …

    • juliette dit :

      On pourrait peut-être mettre les pays islamiques riches devant leurs « responsabilités » en faisant référence au Coran, car Allah dit dans le Coran qu’il faut « accueillir le pauvre voyageur en détresse et le nourrir » pour gagner le Paradis. C’est écrit noir sur blanc dans le Coran. Mais il faudrait que les « criminels gauchistes » comme vous dites en aient le courage.
      Il faudrait aussi que les personnalités politiques opposées à l’immigration interpellent ces riches pays arabes. Le font-ils ? Sinon c’est un argument à opposer aux tenants de l’immigration pour leur demander de justifier leur silence sur cette question.

  6. patphil dit :

    la guyane française est devenue une autre filière, ils passent par le brésil et viennent mendier à Cayenne

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