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Plusieurs démissions de médecins ont eu lieu ces derniers mois dans les hôpitaux de Pontivy et de Saint-Brieuc, ce qui ajoute à la tiers mondisation croissante du service hospitalier en Bretagne, et à l’insécurité sanitaire dans laquelle sont globalement plongés tous les habitants, et encore plus ceux du Centre-Bretagne.
« Sur 17 postes de médecins aux urgences de l’hôpital de Saint-Brieuc, cinq ont quitté le service depuis le début de l’année 2023. Les cinq postes sont vacants et il n’y a pas de recrutement », expose le Dr Christian Brice, délégué breton du syndicat des médecins urgentistes de France au journal Le Télégramme.
Pressés eux aussi comme des citrons, les médecins n’en peuvent plus des rythmes infernaux, comme les infirmières ou les aide-soignantes, et s’en vont, au bout du bout. Les patients sont de plus en plus mal accueillis et mal soignés, par des personnels qui eux mêmes sont mal traités, et dans l’aveuglement d’une administration tentaculaire (il n y a qu’à voir le nombre de secrétariats dans les hôpitaux bretons, et la proportion du personnel administratif par rapport au personnel soignant, pour se rendre compte de l’ampleur du problème).
A l’hôpital de Pontivy (fusionné avec celui de Loudéac), le chef du service des urgences de l’hôpital de Pontivy vient lui aussi de jeter l’éponge. Louis-Marie Jouanno a envoyé sa lettre de démission le 3 octobre dernier à sa direction. Il avait alerté depuis des mois l’ARS, sans la moindre réaction. Il exercera désormais dans un cabinet de médecine générale dans le secteur. Dans le même hôpital, Chloé Latour, 37 ans, chef du service de médecine polyvalente, démissionne également.
La colère monte de partout concernant la santé en Bretagne. Le samedi 4 novembre, une grande manifestation régionale est organisée à Quimper, initialement pour la défense de l’hôpital de Carhaix, mais plus globalement, pour la défense de toute un système de Santé en Bretagne qui s’effondre, du fait de la pieuvre administrative, des erreurs cumulées des autorités depuis des lustres, et des conditions de travail de personnels courageux mal payés et pressés comme des citrons. Re zo Re, disaient les bonnets rouges.
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4 réponses à “Plusieurs démissions de médecins dans les hôpitaux de Pontivy et de Saint-Brieuc”
« fin de l’abondance » qu’il a dit.
40% d’administratifs, contre 65% de soignants : l’énarquisation de l’hôpital, accélérée par la mise en place des ARS.
Il fallait lire : 40% d’administratifs, contre 60% de soignants ☺
la france a le meilleur système de santé au monde ! mon oeil ! au tiers monde oui !