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Trio Pêr Vari Kervarec : « Aider les Bretons à renouer avec notre culture, notre Histoire, nos langues, nos racines, notre identité mais aussi faire connaître l’âme bretonne à tous ceux qui le souhaitent » [interview]

Ils ont fait un véritable carton lors de la tournée intitulée « L’âme d’un peuple ». Le Trio Pêr Vari Kervarec marche sur les traces des plus grands compositeurs et interprètes bretons. Et poursuit actuellement sa mission, avec Pellgent, nouveau spectacle avant Noël, dont vous pourrez retrouver les dates ci-dessous.

Nous avons interrogé Pêr Vari, pour sonder l’âme de ce trio qui lui, chante et joue l’âme et la mémoire d’un peuple, dans nos églises, à vous faire lever les poils.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Individuellement, mais aussi votre trio ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Je suis originaire du Sud-Finistère entre pays Glazig et Melenig. J’ai débuté la bombarde à l’école des bagadoù à Fouesnant en 2001 et en parallèle au Conservatoire Quimper. J’ai eu comme maître sonneur des personnes très importantes pour moi, comme Jean-Yves Herlédan, Roland Becker, Fabrice Lothodé. Après une expérience au Bagad de Lann Bihoue (2011- 2017), qui m’a permis d’emmagasiner des souvenirs à vie (Mariage du Prince Albert de Monaco, jouer devant la Reine d’Angleterre) et de l’expérience musicale. Cela également m’a permis de me construire un réseau, tout en me rendant compte, en voyageant, que les Bretons étaient partout dans le monde. Au niveau du chant, j’ai travaillé de manière autodidacte, en écoutant les anciens, en écoutant ces passeurs de mémoire sur Dastum. J’ai découvert le Bombarde et Orgue il y a 20 ans avec un organiste de ma paroisse (Coray) et puis j’ai développé cela avec les cours F.Lothodé à Rosporden en 2004. Après un titre de champion de Bretagne de la discipline en 2018 et vice-champion en 2022, je suis épanoui à jouer dans ces lieux d’histoire. Mais dès le début de l’aventure avec le Trio, mon envie était de proposer des spectacles, donner du sens à la musique en alliant l’histoire du peuple Breton et notre musique.

Le trio a vu le jour pour la première fois, le Dimanche 1er Décembre 2019 à la Basilique d’Hennebont. Après mon titre de champion de Bretagne de Bombarde et Orgue avec l’organiste Gwendal Barré, je souhaitais créer une formule différente du Bombarde et Orgue en rajoutant du chant et du biniou, avec mon compère de l’époque Fañch Le Goff. Nous avions commencé à tourner ensemble autour d’un concert autour de gwerzioù et de kantikoù sur le thème de Noël. Puis avant la période sanitaire compliqué, Fañch a décidé de donner un autre sens à sa vie professionnelle en arrêtant la musique. Jouant à ce moment-là dans un autre groupe avec Eliaz Le Bot, je lui ai proposé de rejoindre l’aventure.

Nous avons fait soixante concerts dans cette formule avec deux spectacles différents (Kan an Anaon et NOA). Malheureusement, il était compliqué pour lui, avec ses études au Pont Supérieur de Rennes et ses groupes à côté, de suivre le rythme des tournées à travers la Bretagne et en dehors. Loeiz est arrivé dans l’aventure, dans le cadre du spectacle « La mémoire d’un Peuple » jusqu’au printemps 2023.

Et enfin, Brieuc Colleter, avec qui j’ai joué au Bagad de Lann Bihoue, et qui est mon compère au cercle celtique de St Evarzec et en couple de sonneur, a intégré le trio en Avril 2023. Le trio compte aujourd’hui près de 200 concerts en tout juste 4 ans.

Breizh-info.com : Quelles étaient vos références culturelles et musicales lorsque vous vous êtes lancé, en 2020 ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Petit, j’habitais Plonevez-Porzay, je passais toute mes vacances à Coray chez mes grands-parents. A cette époque Yann-Fañch Kemener habitait à Coray (mon grand-père le connaissait, du fait d’être premier adjoint de la commune). Je me souviens de cette première rencontre. C’était le 3 août 1996 lors du concert d’inauguration de l’église de Coray, après travaux, avec Anne Auffret.

Un merveilleux moment, une révélation, un point de départ. Puis avec mon maître sonneur, Jean-Yves Herlédan du conservatoire de Quimper, j’ai découvert son répertoire, son style, ses collaborations, son carnet de route. Ayant appris la bombarde tout d’abord avec lui, à partir de 2001, j’ai bénéficié d’un professeur passionné à transmettre, non pas, que l’apprentissage de la bombarde, mais aussi donner du sens à ce que l’on apprenait. A travers le chant, l’écoute de collectage, lecture d’ouvrages, et échanges avec les anciens, j’ai emmagasiné un maximum de connaissance. Puis j’ai rencontré Fabrice Lothodé en 2004, lors d’un stage au conservatoire de Quimper, il a su me donner d’autres outils, tout aussi complémentaire que ceux que j’avais déjà acquis. Et il m’a donné l’opportunité de faire la connaissance d’artiste comme Louise Ebrel, et surtout croire en moi en me mettant en avant lors de concerts qu’ils organisaient.

Breizh-info.com : Vous semblez particulièrement spécialisé et passionné dans les gwerzioù et les cantiques en breton. D’où vous vient cet attrait ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Depuis tout petit, j’ai eu l’habitude d’avoir dans l’oreille ces gwerzioù, j’ai grandit avec le duo Didier Squiban-Yann Fanch Kemener. J’ai travaillé pendant de nombreuses années les cantiques que ce soit avec mes maîtres sonneurs, mais aussi en allant aux grandes messes de ma paroisse : à Coray.

J’aime lire ces Gwerzioù, ces poésies qui me font comprendre l’âme de notre peuple breton, ce rapport si particulier que nous avons avec la mort et l’au-delà, qu’est ce que c’est passionnant.

La gwerz est la voix qui sublime le tragique. Elle permet de sortir ces deuils de soi, de les partager avec d’autres et de les transformer en quelque chose de beau. Par la force de la poésie, la gwerz inscrit l’événement dans le temps, dans l’émotion, de sorte qu’il reste vivant. Peut-être que, ces chants sont tristes, mais ils prennent la douleur que l’on porte. Après avoir joué ou chanté, je se sent habité, lavé, libéré.

Vous avez achevé en la cathédrale St Corentin de Quimper, une longue tournée intitulée « Mémoires d’un peuple ». Quel était son contenu et comment avez-vous été reçu par le public ?

Trio Pêr Vari Kervarec : « La Mémoire d’un Peuple », c’est un spectacle, d’abord, commandé par les archives départementales du Finistère, en lien avec l’exposition de l’année 2022 au Musée Départemental Breton de Kemper, autour du Barzaz Breiz. Quand ils m’ont proposé de traiter ce sujet, j’ai étudié cette œuvre qui m’a véritablement bouleversé. Quel bonheur de découvrir l’Histoire de notre peuple qui est tant cachée par l’éducation nationale. « Les textes du Barzaz Breiz transmis par la tradition populaire retracent l’Histoire de la Bretagne, dont on ne fait que peu de cas dans l’histoire de la France. Une histoire ancrée dans un passé celtique qui lui donne une place dans celle de l’Europe, une histoire aidant à la revendication d’être breton. »

Dans ma démarche de création de spectacle, mon envie à tout de suite été de raconter quelque chose en plus que de présenter le Barzaz Breiz. En lisant beaucoup de livres, en assistant à des conférences, j’ai souhaité me plonger dans l’Histoire de notre peuple à partir de la Révolution française. Car au lendemain de cette dernière, la campagne bretonne apparaît figée dans le passé.

De plus en plus nombreux, des intellectuels bretons se passionnent pour le passé de la Bretagne et les ouvrages se multiplient sur l’Histoire, la littérature, les traditions orales. La dimension “celtique” de l’Histoire et de la culture bretonnes devient alors, non seulement une manière de valoriser celles-ci pour réfuter la vision négative développée par de nombreux auteurs, mais aussi de la singulariser par rapport au modèle culturel français. Mais à partir de la fin du XIXe siècle, ces gens qui apprennent à se dire breton, ont un sentiment qui peut être un sentiment d’infériorité. Il y a eu une culture méprisée, une culture dominante et en apprenant que l’on apprenait que l’on était breton. Il faudra pourtant attendre les années 1970 pour qu’Alan Stivell et le groupe Tri Yann finissent par populariser la Bretagne et sa musique, en France et dans le monde. Nous ne faisons que marcher dans leurs pas. C’est vrai que je ne pensais pas présenter ce spectacle 70 fois dans la Fance entière. Que ce soit à Paris, à Lyon ou en Bretagne, nous avons été accueillis de fort belles manières, avec un public émus, touchés, qu’importe l’origine des spectateurs.

Breizh-info.com : Lors de cette représentation, et de votre tournée, vous êtes apparu comme très engagé pour la Bretagne. Comment se traduit cet engagement et en quoi est-ce important pour vous, notamment à travers la musique, de servir votre pays et votre peuple (votre appel à se lever pendant le Bro Goz fût particulièrement apprécié) ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Quand le département du Finistère nous a proposé de travailler autour du Barzaz Breiz, il m’est apparu tout de suite, évident de comprendre le contexte de l’époque (1839).

Il y a en Bretagne, un fort sentiment d’identité régionale, un fort attachement à notre culture. En particulier à la langue de nos mères, de nos pères. Une sorte de volonté de garder notre être. Un mouvement de fond travaille « l’âme bretonne » qui lui redonne la fierté qu’elle avait un peu perdue, et l’enracine dans sa riche histoire. Comme disait la philosophe Simone Weil : « L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. Chaque être humain a besoin d’avoir de multiples racines. »

Depuis la nuit des temps, nous perpétuons des rites, transmettons des légendes et superstitions.

Notre objectif avec nos spectacles, est d’aider les Bretons à renouer avec notre culture, notre Histoire, nos langues, nos racines, notre identité mais aussi faire connaître l’âme bretonne à tous ceux qui le souhaitent. Et ce sont vraiment mes recherches sur le spectacle « La Mémoire d’un peuple », que ce soit mes lectures (« Aux sources du Barzaz Breiz » de Donatien Laurent), « Être Breton » de Jean Michel Le Boulanger, « Comment peut-on être Breton » de Morvan Lebesque), « L’identité bretonne » de Ronan Le Coadic …, les reportages sur Glenmor, sur l’histoire de la Bretagne ou les discussions avec des personnalités comme Alan Stivell, Jean Louis Jossic, ou les anciens, qui m’ont donné et me donnent encore plus envie de continuer dans ce sens à l’avenir et même aller plus loin.

Breizh-info.com : Vous enchaînez avec une autre tournée basée sur Noël. Pouvez-vous nous parler de son contenu, et nous donner les informations pour que les lecteurs puissent venir vous découvrir ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Le spectacle s’intitule “PELLGENT”. Le thème évoqué sera « Noël en Haute et Basse-Bretagne à travers les anciennes croyances paysannes et les légendes autour de cette fête ». Les dires de ces anciens, qui du fond de leur vie, donnent l’éveil du temps qui passe et le regret des choses, nous ont aidé à retrouver ces Noëls de Bretagne. Que ce soit le Nedeleg du bas-pays, le Noa du Haut-Pays, les croyances paysannes ont un visage grave ; la joie de l’enfance, la gaité des chances ne font pas toujours oublier que la mort est là. La Bretagne comme les autres pays celtiques, est un monde où la richesse et les secrets de son histoire, ses contes et légendes, se transmettent de générations en générations. La Bretagne mystérieuse se révèle pleinement pendant la nuit de Noël. Cette nuit où les trésors se révèlent à nos yeux, où les animaux se mettent à parler, où l’on croise indifféremment l’Enfant-Dieu, l’Ankoù et korrigans, sur mer ou dans les landes, dans le pays de l’Armor ou celui de l’Argoat, cette nuit où tout devient possible et où le plus étrange se mêle au plus merveilleux.

A partir de collectages réalisés auprès de l’ancienne génération, de recherches, de lectures, nous avons créé et avons imaginé un spectacle récapitulant les moments importants, des veillés à NOZ KERZU (la nuit du solstice d’Hiver), de la veille de Noël à PELLGENT. Mais aussi en parlant de l’Au-Delà car “Noël, de toute tradition, est la nuit des prodiges. Tout homme peut s’avancer sans crainte en cette nuit. L’Enfant Jésus enlève aux sorcières leur puissance et revient enchaînés les mauvais esprits. Dans certaines paroisses de Basse-Bretagne, on assure que les feux du Purgatoire s’éteignent durant la messe de minuit et que les âmes éprouvent un moment de soulagement….”

Il y a en Bretagne, un fort sentiment d’identité régionale, un fort attachement à notre culture. En particulier à la langue de nos mères, de nos pères. Une sorte de volonté de garder notre être. Un mouvement de fond travaille « l’âme bretonne » qui lui redonne la fierté qu’elle avait un peu perdue, et l’enracine dans sa riche histoire.

En ces jours si particuliers, tout le monde n’a pas le cœur à la fête. Et quand la joie paraît aussi partagée, la tristesse n’en est que plus durement ressentie. Comment se réjouir lorsqu’on a perdu un être cher, quand on vit dans un pays en guerre, quand on est malade, seul, réfugié, loin des siens ou exclu ? Comment expliquer que, même dans les pires détresses, Noël soit perçu comme un signe d’espérance ? Dans la nuit de Noël, tout homme se prend, à rêver d’un monde de paix, un monde meilleur.

Breizh-info.com : Quels sont vos futurs projets ? Quels sont les conseils que vous donneriez à des jeunes qui, aujourd’hui, veulent se lancer dans la création musicale, en breton ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Un nouveau spectacle verra le jour au printemps 2024 intitulé « L’héritage de Bretagne », nous parlerons en autre de la Bretagne du 20ème siècle avec Glenmor, Grall, Duval, Abbé Perrot…L’envie est de proposer la suite de « La Mémoire d’un Peuple ». Cela sera l’objet d’au moins autant de concerts que le précédent spectacle. (70 concerts)

De plus, nous venons d’enregistrer notre second album intitulé : « Barzaz Breiz, la Mémoire d’un Peuple ». Il sortira, également, au printemps 2024.

Le grand combat du 21e siècle est de permettre de se dire de quelque part, avec des singularités qui sont transmises, avec une vulgarisation des formes de cultures qui sont transmises, tout en s’adossant à l’humanité, et à la relation avec les autres.

“Il faut essayer de vivre un peu mieux tous ensemble, se respecter davantage, voir tout ce qui est bon et intéressant dans toutes les cultures et bien entendu la mienne, la culture bretonne et celtique qu’il faut continuer à défendre”

Il ne faut jamais oublier que « La langue d’un peuple, c’est la peau de son âme », il nous faut nous redire que la diversité est une richesse, sans hiérarchisation. Et que la culture permet des choses improbables, mais surtout très belles.

Mais c’est à nous, la jeunesse de s’approprier : cultures et langues dont nous sommes les dépositaires. Mais selon moi, pour que cette découverte soit possible : l’enseignement de notre histoire est primordial. Car elle est un révélateur qui permet de prendre conscience que nous sommes bien un peuple. Mais il n’est surtout pas question de dire que notre histoire est plus belle que celle de nos voisins. Mais elle existe tout simplement. Et c’est la nôtre, avec ses hauts et ses bas, ses épisodes positifs et ses passages moins glorieux.

Surtout, cette histoire passée nous rassemble. Et si nous l’enseignons à ceux qui, de plus en plus nombreux, viennent de l’extérieur pour s’installer en Bretagne, nous pourrons les embarquer dans notre histoire à venir. L’identité, c’est un projet commun.

La Bretagne n’a pas de papiers. Elle n’existe que si, à chaque génération, des hommes se reconnaissent Bretons. A cette heure des enfants naissent en Bretagne, seront-ils Bretons ? Nul ne le sait. A chacun selon l’âge venu la découverte ou l’ignorance”.

Breizh-info.com : Feiz he Breizh, la foi et la Bretagne, sont-elles indissociablement liées selon vous, comme le pensait et le prêchait l’Abbé Perrot notamment ?

Trio Pêr Vari Kervarec : Les temps ne sont pas si lointains où, en Bretagne, il y avait des liens entre la foi chrétienne et la culture. Nous avions nos manières à nous, non seulement de nous habiller, de nous rassembler mais aussi de parler, de danser, de prier Dieu, d’honorer nos morts.

Cet équilibre a été remis en cause dans les années 50, même si le problème a commencé dès la fin du 19ème avec l’enseignement du français dans les écoles puis l’interdiction d’y parler breton sous peine de punition. Il faut situer aussi cette rupture dans le contexte d’émigration massive des jeunes en dehors de Bretagne. La langue bretonne que l’on pensait être qu’un obstacle à la réussite sociale, tant était fort le sentiment de honte. Il y a eu un arrêt de la transmission de la langue. L’on a vu disparaître les héritiers d’une langue qui se transmettaient de génération en génération. La Bretagne est une terre où se mêlent : croyances populaires et religion. Depuis la nuit des temps, nous perpétuons des rites, transmettons des légendes et superstitions.

Mais je partage la même interrogation que le directeur de Kroaz ar Vretoned :  Combien de Bretons souhaitent réellement soutenir la langue bretonne, soutenir les initiatives bretonnes, connaissent même l’histoire de leur pays breton ? Combien de ces bretons participent réellement à la sauvegarde du patrimoine breton, à la préservation de l’identité culturelle, historique et social de la Bretagne ?

Ce n’est pas exagéré que de dire que nos cantiques bretons n’ont plus la place, ni la reconnaissance qu’ils avaient pour nos ancêtres. Souvent ont disparu dans nos paroisses, ils sont pourtant des témoins historiques du passé musical breton : pour vivre, il faut qu’ils soient chantés, entonnés régulièrement pour pouvoir être entendus, connus et transmis aux jeunes générations. Sous peine de tomber dans l’oubli…

Par exemple, l’objectif avec notre PELLGENT, serait de faire reprendre conscience aux publics, aux organisateurs, aux paroisses, aux futures générations de la richesse de ce répertoire autour de Noël. Car de nos jours, les messes de Noël en Bretagne jadis bretonnante, sont à l’image des messes de Noël de n’importe quelle région de France. Nous regrettons que nos cantiques bretons, ne soient plus que des « pièces de musées » ; Nous souhaitons insuffler un renouveau afin de les faire revivre en les rendant aux vivants.

Propos recueillis par YV

Toutes les informations sur le groupe via leur page facebook ici, mais aussi ici, pour commander et souscrire à leur deuxième album.

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Trio Pêr Vari Kervarec : « Aider les Bretons à renouer avec notre culture, notre Histoire, nos langues, nos racines, notre identité mais aussi faire connaître l’âme bretonne à tous ceux qui le souhaitent » [interview]”

  1. Ar Baot dit :

    Bravo au trio Pêr Vari Kervarec !!! Musique magnifique… et bravo pour ce travail de réveil des consciences autour de la préservation, du respect, de la culture bretonne, de son âme… par exemple en essayant de refaire vivre, en vérité, dans la joie réelle de la Foi, les cantiques breton. Le travail est ardu, en ces temps de déchristianisation, sous le joug de la république, mais il en vaut la peine…

    Encore bravo à ceux qui animent le périple du trio Pêr Vari Kervarec, et à Breizh Info qui le relaie…

    Vive la Bretagne libre et renaissante !!!

  2. Manac'h Per dit :

    Voilà des propos qui sonnent justes et qui font plaisir à entendre. Gourc’hemennoù deoc’h

  3. nath dit :

    bonjour à tous

    je suis allée les voir en concert en 2019 dans l église de Rosporden, formidable, Magique.

  4. KC dit :

    ” Magnifique sobriété qui n’enlève en rien la force et à la noblesse du message . Bien Joué ! Tout Homme maitre en sa maison , tout Peuple en son Pays , pour l’unique raison qu’une Nation ne peut-être sans l’identité authentique de ses régions . ” KC

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