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La commune de Saint-Hilaire-de-Chaléons (2 423 habitants), membre de Pornic Agglo Pays de Retz, a été épinglée par la chambre régionale des comptes des Pays de la Loire à la suite d’une saisine du préfet de Loire-Atlantique. En cause : un déficit budgétaire jugé excessif sur l’exercice 2024, qui représente plus de 17 % des recettes de fonctionnement. Une situation critique que l’État oblige désormais à redresser en urgence.
Une dégradation continue depuis 2019
L’analyse du compte administratif 2024 révèle une dérive progressive de la gestion communale. Entre 2019 et 2024, les charges de gestion ont bondi de 47 %, alors que les recettes ne progressaient que de 9,7 %. Le déséquilibre est particulièrement marqué sur les dépenses de personnel, en hausse de 53 % sur la période, sans création notable de services nouveaux. À cela s’ajoute une perte de recettes significative en 2024 (–200 000 €), liée à la diminution des dotations et participations de l’État.
La capacité d’autofinancement de la commune est désormais presque nulle, incapable de couvrir les remboursements de dette. La chambre note que l’endettement s’est accru de 200 000 € sur la période et que la capacité de désendettement est passée de 7 ans à plus de 44 ans entre 2023 et 2024.
Des décisions budgétaires inadaptées
Le budget primitif 2024, voté avant la notification des baisses de dotation, n’a pas été rectifié en conséquence. Pire, la commune a accru ses dépenses en fin d’année, aggravant encore le déséquilibre. Elle a également engagé des travaux (notamment pour la rénovation de l’église) sans disposer des crédits nécessaires. Aucun plan pluriannuel d’investissement n’a été établi, ni aucune anticipation sérieuse de la situation financière.
Le déficit réel corrigé par la chambre atteint 351 631 €, soit 17,19 % des recettes de fonctionnement. Cette situation a conduit l’institution à proposer un plan de redressement drastique.
Une église à rénover… mais plus tard
Pour équilibrer le budget 2025, la chambre a imposé des coupes importantes. Parmi les décisions les plus marquantes : le report de l’opération de rénovation de l’église, dont le coût total excède 1,2 million d’euros. La commune devra créer une autorisation de programme étalée sur plusieurs années afin de lisser la dépense.
Les dépenses de personnel devront être réduites dès 2025 (–30 000 €), puis à nouveau en 2026 (–40 000 €). Les contrats d’entretien des espaces verts et de location de matériel seront également revus à la baisse. Une hausse de la fiscalité locale, notamment sur le foncier bâti, est aussi envisagée pour accroître les recettes.
Un budget 2025 rééquilibré… mais fragile
Grâce aux mesures imposées, le budget 2025 a pu être rééquilibré de manière précaire. Mais la chambre régionale des comptes avertit : l’équilibre reste conditionné à la mise en œuvre effective de toutes les économies prévues, ainsi qu’à l’obtention des subventions attendues pour les investissements.
Le budget annexe « commerces » est, lui aussi, sous surveillance. Ses recettes actuelles ne permettront plus à moyen terme de couvrir l’ensemble des charges. Un ajustement est donc nécessaire pour éviter une nouvelle dérive dès 2027.
Le préfet devra transmettre à nouveau les documents budgétaires à la chambre régionale des comptes en 2026. Celle-ci vérifiera si les mesures de redressement ont bien été appliquées et pourra, si nécessaire, imposer des préconisations plus strictes.
En somme, Saint-Hilaire-de-Chaléons est face à un défi budgétaire majeur : rétablir l’équilibre financier sans sacrifier les projets structurants, et surtout sans aggraver encore une situation déjà critique.
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2 réponses à “Saint-Hilaire-de-Chaléons (44) : des finances communales au bord de la rupture, la rénovation de l’église reportée”
Il est patent que seul un régime autoritaire remettra de l’ordre en ce pauvre pays de France!
Nous sommes gouvernés par des personnes qui ne savent pas compter! Ma mère, qui a quitté l’école à l’âge de 11 ans, ne dépensait pas plus que ce qu’elle avait dans son porte-monnaie et nous n’avions pas de dettes!..