« Les vrais hommes pleurent » : Tommy Robinson se livre sans détour sur sa vie, sa foi et le combat pour l’âme britannique [Vidéo]

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Dans une longue interview mise en ligne le 9 octobre, l’activiste anglais Tommy Robinson aborde la famille, la prison, l’islam et le destin de la Grande-Bretagne. Une confession rare où l’homme derrière le symbole apparaît pour la première fois sans armure.

Diffusée sur YouTube le 9 octobre 2025, la vidéo met face à face Tommy Robinson (Stephen Yaxley-Lennon) et le journaliste britannique Jonathan Sacerdoti. Pendant près de deux heures, Robinson, figure honnie du système médiatique mais soutenue par une part croissante du peuple britannique, revient sur vingt ans de luttes, de condamnations, de souffrances et de doutes.

Loin du portrait caricatural d’“extrémiste” que lui collent ses adversaires, Robinson livre ici une introspection profonde, mêlant émotion et lucidité politique.

 

Une marche géante à Londres : le retour d’une fierté nationale

Tommy Robinson ouvre l’entretien sur la grande marche organisée à Londres, qu’il estime avoir rassemblé plus de 700 000 participants. Un succès populaire qu’il décrit comme une journée d’unité nationale, paisible et patriotique – à rebours des clichés de violence habituellement associés à ses rassemblements.
Il évoque la coopération avec la police, la discipline des manifestants, et surtout la fierté d’avoir vu, pour la première fois, sa mère et ses enfants marcher à ses côtés.

Ce moment d’unité, dit-il, lui a rappelé les célébrations de l’indépendance polonaise – une ferveur populaire qu’il rêve de raviver au Royaume-Uni, dans un pays qu’il juge endormi et fragmenté.

L’entretien prend ensuite une tournure intimiste.

Robinson raconte les années de harcèlement policier et médiatique, les menaces de mort, les descentes de police à son domicile et les répercussions sur ses enfants. Durant le confinement, après un divorce et une faillite, il dit avoir suivi une cure de réhabilitation de 28 jours, où il a découvert la nécessité de la vulnérabilité et de la parole.

« J’ai longtemps dit à mon fils que les hommes ne pleuraient pas. Aujourd’hui, je sais à quel point j’avais tort », confie-t-il, expliquant le titre de la vidéo. L’ancien militant se montre fragilisé mais lucide, reconnaissant ses erreurs passées, sans renier les causes qu’il défend.

De Stephen Yaxley-Lennon à “Tommy Robinson” : l’homme et le mythe

Il distingue sa véritable identité – Stephen Yaxley-Lennon – du personnage médiatique de Tommy Robinson, devenu symbole d’une résistance populaire contre la censure, mais aussi fardeau personnel.
Il rejette tout messianisme, tout en affirmant se sentir investi d’une mission : alerter sur le délitement culturel et religieux de la société britannique.

Face aux journalistes, il dénonce des manipulations médiatiques, notamment une interview tronquée par Sky News pour le présenter comme hostile à tous les musulmans. Il reconnaît une part d’impulsivité, mais se défend d’avoir jamais prôné la haine : « Nous avons combattu les extrémistes, pas les croyants ordinaires. »

Robinson affirme que le multiculturalisme a échoué et que la tolérance britannique a été exploitée. Il cite les grooming gangs (réseaux d’exploitation sexuelle) comme symbole du refus des autorités de nommer les faits par peur d’être accusées de racisme.
Il rappelle que l’English Defence League comptait aussi des Sikhs, des hindous, des homosexuels ou des anciens militaires, tous unis contre l’islamisme.

Sur la liberté d’expression, il défend le droit à la provocation, tout en refusant personnellement les brûlures de livres saints. « Il faut lire le Coran, pas le brûler », explique-t-il, estimant que beaucoup ignorent les passages problématiques qu’il cite dans la vidéo.

Israël, prison et “deux poids, deux mesures”

L’entretien aborde aussi son voyage en Israël, où il dit avoir découvert une société multiculturelle mieux intégrée que la Grande-Bretagne actuelle. Il y voit une leçon sur la coexistence possible dans un cadre fort et assumé, contrairement au laxisme occidental.

Sur la prison, il évoque des conditions d’isolement extrêmes, qu’il juge contraires aux règles internationales. Il décrit un système carcéral dominé par les logiques communautaires et une “police à deux vitesses”, plus indulgente envers les musulmans, selon lui par peur des représailles.

La dernière partie de l’interview esquisse une philosophie de vie et un projet politique. Robinson se revendique désormais chrétien, inspiré par Jordan Peterson, et prône une “renaissance spirituelle” autour des valeurs bibliques : amour, pardon, vérité.
Il dénonce les églises vides, “coupées du peuple”, et salue la vitalité des imams de rue, tout en regrettant leur influence croissante. Son mouvement Unite the Kingdom veut rassembler patriotes, conservateurs et croyants autour de la défense de la civilisation britannique, de la protection de l’enfance et de la liberté d’expression.

Cette conversation, déjà vue plus de 30 000 fois en quelques jours, révèle un Tommy Robinson plus humain, plus réfléchi, mais toujours combatif. Qu’on le voie en héros, en rebelle ou en symptôme du malaise britannique, il demeure une voix incontournable du débat sur l’identité, la liberté et la décadence de l’Occident.

Dans un Royaume-Uni miné par la peur, la censure et la perte de repères, cette vidéo dépasse le simple témoignage : c’est un miroir tendu à une société en crise, où la foi renaît et la parole libre devient un acte de résistance.

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.

Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “« Les vrais hommes pleurent » : Tommy Robinson se livre sans détour sur sa vie, sa foi et le combat pour l’âme britannique [Vidéo]”

  1. patphil dit :

    les belges et les brits sont en première ligne

  2. Castel dit :

    Je remercie 1000 fois BI pour cette interview de Tommy Robinson.

    Je n’en suis qu’à la moitié…mais déjà, cet homme que j’ai découvert il y a longtemps grâce à votre journal, force plus que jamais mon respect.

    En regardant son « documentaire » « Silenced », j’avais découvert la face sombre de son engagement : son obligation de divorcer pour TENTER de mettre sa femme et ses enfants à l’abri, les mises à sac chez ses parents et les menaces continuelles ainsi que le parti pris de la justice contre lui.

    Ici, on découvre un homme profondément meurtri et trahi mais apaisé et résolument décidé à poursuivre ce combat VITAL pour son pays, pour ses enfants et pour tous les « petits » qui trinqueront si ses compatriotes ne se réveillent pas…
    Serein (malgré tout), il est désormais ancré au sommet de la pyramide de Kohlberg (dite « pyramide du développement moral »). Que Dieu le bénisse et lui vienne en aide autant que nécessaire !
    Puissions-nous nous aussi suivre son exemple !

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