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Leader solide de la Pro D2, le RC Vannes reçoit BIarritze ce vendredi à La Rabine (21h) et avance cette saison avec un atout rare à ce niveau : un effectif à la fois dense, homogène et pleinement exploitable. Une situation confortable pour le staff breton, qui peut gérer la saison sur la durée, préserver les cadres et multiplier les rotations sans affaiblir le rendement collectif.
Depuis le début de l’exercice, pas moins de 45 joueurs ont déjà été utilisés, Espoirs compris, sur un groupe professionnel qui dépasse la cinquantaine d’éléments. Un chiffre révélateur d’une politique assumée par Jean-Noël Spitzer et son encadrement : faire vivre le groupe dans son ensemble, sans hiérarchie figée ni dépendance excessive à quelques individualités.
Préserver sans pénaliser
Cette gestion permet notamment de ménager les joueurs les plus sollicités ces dernières saisons. Plusieurs cadres trentenaires ont ainsi bénéficié de périodes de repos, parfois longues, sans que le niveau de performance n’en souffre. L’exemple du pilier droit Santiago Medrano est parlant : après une saison précédente très chargée, le staff a choisi de l’économiser, malgré son aptitude à jouer.
Même logique pour Anthony Bouthier, qui a pris le temps de se faire opérer du genou, ou pour Paul Surano et Mattéo Desjeux, laissés au repos après des pépins physiques. Une approche rendue possible par la profondeur d’effectif et par la confiance accordée aux doublures.
Des rotations assumées, même à La Rabine
Contrairement à une logique longtemps répandue en Pro D2, le RC Vannes ne réserve pas ses équipes remaniées aux déplacements. À domicile aussi, les compositions varient, parfois au profit de joueurs moins installés mais jugés prêts. L’ouvreur Maxime Lafage, cadre incontournable, a ainsi été suppléé à La Rabine, tout comme Michael Ruru à la mêlée.
Le message est clair : pour viser le haut du tableau sur la durée, les rotations sont indispensables. Chaque poste est doublé, voire triplé, et la concurrence est encouragée. Le staff ne s’en cache pas : l’émulation interne fait partie intégrante du projet.
Stevenson à l’arrière, symbole de la polyvalence
La réception de Biarritz, dernier match de l’année à domicile, illustre parfaitement cette philosophie. Privé de plusieurs cadres, le RC Vannes aligne pourtant une équipe compétitive, avec plusieurs choix forts. Parmi eux, la titularisation de Ben Stevenson à l’arrière, une première dans la carrière du joueur anglais de 27 ans.
Habituellement ailier, Stevenson s’est distingué depuis le début de saison par son efficacité et sa solidité, notamment dans les duels aériens. Son pied gauche et sa puissance ont convaincu le staff de tenter ce pari, rendu nécessaire par les absences de Bouthier et Surano. Un choix assumé, malgré les ajustements que demande ce poste spécifique, où la communication et la couverture collective priment.
Cette polyvalence, déjà illustrée par le parcours de Paul Surano, devenu arrière titulaire après avoir été ailier, est devenue un axe central du travail vannetais.
Judd, une première attendue à la mêlée
Autre nouveauté face à Biarritz : la première titularisation de Richard Judd sous le maillot morbihannais. Arrivé il y a un peu plus d’un mois, le demi de mêlée néo-zélandais aura la responsabilité de mener le jeu en l’absence de Michael Ruru.
Profil différent, Judd apporte une qualité de distribution et un jeu au pied long et précis, particulièrement utile dans les sorties de camp. Après une période d’adaptation et quelques entrées en jeu, le staff estime le moment venu de le lancer pleinement. Son association avec Maxime Lafage sera observée de près, tant elle peut offrir de nouvelles options offensives.
Au-delà des individualités, c’est bien l’ensemble du groupe qui est mis en avant. Des jeunes comme Marin Boulier ou Jean Cotarmanac’h, nouvel international uruguayen, intègrent progressivement la rotation, pendant que d’autres prennent de l’ampleur, à l’image du pilier Wayan de Benedettis.
Dans une Pro D2 longue, exigeante et imprévisible, le RC Vannes semble avoir trouvé un équilibre rare : faire tourner sans affaiblir, préserver sans renoncer à l’ambition. Une gestion qui, à ce stade de la saison, explique en grande partie la solidité du leader.
Les compos :
Arbitre : L. Carrillo.
VANNES. 15. Stevenson – 14. Benmegal, 13. Taccola, 12. Saili, 11. Camou – 10. Lafage, 9. Judd – 7. Blanc-Mappaz, 8. Kalamafoni (cap.), 6. L. Boulier – 5. Metz, 4. Marks – 3. Schonert, 2. Cherry, 1. de Benedittis.
Remplaçants : El Bibouji, Djehi, Mézou, Augry, Alania, Cotarmanac’h, M. Boulier, Tafili.
Entraîneur principal : Jean-Noël Spitzer.
BIARRITZ. 15. Jaminet – 14. Tapie, 13. Spring, 12. David, 11. Kibirige – 10. Dolhagaray, 9. Biscay – 7. Placines, 8. Tuataane, 6. Bourdeau (cap.) – 5. Dyer, 4. Imaz Agirre – 3. Tukuafu, 2. Sonzogni, 1. Nutsubidze.
Remplaçants : Ouldji, Plantier, Fa’asalele, Sacco, Taofifenua, Retière, Even, Samaran.
Entraîneur principal : Boris Bouhraoua.
Illustration : DR
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