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Invité d’un long entretien vidéo accordé à une chaine américaine (American Thought Leader), le journaliste, écrivain et humoriste britannique Andrew Doyle, auteur de The End of Woke: How the Culture War Went Too Far, livre une analyse approfondie de ce qu’il considère comme une dérive idéologique majeure des sociétés occidentales au cours de la dernière décennie. Selon lui, le wokisme ne constitue ni un progrès moral ni une extension du libéralisme, mais une nouvelle forme d’autoritarisme culturel, appelée à être remplacée par d’autres manifestations similaires.
Une idéologie minoritaire imposée d’en haut
Andrew Doyle rappelle que le wokisme n’a jamais bénéficié d’un soutien populaire massif. Selon plusieurs études qu’il cite, cette idéologie n’aurait concerné, même à son apogée, que 8 à 10 % de la population au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il s’agirait donc d’un système de croyances imposé de manière verticale, principalement via les institutions culturelles, éducatives, médiatiques et administratives, sans réel assentiment démocratique.
Il évoque notamment l’exemple du terme « Latinx » (pour Latino), massivement rejeté par les populations concernées mais promu par des élites culturelles occidentales, illustrant selon lui un paternalisme idéologique déconnecté du réel.
Une large partie de l’entretien porte sur la restriction croissante de la liberté d’expression, en particulier au Royaume-Uni. Andrew Doyle affirme que les forces de l’ordre ont progressivement été formées à surveiller les opinions et les discours, notamment via des organismes administratifs non élus comme le College of Policing. Il évoque des chiffres faisant état de milliers d’arrestations annuelles liées à des propos jugés offensants, parfois sans lien avec des actes violents.
Il critique également le rôle de certains médias publics, en particulier la BBC, qu’il accuse d’avoir omis volontairement des affaires médicales majeures, comme les révélations issues des « WPATH Files », en raison de filtres idéologiques internes.
Le cas de l’idéologie du genre et de la médecine
Andrew Doyle revient longuement sur la question des traitements médicaux dits « d’affirmation de genre », en particulier chez les mineurs. Il affirme que des documents internes révélés récemment montrent que certains responsables médicaux savaient que les patients concernés n’étaient pas en mesure de donner un consentement éclairé, tout en poursuivant ces pratiques.
Selon lui, le refus de traiter publiquement ces informations par de grands médias constitue un grave manquement éthique, incompatible avec le fonctionnement d’une presse libre.
Immigration, multiculturalisme et effondrement de la confiance
L’entretien aborde également la question de l’immigration massive et du multiculturalisme. Andrew Doyle cite l’exemple de la Suède, autrefois considérée comme l’un des pays les plus sûrs et les plus stables d’Europe, aujourd’hui confrontée à une explosion de la criminalité violente, selon lui liée à des politiques migratoires sans exigence d’assimilation.
Il insiste sur le fait que reconnaître les différences culturelles n’est pas du racisme, mais une condition nécessaire à la cohésion sociale. L’abandon de normes communes et de valeurs partagées conduirait, selon lui, à l’effondrement de la confiance collective.
Enfin, Andrew Doyle alerte sur l’état du système éducatif occidental. Il critique une pédagogie qu’il juge trop centrée sur le ressenti des élèves au détriment de l’exigence intellectuelle, estimant que la baisse des standards nuit durablement à la formation des générations futures.
Il plaide pour un retour à une éducation structurée, rigoureuse et exigeante, reposant sur la transmission des savoirs, de la culture classique et des repères historiques, condition selon lui indispensable à la liberté intellectuelle.
Sans annoncer une victoire définitive, Andrew Doyle estime que le wokisme est en train de perdre son emprise, car il repose sur des postulats irréalistes et des contradictions internes. Il affirme toutefois que cette idéologie sera remplacée par d’autres formes d’autoritarisme, car la tentation du contrôle et de la censure est, selon lui, inhérente à la condition humaine.
Pour autant, il défend la nécessité de préserver les fondements du libéralisme classique : liberté d’expression, égalité devant la loi, mérite, transmission culturelle et primauté du réel sur l’idéologie.
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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