Petit parti mais grandes ambitions, ainsi peut-on résumer Place publique. A Rennes, ses “référents“ Marie-Caroline Nivaigne et Raymond Paulet jouent les divas : « Nous avons envie de participer à un projet municipal. Cela peut aller du soutien à une présence sur la liste. Rien n’a été décidé pour l’instant, on le saura assez rapidement .Dans les semaines qui viennent, probablement avant la fin de l’année. » (Ouest-France, Rennes, lundi 3 novembre 2025) En vérité, tout se jouera en janvier lorsque la patronne Nathalie Appéré (PS) abattra ses cartes, c’est-à-dire lorsqu’elle indiquera la composition de sa liste. Les gros morceaux pour le PS et Les Ecologistes, les miettes pour les autres (Place publique, UDB, Génération.s…)
Raphaël Glucksmann expose volontiers les ambitions de son parti pour les municipales : « Continuer à faire grandir Place publique, en ayant de plus en plus de d’élus partout en France, et aider la gauche démocratique à conserver et à gagner des villes. Et quand je dis “gauche démocratique“, j’insiste, ce sera avec nos partenaires socialistes, avec les Ecologistes dans certaines villes, mais sans aucune alliance avec La France insoumise. Sans accord, ni de près, ni de loin, ni direct, ni indirect, avec LFI. » (Dimanche Ouest-France, 14 décembre 2025)
Pour l’élection présidentielle de 2027, Glucksmann est aussi catégorique : « Moi, je vous le dis : jamais je ne soutiendrai Jean-Luc Mélenchon. » (Dimanche Ouest-France, 14 décembre 2025). Mais il ne faut pas qu’il se fasse des illusions, s’il est candidat, les socialistes le soutiendront comme la corde soutient le pendu. Olivier Faure, le premier sectaire du Parti socialiste, l’a confié à ses proches : « Si Raphaël Glucksmann est le meilleur candidat, à 18 % dans les sondages, je me rangerai derrière lui et je dirai qu’il est le meilleur. Mais il n’a pas de colonne vertébrale. Sur le fond, sur la tactique, sur la stratégie, c’est faible. » (Le Canard enchaîné, mercredi 24 décembre 2025) « C’est quoi la grande gauche de Glucksmann ? On ne l’a pas encore vue. Avec qui il va gouverner ? On ne vend pas des lessives! » Conclusion : « Le chemin est long jusqu’à la présidentielle. La politique, c’est une affaire de timing et de nerfs. » (Le Canard enchaîné, mercredi 245 décembre 2025)
Marie-Caroline Nivaigne et Raymond Paulet peuvent se consoler avec du blabla : « Le projet que nous portons, au service d’une gauche réformiste, écologiste, proeuropéenne, humaniste doit être mis en œuvre au plus près des communes, des territoires de vie, en favorisant l’implication de toutes et tous. » (Ouest-France, Rennes, mardi 17 juin 2025)
Bernard Morvan
Illustration : DR
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