Comment la musique soigne : quand les notes deviennent un véritable médicament

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De plus en plus d’études scientifiques confirment ce que beaucoup pressentaient intuitivement : la musique ne se contente pas de distraire, elle soigne. Dans les hôpitaux, les centres de rééducation ou les maisons de retraite, elle s’impose aujourd’hui comme un outil thérapeutique à part entière, capable d’agir là où certains traitements médicamenteux atteignent leurs limites.

Le neurologue britannique Oliver Sacks, auteur de l’ouvrage de référence Musicophilia, a largement contribué à faire reconnaître l’impact profond de la musique sur le cerveau humain. « Rien n’active le cerveau de manière aussi étendue que la musique », expliquait-il. Ses travaux ont mis en lumière la façon dont les sons mobilisent simultanément l’émotion, la mémoire, l’attention et les circuits sensoriels, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives médicales.

Un puissant antidouleur naturel

Des recherches menées notamment par l’Université de l’Utah ont montré que l’écoute musicale peut réduire significativement la perception de la douleur. Ce phénomène, appelé « analgésie induite par la musique », concerne aussi bien les douleurs aiguës que chroniques. Les patients nécessitent alors moins de médicaments antidouleur et présentent souvent une diminution des symptômes dépressifs. La musique agit en mobilisant des voies neuronales concurrentes à celles de la douleur, détournant ainsi l’attention du cerveau.

Ce pouvoir dépasse même l’espèce humaine. Lors d’une étude vétérinaire, des chiens opérés sous anesthésie ont nécessité des doses plus faibles lorsque de la musique classique était diffusée pendant l’intervention.

Les effets bénéfiques ne s’arrêtent pas là. La musique permet également de réduire l’anxiété préopératoire et de limiter le recours aux sédatifs. Chez les patients suivant des chimiothérapies, elle aide à diminuer les nausées et les vomissements. Elle joue aussi un rôle majeur dans la rééducation motrice, notamment chez les personnes atteintes de Parkinson ou victimes d’accidents neurologiques.

Oliver Sacks expliquait que le rythme musical peut « réorganiser » les circuits du cerveau endommagé. Selon lui, la musique agit comme une prothèse neurologique, permettant de restaurer la fluidité des mouvements, de la parole et même de la pensée chez certains patients.

Quand la musique redonne la parole

L’un des exemples les plus frappants concerne la récupération du langage. Lorsqu’un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme détruit les zones cérébrales du langage, la parole peut disparaître. Mais grâce à la plasticité du cerveau, de nouveaux chemins peuvent être créés.

C’est ce qui est arrivé à l’ancienne élue américaine Gabby Giffords, blessée par balle à la tête en 2011. Souffrant d’aphasie, elle a retrouvé progressivement la parole grâce à la musicothérapie. En associant mots, mélodie et rythme, elle a appris à utiliser d’autres zones de son cerveau pour communiquer. Sa thérapeute comparait ce processus à un détour autoroutier permettant d’atteindre sa destination lorsque la voie principale est bloquée.

Chez les personnes souffrant de démence ou d’Alzheimer, la musique peut provoquer de véritables « réveils ». Des patients jusque-là mutiques ou apathiques retrouvent soudain une forme de présence lorsqu’ils entendent des chansons familières. Certains se mettent à chanter, d’autres évoquent des souvenirs liés à la musique, renouant brièvement avec leur identité.

Oliver Sacks soulignait ce mystère : la musique ne transmet pas d’informations au sens classique, mais touche directement l’âme. Elle éveille toutes les émotions possibles, ce qui expliquerait son universalité à travers les cultures.

Là où le langage échoue, la musique parvient souvent à franchir les barrières. Elle atteint des zones du cerveau que les mots ne peuvent plus atteindre. Pour de nombreux patients, elle devient un pont vers eux-mêmes, ravivant la mémoire, la joie et parfois même la parole.

Dans un monde médical de plus en plus technicisé, la musique rappelle que la guérison passe aussi par l’émotion, le souvenir et le lien humain. Une thérapie douce, universelle et accessible, qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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6 réponses à “Comment la musique soigne : quand les notes deviennent un véritable médicament”

  1. vert dit :

    Dans les an̈nées 50 le Dr Tomatis a fait des recheches sur la musique classique mozart car il était un jeune génie.
    La musique chez les femmes enceintes .
    Améliore le cognitif chez les nouveaux nés .
    Les enfants autistes .

  2. Ronan dit :

    Demat d’an holl : oui la musique est une thérapie chez moi incroyable car j’ai en mémoire tous les titres des chansons que j’ai aimées dans ma jeunesse des années 80 et qui m’ont permis d’être comme je suis et d’apprendre différents langages. Ce serait long de les citer toutes. Exemple : Daniel Balavoine dont on consacre l’anniversaire des quarante ans de sa mort en 1986 avec « Mon fils, ma bataille » et d’autres titres inoubliables comme « tous les cris les SOS « ( voir l’article d’hier de Ouest France Daniel c’était plus qu’un chanteur ). Nous lui rendons hommage en réécoutant ses pépites et cela nous fait du bien. Kenavo

  3. Bayard dit :

    Quel est le style de musique qui aide le plus ? Musique classique ?

  4. Castel dit :

    Je plussoie le commentaire de @Vert à propos de Tomatis. Ce sont d’ailleurs des amis médecins, parents d’une grande fratrie dont tous les membres étaient dyslexiques (+/- autres troubles dys) qui nous ont orientés vers cette méthode pour la plus jeune de nos enfants qui cumulait plusieurs troubles dys et était totalement nulle en anglais.
    Aujourd’hui, à 17 ans, notre fille est quasiment bilingue français-anglais (sans JAMAIS être allée dans un pays anglophone ni avoir eu de correspondant anglophone). Et elle a une très bonne maîtrise de la lecture, du calcul, de l’orthographe et du français en général (bien supérieure à celle des jeunes de son âge).

    Grand impact positif également sur l’anxiété et les troubles du spectre autistique.

    Donc MERCI à Alfred Tomatis et à tous ceux qu’il a formés et qui reproduisent FIDÈLEMENT sa méthode ! (son fils qui a repris l’affaire ne voit que le business)

    Le fonctionnement est simple : faire écouter avec un casque particulier et après d’éventuelles modulations sonores, certaines compositions de Mozart particulièrement riches en fréquences aigues pendant 2 heures d’affilée, avec des séances très rapprochées.

    On trouve sur YT, sur la chaine de l’INA, un témoignage très instructif de Gérard Depardieu à ce propos. C’est aussi Alfred Tomatis qui, avec sa méthode, a « sauvé » Maria Callas.

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Mon épouse me sert « für Elise » que j’adore…

  6. dominique VOINEY-MONTILLOT dit :

    évidemment, classique ! pas les chansonnettes à la noix , même si elles servent accessoirement à mémoriser la langue anglaise. L’article parle implicitement de vraie musique…

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