En marge du salon technologique CES 2026 de Las Vegas, le patron de Nvidia, Jensen Huang, a livré une défense appuyée de la robotique et de l’intelligence artificielle comme réponse à la pénurie mondiale de main-d’œuvre. Interrogé sur les craintes liées au remplacement des travailleurs humains par des machines, le dirigeant du leader mondial des puces pour l’IA a pris le contre-pied des discours alarmistes. « Avoir des robots va créer des emplois », a-t-il affirmé devant 200 journalistes réunis au CES.
Selon Jensen Huang, le problème auquel les économies développées vont être confrontées ne se limite pas à quelques secteurs en tension. Il évoque un manque de travailleurs qui ne se chiffrerait pas « en milliers, mais en dizaines de millions de personnes », conséquence directe du vieillissement et du déclin démographique.
Des robots pour « faire le travail que nous décidons de ne plus faire »
C’est dans ce contexte que le dirigeant de Nvidia a qualifié les robots d’« immigrants IA », appelés selon lui à occuper une place centrale dans les usines et les chaînes de production. « Nous avons besoin d’avoir plus d’immigrants IA pour nous aider dans les usines et faire le type de travail que nous pouvons décider de ne plus faire », a-t-il déclaré.
Pour Jensen Huang, cette transformation technologique serait vertueuse sur le plan économique. « Cela va faire croître l’économie, et quand l’économie croît, nous embauchons plus de gens », a-t-il ajouté, défendant l’idée d’un cercle vertueux entre automatisation, productivité et emploi.
Le patron de Nvidia, dont l’entreprise est aujourd’hui valorisée autour de 4 500 milliards de dollars, assure ainsi que la robotique créera davantage d’emplois qu’elle n’en détruira.
Une promesse technologique qui interroge
Confronté aux critiques sur les capacités encore « rudimentaires » des robots présentés au CES, Jensen Huang a affiché une confiance totale dans l’accélération technologique. À la question de savoir si des robots dotés de capacités proches de l’humain arriveraient l’an prochain, il a répondu sans hésiter : « Cette année, cette année ! »
Si le discours promet de libérer les travailleurs des tâches répétitives et de compenser le manque de main-d’œuvre, il soulève néanmoins une interrogation de fond : celle d’un modèle économique où l’adaptation technologique semble devenir la seule réponse à des mutations sociales et démographiques profondes, au risque de reléguer la question du travail humain au second plan.
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Une réponse à “« Immigrés IA » : le patron de Nvidia présente les robots comme remède à la pénurie de main-d’œuvre [Vidéo]”
Seul l’avenir confirmera ou infirmera ses allégations.
Mais ça peut être une solution, si les entreprises n’en profitent pas pour augmenter leurs marges. Sinon, ça créera plus de chômage.
Et ne comptons pas sur les états pour taxer les robots et redistribuer à ce qui auraient perdu leur emploi à cause de la robotique. Comme d’habitude, il engraissera les feignants ou les amis.