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Il est des hommes qui traversent leur époque sans jamais se renier. Charlie Grall, né Jean-Charles Grall le 3 janvier 1955 à Laz, s’est éteint le 27 février 2026 à l’hôpital de Carhaix. Il avait 71 ans. Avec lui disparaît une figure singulière du combat breton, un homme de plume autant que d’action, dont la vie aura épousé les convulsions et les espérances d’une Bretagne en quête d’elle-même.
Dans les années 1970, il s’engage au sein du Front de libération de la Bretagne (FLB). Cette période, marquée par la radicalité et la clandestinité, le conduira devant la Cour de sûreté de l’État. Condamné en 1979, il sera amnistié en 1981. Il assumera toujours cet épisode de sa vie sans faux-semblants, avec cette pointe d’ironie qui lui était propre. Plus tard, son nom sera évoqué dans le dossier du vol d’explosifs de Plévin. Rejugé en 2012, il sera condamné à deux ans de prison avec sursis. Ce passé, loin de l’écraser, fera partie intégrante d’un parcours qu’il revendiquait comme celui d’un militant convaincu que la Bretagne méritait mieux que l’effacement.
Mais réduire Charlie Grall à ces années de lutte armée serait une grave erreur. L’homme fut aussi journaliste, écrivain, animateur culturel, bâtisseur d’institutions bretonnes. Il travailla dans la presse régionale avant de fonder en 1996 un hebdomadaire nationaliste breton, Breizh Info, qui cessa de paraître en 2001, c’est à dire 12 ans avant la renaissance, sous forme totalement différente et avec des fondateurs et animateurs différents, d’un autre média du même nom, le vôtre.
Ce titre, précurseur à bien des égards, s’inscrivait dans une volonté d’offrir un regard breton sur l’actualité, libre et enraciné.
On se souvient qu’il publia plus tard un ouvrage critique (et franchement médiocre, loin de la qualité habituelle de l’auteur) notre journal intitulé : Breizh Info et l’imposture de l’extrême droite ; la divergence n’efface ni le respect dû à l’homme, ni l’importance de son initiative dans le paysage militant de l’époque.
Charlie Grall fut également un homme de lettres. Il écrivit en français et en breton, explorant l’histoire, le roman social, l’essai politique. En 2025, Toull Kerliv, son roman en langue bretonne fut récompensé à Livr’à Vannes, reconnaissance tardive mais méritée d’un auteur attaché à faire vivre la langue de ses ancêtres. Son engagement pour la culture bretonne ne s’arrêtait pas aux livres : il fut le fondateur du Festival du livre de Carhaix, devenu un rendez-vous incontournable de l’édition bretonne. À la tête du centre Egin, il continua jusqu’au bout à défendre la création et la transmission.
Les témoignages qui affluent depuis l’annonce de sa disparition disent tous la même chose : un homme entier, parfois rugueux, mais proche des gens. Un militant qui ne dissociait pas l’action politique de l’enracinement culturel. Un Breton qui croyait que l’identité ne se quémande pas, mais se vit et se transmet.
Charlie Grall appartenait à une génération pour qui la Bretagne n’était pas un folklore mais une nation, une cause. Il aura connu les illusions, les erreurs, les fractures, mais aussi les victoires symboliques et les renaissances culturelles. Sa trajectoire épouse celle d’un mouvement breton traversé par les débats, les tensions et les évolutions stratégiques.
Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire contemporaine de la Bretagne qui se tourne. Reste son œuvre, ses combats, et cette conviction qu’il portait sans relâche : la Bretagne est un peuple, une langue, une mémoire, et elle mérite d’être défendue. À sa famille, à ses proches, à ceux qui l’ont accompagné dans le combat, nous adressons nos pensées. Le combat pour la Bretagne, comme il l’aurait dit lui-même, continue.
YV
Photo : capture d’écran Youtube (https://www.youtube.com/watch?v=m-XkyNra8GE)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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8 réponses à “Charlie Grall, un combattant breton s’est éteint”
Il n’était ni de droite ni de gauche mais au dessus! Pour la Bretagne, né à Laz au dessus de Tregourez dans la Montagne Noire. Un authentique campagnard connaissant le yout kerc’h hag ed-tu dispar gant ur mell tamm amann e-kreiz. Pas du tout un auxiliaire des Vendéens comme a eu l’outrecuidance de le dire Le Gazeux de la Calebasse en étant accueilli vendredi à 19h par Kéranflec’h sur CNews eh bien le gazeux de la calebasse a le culot de dire que les Bretons sont les auxiliaires des Vendéens!
Quelqu’un a-t-il des informations sur ABP? Un dépotoir d’enseignants gôchiastes. J’avais préparé un don pour ABP mais il partira pour WAR RAOK. Pas de quartier pour les rouges.
Gloar ha enor evit un den en oa feiz ‘n e bro! Chom a raio e-kreiz on c’halon brezelourien.
Graet n’eus he lodenn,dimp da heuil hé hent gant kement fez evit hon bro.
Sa critique de l’imposture que vous représentez était justifiée. La médiocrité que vous lui attribuez vous revient de plein droit. Charlie était un homme de gauche sincère, éloigné de vos thèses fascisantes. RIP Charlie !
Il est vrai qu’en vous lisant, j’ai toujours l’impression de lire des Kabyles algérianistes. Eux aussi sont très nationalistes, antisémites et anti-indépendantistes, et œuvrent pour la légitimation d’une Algérie arabe et musulmane. Vous aussi. Plus français que les Francs….
Bon voyage a Charlie Grall.
Et l imposture continue !!!
Nous nous imaginions que vous n oseriez pas !
Avec chagrin et rage nous nous rendons à l évidence : vous osez! Avec cette indécence,
avec cette bassesse manipulatrices vous osez .
« Pas la peine de perdre votre temps ! » nous aurait dit Charlie… « Il y a tellement mieux
à faire que de répondre aux infamies . »
Les » rouges » ont détruit consciencieusement l identité bretonne. L apothéose est leur soutient massif à l immigration africaine avec l argent des contribuables. Quand paieront ils leur trahison?