Discrète par sa taille mais redoutable par ses effets, la fourmi électrique (Wasmannia auropunctata), espèce exotique envahissante, est désormais implantée en France métropolitaine. Repérée pour la première fois en 2022 dans le Var, elle suscite une inquiétude croissante chez les scientifiques et les autorités en raison de ses conséquences sanitaires et écologiques.
Deux foyers identifiés dans le Var
À La Croix-Valmer, un lotissement a été touché par la Wasmannia auropunctata. Boris Martor, propriétaire d’une résidence secondaire, raconte, dans un article du Figaro publié le 13 janvier dernier, qu’à l’été 2023, son fils, alors âgé de cinq ans, s’est plaint de piqûres : « Il avait des irritations, des cloques, de fortes douleurs… ».
Un premier foyer avait été découvert à Toulon en 2022 par Olivier Blight, chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie à l’université d’Avignon. Pour tenter son éradication, un financement public de près de 200 000 euros avait été obtenu. En revanche, pour les quatre hectares infestés à La Croix-Valmer, « ça bloque », se désole Boris Martor.
Classée parmi « les 100 pires espèces invasives au monde » par l’Inrae, la fourmi électrique est également « reconnue comme espèce préoccupante par la Commission européenne », rappelle Laurine Karkidès, directrice adjointe de Fredon Paca citée par le titre de presse.
Piqûres, allergies et cécité animale : un risque sanitaire et écologique
Selon Le Figaro, la fourmi électrique peut provoquer chez l’homme des piqûres extrêmement douloureuses et des « chocs anaphylactiques » chez les personnes allergiques. Dans les pays où elle prolifère, ses attaques ont également rendu des chats et des chiens aveugles.
« La fourmi électrique, c’est des milliards d’euros de dégâts », alerte Éric Hansen, directeur de l’Office français pour la biodiversité en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Originaire d’Amérique du Sud, l’espèce a déjà causé « des centaines de millions de dollars de dégâts » au Texas. En France, les fourmis des deux foyers du Var seraient issues d’une souche israélienne « plus résistante au froid », probablement introduite via des importations de plantes. Face à ce risque, Luc Gomel prévient : « Ça ne sert à rien de l’éradiquer à Toulon si on la laisse prospérer à La Croix-Valmer ». Selon Olivier Blight, pour éradiquer durablement l’espèce, « il faut trois ans au moins ».
Crédit photo : Wikimedia Commons (© AntWeb.org / CC BY-SA 3.0) (photo d’illustration)
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