Dysplasie de la hanche chez le chien : une avancée génétique prometteuse pour réduire les risques

La dysplasie de la hanche reste l’une des pathologies articulaires les plus redoutées chez le chien. Douloureuse, évolutive et souvent invalidante, elle touche particulièrement les grandes races et pèse lourdement sur la qualité de vie des animaux comme sur celle de leurs propriétaires. Une récente étude menée par une équipe de chercheurs scandinaves ouvre toutefois une piste encourageante : l’identification d’un facteur de risque génétique majeur pourrait, à terme, permettre de réduire sensiblement le nombre de chiens atteints.

Une maladie fréquente, lourde de conséquences

La dysplasie de la hanche, aussi appelée dysplasie coxo-fémorale, se caractérise par un développement anormal de l’articulation entre la tête du fémur et l’acétabulum. Lorsque cette articulation est instable ou mal ajustée, les contraintes mécaniques deviennent anormales, entraînant une usure prématurée du cartilage et, à moyen ou long terme, une arthrose sévère.

Cliniquement, la maladie se manifeste par une raideur progressive, des boiteries, une difficulté à se lever, à monter les escaliers ou à courir, et une réticence croissante à l’effort. Dans les formes avancées, la douleur devient permanente et la mobilité fortement réduite. Le traitement est souvent lourd, parfois chirurgical, et toujours coûteux.

Si presque toutes les races peuvent être concernées, les Labradors retrievers, les Bergers allemands ou encore les chiens de grande taille sont statistiquement plus exposés, leurs articulations étant soumises à des charges importantes dès le plus jeune âge.

Une étude scandinave au croisement de la génétique et de l’élevage

L’étude, financée par le Fonds de recherche Agria et récemment publiée dans la revue scientifique Nature Scientific Reports, s’appuie sur une combinaison inédite d’analyses génétiques avancées et de données statistiques issues du Swedish Kennel Club.

« La dysplasie de la hanche est une maladie complexe, dans laquelle la génétique et l’environnement jouent tous deux un rôle déterminant », explique la vétérinaire et chercheuse Maja Arendt, de l’Université de Copenhague. « En croisant les données génétiques avec les évaluations cliniques, nous comprenons désormais mieux pourquoi certains chiens développent des formes sévères de la maladie. »

Les chercheurs ont identifié une variation génétique située sur le chromosome 24, fortement associée aux mauvaises évaluations de l’articulation de la hanche. Cette variation se trouve à proximité d’un gène dont l’expression est également modifiée chez l’être humain en cas d’arthrose, suggérant des mécanismes biologiques comparables entre espèces.

Gènes à risque, mais pas de fatalité

Cette découverte ne signifie pas pour autant qu’un chien porteur du gène développera nécessairement une dysplasie. L’environnement reste un facteur clé. Le poids, l’alimentation, la croissance trop rapide, le type d’activité physique ou encore les sollicitations excessives chez le chiot influencent fortement l’évolution de la pathologie.

« Un chien peut présenter des hanches parfaitement saines tout en étant porteur du gène à risque, et le transmettre à sa descendance », souligne Maja Arendt. « C’est pourquoi il est essentiel de combiner les méthodes traditionnelles de sélection, comme les radiographies et les index génétiques, avec ces nouvelles connaissances. »

Cette approche vise à éviter une sélection trop brutale qui appauvrirait le patrimoine génétique des races, tout en limitant la transmission des facteurs de risque les plus problématiques.

À plus long terme, les chercheurs espèrent mettre au point des tests génétiques fiables, utilisables en complément des examens radiographiques. Ces outils permettraient aux éleveurs et aux vétérinaires d’identifier précocement les chiens à risque, parfois dès les premières semaines de vie, et d’adapter les stratégies d’élevage comme les conditions de croissance.

Un dépistage précoce, notamment via la mesure de l’indice de distraction avant l’âge de 18 semaines, permet déjà aujourd’hui d’anticiper la prise en charge et d’améliorer nettement le confort de vie des chiens concernés. Les tests génétiques pourraient renforcer cette prévention, sans s’y substituer.

Dysplasie des coudes : une autre facette du problème

Si la hanche est la plus médiatisée, la dysplasie du coude constitue une autre pathologie articulaire fréquente, touchant cette fois les membres antérieurs. Elle regroupe plusieurs anomalies – incongruence articulaire, fragmentation du processus coronoïde, ostéochondrite disséquante – qui conduisent elles aussi à des douleurs chroniques et à une mobilité réduite.

Le diagnostic repose sur un examen clinique rigoureux et des radiographies spécifiques. Là encore, la génétique joue un rôle important, mais les conditions de croissance et de vie restent déterminantes.

Ces travaux ne promettent pas l’éradication de la dysplasie à court terme, mais ils constituent une avancée significative vers une meilleure compréhension de la maladie. À l’heure où le bien-être animal devient un enjeu majeur, tant pour les propriétaires que pour les professionnels de l’élevage, cette recherche rappelle une évidence souvent oubliée : la santé des chiens se construit sur le long terme, par une sélection raisonnée, une prévention rigoureuse et une responsabilité partagée.

Comme le résume la chercheuse danoise : « Notre objectif est simple : des chiens en meilleure santé, et moins de souffrance inutile. »

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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