Lors de la dernière cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish a profité de sa tribune pour livrer un discours politique très applaudi dans les milieux progressistes hollywoodiens millionnaires et déconnectés des réalités populaires. Dénonçant la politique migratoire américaine, elle a notamment lancé : « No one is illegal on stolen land » (« Personne n’est illégal sur une terre volée »), avant de conclure par un très médiatique « F*** ICE », en référence à la police de l’immigration.
Mais cette sortie morale, typique de la culture du slogan et du signalement de vertu, a rapidement suscité une réponse ironique… et embarrassante.
À Los Angeles, le Sinai Law Firm, cabinet spécialisé dans les procédures d’expulsion, a proposé publiquement – sur un ton revendiqué comme satirique – d’aider la tribu amérindienne Tongva Tribe à expulser la chanteuse de sa luxueuse propriété californienne, bâtie sur des terres historiquement revendiquées par ce peuple autochtone.
Dans un communiqué volontairement provocateur, le cabinet a annoncé être prêt à représenter gratuitement la tribu afin de faire appliquer jusqu’au bout la logique avancée par l’artiste elle-même. Une manière de souligner, par l’absurde, ce que beaucoup dénoncent comme une contradiction flagrante entre discours idéologique et réalité sociale.
Le fondateur du cabinet, Avi Sinai, a précisé que l’initiative relevait de la satire, mais assumait pleinement son intention politique. Selon lui, l’expression « terres volées » est devenue un outil rhétorique servant à disqualifier tout débat sérieux sur l’immigration. Il a surtout pointé l’hypocrisie d’une élite culturelle multimillionnaire, retranchée derrière des propriétés sécurisées, qui donne des leçons morales au reste de la population.
La tribu Tongva, dont les terres ancestrales couvrent une large partie du bassin de Los Angeles, n’a pas manqué de relever que Billie Eilish ne les avait jamais contactés pour évoquer une restitution ou une quelconque démarche concrète concernant sa propriété, estimée à plusieurs millions de dollars. Un porte-parole a néanmoins salué le fait que certaines personnalités publiques évoquent l’histoire précoloniale de la région, tout en rappelant que cette reconnaissance reste largement symbolique.
L’épisode illustre une nouvelle fois les limites d’un militantisme de façade, très présent dans le monde du divertissement occidental. Derrière les déclarations radicales et les slogans chocs, les engagements réels semblent souvent s’arrêter là où commencent le confort, la propriété privée et les privilèges matériels.
À force d’invoquer des concepts lourds de sens historique sans en assumer les implications concrètes, certaines figures médiatiques s’exposent à ce type de retour de flamme. Une polémique révélatrice, au fond, d’un fossé grandissant entre les discours moralisateurs des élites culturelles et la réalité du monde qu’elles prétendent réinventer à coups de formules creuses.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Quand le slogan se retourne contre son auteur : Billie Eilish piégée par la rhétorique des « terres volées »”
Parfait, si les gauchistes avaient une capacité de réflexion, ils sortiraient moins de conneries !