À l’heure où les parcs éoliens offshore se multiplient au large de la façade atlantique, une association bretonne alerte sur leurs conséquences potentielles pour le littoral morbihannais. Dans un communiqué daté du 11 février 2026, les Gardiens du Large s’inquiètent des effets hydrodynamiques des « usines éoliennes » déjà construites ou en projet entre Saint-Nazaire, Yeu, Noirmoutier, Groix et Belle-Île.
Des obstacles massifs dans le flux des courants marins
Selon l’association, les installations en mer – flotteurs, pieux, fondations, massifs, câbles et lignes d’ancrage – constituent autant d’obstacles artificiels susceptibles de modifier l’écoulement naturel des masses d’eau. Dispersées sur des centaines de kilomètres carrés, ces structures pourraient, d’après eux, altérer le régime hydrodynamique des courants marins.
Or, rappellent les Gardiens du Large, ces courants jouent un rôle déterminant dans la géomorphologie des côtes atlantiques françaises, et plus particulièrement bretonnes. Ils assurent des échanges sédimentaires importants entre l’embouchure de la Loire et les côtes du Morbihan, contribuant à la formation et au maintien des cordons littoraux sableux.
Gâvres et Quiberon, des équilibres fragiles
Les presqu’îles de Gâvres et de Quiberon reposent précisément sur ces équilibres naturels. Leurs tombolos et isthmes, constitués de sédiments accumulés au fil du temps, sont considérés comme des formations remarquables mais fragiles.
L’association estime qu’une modification significative des courants pourrait perturber l’apport régulier de sédiments qui compense aujourd’hui l’érosion naturelle liée aux tempêtes. Elle évoque un risque « non négligeable » d’atteinte grave, voire irréversible, aux deux tombolos, allant jusqu’à envisager leur disparition.
Un film pour sensibiliser
Pour appuyer son analyse, l’association a transmis des éléments au réalisateur Tanguy Larfouillut, qui a produit un film d’alerte sur ces enjeux. La vidéo est diffusée en ligne et vise à sensibiliser le public aux conséquences possibles des projets éoliens offshore sur le littoral breton.
Les Gardiens du Large invitent par ailleurs les habitants et les riverains à venir échanger lors d’un rassemblement prévu le 14 février sur la grande plage de Quiberon, au point de contact de l’association.
Un débat qui dépasse la seule question énergétique
Au-delà du débat sur la transition énergétique, l’association met en avant une interrogation centrale : les études d’impact actuelles prennent-elles pleinement en compte les effets cumulatifs de ces infrastructures sur les dynamiques sédimentaires et côtières ?
Dans un contexte de montée des eaux et d’érosion accrue du littoral, la question de la préservation des équilibres naturels reste sensible en Bretagne sud. Les prochains mois diront si ces alertes donnent lieu à de nouvelles expertises ou à un approfondissement des études scientifiques sur les effets des parcs éoliens en mer.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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