En 2025, le Nigeria a enregistré, selon les projections de l’ONU environ 7,6 millions de naissances. Un chiffre supérieur à celui de l’ensemble de l’Union européenne et de la Russie réunies, qui cumulent entre 5 et 6,3 millions de naissances selon les estimations démographiques internationales.
Le contraste est saisissant. D’un côté, un pays africain de 228 millions d’habitants dont la population continue de croître à un rythme soutenu. De l’autre, un continent européen de plus de 740 millions d’habitants – Russie comprise – incapable d’atteindre ce niveau de renouvellement.
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Le Nigéria aurait enregistré environ 7,64 millions de naissances en 2025, soit plus que l’Union européenne et la Russie réunies (environ 5 millions).
(projections ONU) pic.twitter.com/ArNUvoB5DY
— Impact (@ImpactMediaFR) February 11, 2026
Deux mondes démographiques
Au Nigeria, la pyramide des âges reste massive à la base. Le taux de fécondité avoisine encore 5 enfants par femme, malgré une baisse progressive depuis les années 1980. La population est extrêmement jeune, avec une dynamique naturelle puissante.
En Europe, la situation est inversée. Le taux de fécondité moyen dans l’Union européenne est tombé autour de 1,38 enfant par femme, très en dessous du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1. La Russie, confrontée à une crise démographique prolongée, oscille entre 1,2 et 1,4 million de naissances annuelles pour plus de 140 millions d’habitants.
Résultat : des pyramides des âges opposées. Une Afrique subsaharienne jeune et en expansion. Une Europe vieillissante, dont la base démographique se contracte.
2050 : le Nigeria troisième puissance démographique mondiale
Selon les projections des Nations unies, le Nigeria pourrait atteindre 377 millions d’habitants d’ici 2050, devenant le troisième pays le plus peuplé du monde derrière l’Inde et la Chine, devant les États-Unis.
Le pays devra alors absorber près de 150 millions d’habitants supplémentaires en moins d’une génération. Déjà aujourd’hui, la pression sur l’emploi est considérable : chaque année, environ 600 000 diplômés arrivent sur un marché incapable d’absorber la demande. La Banque mondiale estime que le Nigeria devrait créer 2,5 millions d’emplois par an pour suivre le rythme démographique.
L’agriculture, autrefois florissante avant la focalisation sur le pétrole, peine à nourrir la population. Le pays importe pour plus de 20 milliards d’euros de denrées alimentaires par an. L’insécurité alimentaire touche des millions de personnes. Les infrastructures sont sous tension. Les enlèvements et l’insécurité freinent les investissements.
Ce déséquilibre démographique ne relève pas de la simple statistique. Il crée mécaniquement une pression migratoire. Une jeunesse nombreuse, confrontée à un manque d’emplois et à des difficultés économiques, regarde vers l’Europe.
Dans le même temps, l’Union européenne, confrontée à son vieillissement accéléré et à la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, compense par l’immigration. La logique est connue : combler les déficits démographiques par des flux migratoires.
Mais cette réponse de court terme transforme en profondeur la structure des sociétés européennes. La question ne se limite pas à l’économie. Elle touche à la cohésion sociale, à l’équilibre culturel, à la capacité d’intégration.
L’Europe face à son choix
L’hiver démographique européen est désormais une réalité mesurable. Moins de naissances, plus de vieillissement, une base active qui se réduit. Le contraste avec le Nigeria – 7,6 millions de naissances en une seule année – souligne l’ampleur du fossé. En proportion, un pays trois fois moins peuplé que l’ensemble européen produit davantage de naissances.
Face à cette dynamique, deux stratégies s’opposent. Soit l’Europe relance sa natalité par une politique familiale ambitieuse, soit elle s’en remet durablement aux flux migratoires pour soutenir son modèle économique.
Les projections démographiques ne sont pas des opinions. Elles dessinent des trajectoires. Et celles-ci montrent un continent européen en déclin relatif face à une Afrique subsaharienne en expansion rapide.
Le vertige démographique n’est plus une hypothèse. Il est déjà à l’œuvre.
Photo : Pixabay (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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