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L’acte d’achat des Français connaît une mutation profonde, presque invisible, mais bien réelle. Selon l’étude « SOFA so good : shopper sans bouger du canapé », réalisée par BNP Paribas Personal Finance avec Harris Interactive, le domicile est désormais devenu le centre névralgique de la consommation. Un basculement culturel majeur, qui traduit autant une évolution technologique qu’un changement des attentes vis-à-vis du commerce traditionnel.
Le canapé, nouveau centre de gravité de la consommation
L’étude montre qu’une large majorité des Français consomme désormais sans quitter son domicile. Ainsi, 72 % achètent des biens ou services en ligne au moins une fois par mois et, parmi eux, 93 % effectuent leurs achats directement depuis chez eux. Au total, 68 % des Français réalisent des achats en ligne depuis leur domicile au moins une fois par mois, ce que l’étude qualifie de consommateurs « SOFA ».
Le confort apparaît comme un moteur central. Le canapé devient même le lieu privilégié pour acheter en ligne, loin devant le bureau ou la table. Cette transformation s’inscrit dans une dynamique de long terme, renforcée par la généralisation du smartphone, du télétravail et des plateformes numériques, qui ont progressivement fait du foyer une interface permanente de consommation, comme le souligne la chronologie présentée dans l’étude (page 4).
Cette évolution est également alimentée par des facteurs économiques très concrets : 67 % des consommateurs indiquent que les promotions et prix plus attractifs en ligne pourraient les inciter à acheter davantage depuis chez eux, tandis que la livraison à domicile constitue un levier majeur pour près de 4 consommateurs sur 10.
Le smartphone, télécommande du commerce moderne
Le téléphone mobile s’impose désormais comme l’outil principal d’achat. Environ 65 % des consommateurs en ligne utilisent leur smartphone, devant l’ordinateur portable (54 %) et l’ordinateur fixe (29 %), ce qui confirme la dimension immédiate et impulsive de la consommation digitale.
Fait notable, cette pratique ne concerne plus seulement les jeunes générations. Les plus de 50 ans adoptent également ces usages, notamment pour les produits du quotidien, le high-tech ou encore les services pratiques, preuve que la digitalisation de la consommation touche désormais toutes les catégories de la population.
Dans ce contexte, les grandes plateformes de e-commerce et marketplaces dominent largement le parcours d’achat, représentant 57 % des canaux privilégiés, loin devant les sites de marques ou les boutiques physiques en ligne.
Des magasins physiques de plus en plus délaissés
Si 48 % des Français évoquent encore leur préférence pour le contact humain et le service en magasin comme frein à l’achat en ligne, cette attache traditionnelle semble s’éroder.
En pratique, la dégradation du service rendu dans de nombreuses boutiques joue un rôle non négligeable dans ce basculement. Personnel parfois peu formé, rotation élevée des employés, salaires faibles et manque d’implication commerciale : autant d’éléments qui réduisent l’expérience client et rendent l’achat en magasin moins attractif qu’auparavant.
À l’inverse, l’achat en ligne permet de comparer facilement les prix, d’accéder à des milliers d’avis et de consulter des tests vidéo détaillés avant l’achat. Cette montée en puissance des reviews vidéo et des comparatifs en ligne renforce la confiance du consommateur, qui peut se renseigner de manière autonome, souvent plus efficacement que face à un vendeur peu spécialisé.
L’intelligence artificielle, nouveau conseiller d’achat
Autre mutation majeure : l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans le parcours d’achat. L’étude souligne que plus d’un consommateur sur deux (54 %) a déjà acheté un produit après une recherche effectuée via une IA générative, preuve que le commerce devient progressivement conversationnel.
Le moteur de recherche reste incontournable (94 % des acheteurs en ligne y ont recours), mais l’IA accompagne désormais la découverte, la comparaison et même la décision d’achat. Elle simplifie le processus, réduit les frictions et personnalise l’expérience, rendant l’achat en ligne toujours plus fluide.
Une mutation durable du commerce français
L’étude met en évidence une transformation structurelle : la consommation ne dépend plus des périodes de soldes ou des déplacements en ville, mais s’inscrit désormais dans le quotidien domestique, tout au long de l’année.
Cette « économie du canapé » illustre une société digitalisée où le gain de temps, le confort et le prix priment sur l’expérience physique traditionnelle. Elle pose aussi la question de l’avenir des commerces de proximité, confrontés à une concurrence numérique permanente, souvent plus compétitive et mieux adaptée aux attentes modernes des consommateurs.
En creux, cette évolution révèle une réalité simple : lorsque l’expérience en boutique se dégrade et que l’information en ligne devient plus riche et plus accessible, le consommateur arbitre rapidement. Entre un déplacement contraignant et un achat rapide, documenté et livré à domicile, le choix devient, pour une majorité croissante de Français, presque évident.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Commerce : la révolution silencieuse du “shopping canapé” qui fragilise les magasins physiques”
Si je trouvais ce dont j’ai besoin dans les magasins traditionnels, je n’achèterais pas sur le net… mais que faire qund tout ce qui vous est proposé en magasin dans telle ou telle catégorie de produits vous est nocif?
La disparition du petit commerce et des boutiques a été voulue depuis longtemps… le smartphone et la multiplicité des offres sur le net sans bouger , sans prendre la voiture et toutes les galères pour se garer vont très vite condamner le commerce traditionnel encore prisé par quelques séniors. Ajoutez l’ IA pour les conseils et l’affaire est déjà pliée ! Les jeunes générations baignent dans les écrans pour tout( Doctolib, rencontres, achats, voyages) il restera les kebabs, pizzas et bouffe à bas prix et à emporter, les barbiers, les boutiques halal le reste n’a plus sa place en France.
Ridicule comme commentaire : 90% des achats sur internet viennent de Chine, d’Inde et d’Asie avec des composants encore plus nocifs !!!