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L’Espagne s’apprête à régulariser jusqu’à 500 000 migrants déjà présents sur son territoire. Présentée comme une mesure « humaniste » et pragmatique, l’opération vise en réalité à combler une pénurie massive de main-d’œuvre dans le secteur du grand âge. Les employeurs de la dépendance affirment pouvoir absorber à eux seuls 160 000 de ces nouveaux régularisés.
Le pays manque officiellement de 160 000 professionnels pour s’occuper des personnes âgées ou dépendantes. D’ici 2030, les besoins pourraient atteindre plus de 600 000 travailleurs supplémentaires. La réponse choisie par Madrid est claire : importer, régulariser, intégrer dans les métiers les plus pénibles.
Une génération qui a voté l’ouverture… et en réclame aujourd’hui les effets
Il y a une ironie que peu de commentateurs relèvent. L’Espagne est l’un des pays d’Europe qui a le plus soutenu, depuis vingt ans, les politiques d’ouverture migratoire. Cette orientation a largement été validée par un électorat vieillissant, convaincu que l’immigration constituait une richesse économique et un moteur de croissance.
Aujourd’hui, ce sont précisément ces générations âgées – désormais plus de 20 % de la population – qui dépendent d’une main-d’œuvre étrangère pour assurer leur prise en charge quotidienne. Le vieillissement accéléré, combiné à une natalité effondrée, produit une équation implacable : moins d’enfants, plus de personnes dépendantes, donc recours massif à l’immigration.
La jeunesse espagnole, elle, continue de subir chômage structurel, précarité salariale et difficultés d’accès au logement. Mais le débat public s’organise désormais autour d’un autre impératif : faire fonctionner coûte que coûte le système social, quitte à institutionnaliser une dépendance durable à la main-d’œuvre étrangère.
Une solution au bénéfice des employeurs
La fédération patronale du secteur (FED) ne cache pas son intérêt. Les 160 000 postes à pourvoir concernent des métiers physiquement exigeants, souvent faiblement rémunérés : aides-soignants, auxiliaires de vie, personnel à domicile. La régularisation permettrait d’élargir immédiatement le vivier de travailleurs disponibles.
Les employeurs réclament en parallèle une reconnaissance accélérée des diplômes étrangers, aujourd’hui parfois bloquée pendant deux ou trois ans. Autrement dit, il s’agit de fluidifier au maximum l’intégration professionnelle de travailleurs venus de l’extérieur.
Le modèle est désormais assumé : face à la crise démographique, on ne réforme pas en profondeur l’organisation du travail, on ne revalorise pas massivement les métiers, on ne relance pas la natalité. On compense par l’immigration.
Cette stratégie n’est pas propre à l’Espagne. Elle s’inscrit dans une logique européenne plus large : transformer le vieillissement en justification permanente d’une politique migratoire expansive. L’immigration n’enrichit que les patrons disaient certains par le passé..
Un choix de société plus qu’une mesure technique
Le gouvernement espagnol, par la voix de la ministre Elma Saiz, défend une initiative « nécessaire » pour lutter contre l’économie informelle et sécuriser juridiquement des travailleurs déjà présents. Les bénéficiaires obtiendront un permis d’un an, renouvelable, avec droit immédiat au travail.
Mais derrière l’argument administratif se cache un choix politique majeur : substituer à la crise de natalité une réponse migratoire structurelle.
À court terme, le secteur du grand âge trouvera probablement un répit. À long terme, la question demeure : un pays peut-il continuer à externaliser sa reproduction démographique et sociale sans en transformer profondément l’équilibre culturel, ethnique économique et générationnel ?
L’Espagne semble avoir tranché. Reste à savoir si ce modèle, fondé sur l’importation permanente de main-d’œuvre pour soutenir un système social vieillissant, constitue une solution durable… ou l’aveu d’un renoncement.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Espagne : 160 000 migrants régularisés attendus dans le secteur du troisième âge”
Ces migrants »régularisés » ne resteront pas en Espagne! Ils viendront rapidement en France et ce sont encore les Français qui en hériteront!…
L’esclavagisme se porte fort bien en Espagne, en France, en Allemagne, etc.