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Le scandale des laits infantiles contaminés continue d’alimenter l’inquiétude des familles en France et en Europe. Depuis plus de deux mois, une vaste vague de rappels touche des préparations pour nourrissons commercialisées par plusieurs fabricants. En France, trois décès de bébés ayant consommé des laits visés par ces rappels ont été signalés, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations, même si aucun lien de cause à effet n’a pour l’instant été établi.
Cette affaire concerne notamment des produits de grands groupes du secteur, comme Nestlé, Danone ou Lactalis, mais aussi d’autres fabricants. Tous ces rappels ont pour point commun la présence d’un ingrédient utilisé dans la composition de certaines préparations pour nourrissons selon Le Figaro.
Une contamination liée à un ingrédient importé de Chine
Les investigations ont permis d’identifier une huile riche en acide arachidonique, utilisée dans l’alimentation infantile pour contribuer au développement des bébés, comme source possible de la contamination. Cet ingrédient est fourni par un fournisseur chinois.
La contamination concerne la toxine céréulide, susceptible de provoquer des vomissements dangereux chez les nourrissons. Cette toxine a été détectée dans des échantillons prélevés chez un bébé hospitalisé à Montpellier, selon des informations révélées par Radio France.
Face à l’ampleur de l’affaire, l’Union européenne a décidé de renforcer les contrôles sur les importations de cette substance. Les douanes devront désormais contrôler 50 % des envois provenant de Chine de cette huile, considérée comme « posant probablement un risque sérieux pour la santé humaine ».
Depuis décembre, plusieurs fabricants ont procédé au rappel de préparations pour nourrissons susceptibles d’être contaminées dans plus de 60 pays.
Le Conseil d’État rejette le recours des familles
Sur le plan judiciaire, le Conseil d’État a rejeté le recours en référé déposé par le collectif de familles Intox’Alim, qui contestait les recommandations sanitaires mises en place par les autorités pour le suivi des nourrissons ayant consommé ces laits.
Le collectif, qui représente 37 familles dont 24 ont déjà porté plainte, accusait notamment le ministère de la Santé de faire obstacle à certaines analyses sur les produits concernés.
La haute juridiction administrative a toutefois estimé que les recommandations sanitaires mises en place par l’État n’étaient pas « de nature à porter une atteinte grave au droit à la vie et à la protection de la santé ». Selon le Conseil d’État, ces recommandations ne peuvent être que « synthétiques » et n’ont pas d’incidence directe sur la prise en charge médicale des nourrissons.
Des enquêtes judiciaires sont par ailleurs en cours en France concernant les décès de trois bébés susceptibles d’avoir consommé ces produits.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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