Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a condamné, jeudi 5 mars, un ressortissant géorgien à quatre ans de prison ferme pour une série de vols et tentatives de vols commis dans les Côtes d’Armor à l’automne 2024. La juridiction a également prononcé à son encontre une interdiction définitive du territoire français.
Les faits ont marqué de nombreuses communes du département. 54 cambriolages et tentatives avaient été commis en quelques jours dans plusieurs localités des Côtes d’Armor. Principalement dans le Centre-Bretagne, mais aussi du côté de Tréguier et de Trémuson. Dans plusieurs habitations, les malfaiteurs s’étaient emparés de bijoux, d’objets connectés ou d’autres biens faciles à revendre.
Un mode opératoire organisé
À l’audience, le procureur de la République de Saint-Brieuc a dénoncé « une industrialisation du cambriolage », soulignant le rythme particulièrement soutenu des faits. Le ministère public a décrit un système structuré reposant sur des repérages réalisés dans la journée, avant des passages à l’acte durant la nuit.
« Nous sommes face à une équipe très organisée pour pouvoir assurer un rythme aussi soutenu. Après des repérages en journée, les vols avaient lieu la nuit. Il s’agit d’un trafic très lucratif, structuré, mobile, pour frapper vite et disparaître. Le mode opératoire était bien défini, les secteurs visés changeaient chaque nuit pour ne pas se faire repérer », a déclaré le procureur, cité par Ouest-France.
Les enquêteurs ont estimé le butin total à près de 90 000 €. Dans certains cas, les pertes ont été particulièrement importantes : une victime s’est vu dérober pour 57 500 € de bijoux.
Des victimes fortement marquées
Au cours de l’audience, plusieurs victimes ont décrit les conséquences durables de ces intrusions dans leur domicile. Un père de famille a ainsi déclaré à la barre : « Monsieur, vous avez enlevé la sécurité de nos enfants ».
Le Télégramme rapporte également le témoignage d’une autre famille : « Mon enfant de 13 ans ne veut plus dormir dans sa maison à cause de ce monsieur ». Ces récits illustrent le sentiment d’insécurité laissé par cette série de cambriolages dans les communes touchées.
L’avocat de certaines parties civiles, Me Éric Tabard, a estimé que le prévenu appartenait à « une mafia très puissante, dont il est une petite main, mais il ne dira rien ».
Le tribunal a finalement condamné le trentenaire géorgien à quatre ans de prison ferme. Il devra également verser plus de 83 000 € de dommages et intérêts aux victimes et fera l’objet d’une interdiction définitive du territoire français à l’issue de sa peine.
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