Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars, deux hommes de nationalité géorgienne ont été interpellés sur la RN12, à hauteur de Sainte-Sève, près de Morlaix, alors qu’ils transportaient dans leur véhicule près d’une tonne de câbles en acier ou en cuivre. Tous deux étaient en situation irrégulière sur le territoire français et faisaient l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Une affaire qui relance, une fois encore, la question de la délinquance commise par des étrangers déjà visés par une mesure d’éloignement.
Le contrôle routier tourne à l’affaire judiciaire
Selon un article du Télégramme, une unité du Psig de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix a repéré, vers 3 heures du matin, une voiture « qui roulait quasiment sur les essieux ». Les gendarmes ont alors procédé au contrôle du véhicule sur la RN12, dans le sens Brest-Morlaix.
À bord, les militaires ont découvert « près d’une tonne de câbles qui semblaient être faits d’acier ou de cuivre blanc », rapporte de son côté Ouest-France. Le quotidien précise que leur revente « peut rapporter des milliers d’euros ». Incapables d’expliquer la provenance de cette cargaison, les deux hommes, âgés de 39 et 31 ans, ont été placés en garde à vue.
Le plus âgé des deux a été déféré au parquet de Brest puis condamné, à l’issue d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, à six mois de prison ferme pour vol, une peine qu’il effectuera sous bracelet électronique. Le second sera jugé en juillet, par ordonnance pénale, au tribunal de proximité de Morlaix.
Une affaire qui s’ajoute à d’autres dossiers bretons
Les deux hommes ont ensuite été conduits au centre de rétention administrative de Rennes. Ils étaient tous deux sous le coup d’une OQTF.
Cette affaire intervient quelques jours seulement après une autre condamnation visant un ressortissant géorgien en Bretagne. Le 6 mars dernier, nous rapportions qu’un Géorgien avait été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à quatre ans de prison ferme pour 54 cambriolages et tentatives commis en onze jours dans les Côtes d’Armor.
Lors de cette audience, le procureur avait dénoncé « une industrialisation du cambriolage » et décrit « un trafic très lucratif, structuré, mobile, pour frapper vite et disparaître ». Au-delà des dossiers eux-mêmes, ces affaires rappellent la présence, en Bretagne aussi, d’une délinquance mobile et organisée, dans un contexte où l’exécution effective des mesures d’éloignement continue de poser question.
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