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Le gouvernement italien vient de suspendre le renouvellement automatique d’un accord de coopération militaire avec Israël. Un signal politique fort envoyé au gouvernement Netanyahou, qui, avec le refus italien de soutenir la guerre américano-israélienne contre l’Iran, a fortement irrité le président américain Donald Trump, qui a durement et enfantinement attaqué Giorgia Meloni.
Blocage d’un accord militaire en vigueur depuis 2005
Dans un contexte de guerre avec l’Iran, le gouvernement italien a pris officiellement ses distances politiques avec Benjamin Netanyahu. Une lettre envoyée par le ministre de la Défense Guido Crosetto à son homologue israélien, Israël Katz, a en effet suspendu le renouvellement du mémorandum d’entente entre l’Italie et Israël en matière de coopération militaire et de défense.
« Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël.(…) Quand il y a des choses que nous ne partageons pas, nous agissons en conséquence.» Giorgia Meloni
Il faut toutefois préciser qu’il ne s’agit pas de déchirer un traité existant, mais de bloquer le renouvellement tacite d’un accord prévoyant une durée de cinq ans, renouvelable automatiquement en l’absence de renoncement écrit. Introduit en 2005, le renouvellement était prévu pour débuter le 14 avril 2026 et se poursuivre jusqu’en 2031, mais la lettre expédiée a effectivement suspendu l’accord.
Jérusalem minimise
Si Jérusalem minimise sa portée, arguant que cela n’affectera pas la sécurité d’Israël , connaissant la susceptibilité d’un État hébreux habitué à une allégeance inconditionnelle et sans discernement aucun de la part de ses partenaires occidentaux, la nouvelle est quasi-révolutionnaire. D’autant plus que les prises de position critiques à l’égard de la politique de Benjamin Netanyahu ne s’étaient jusqu’à présent jamais matérialisées, relevant plus de la posture que de la manifestation de souveraineté.
Réaction de Donald Trump
Avec toute la classe qui le distingue, Donald Trump a réagi, déclarant dans une entrevue exclusive au quotidien italien Il corriere della Sera, « être choqué » parce que Giorgia Meloni « est très différente de ce que je pensais » (sic). Se référant au refus italien d’ouvrir son espace aérien aux avions de chasse américains et, plus largement, au refus d’entrer dans la guerre contre l’Iran, il accuse la Romaine de vouloir « le pétrole sans le risque« , tentant même de monter les lecteurs contre cette dernière : « Les Italiens aiment-ils le fait que votre premier ministre ne nous donne aucune aide pour obtenir le pétrole ? » Ajoutant : « Elle se fout de savoir si l’Iran a une arme nucléaire, une arme capable de pulvériser l’Italie en deux minutes s’il en avait la possibilité ». Une tentative de semer la discorde qui a peu de chances d’être prise au sérieux.
Cela s’inscrit dans un contexte de dégradations des relations entre les deux chefs d’État, suite notamment aux attaques verbales virulentes du trublion de Washington contre le pape Léon XIV.
Une Italie compacte face aux accusations trumpiennes
La principale opposante de Giorgia Meloni, Elly Schlein, secrétaire générale du Parti démocrate, qui avait jusque-là habitué les Italiens à une opposition crasse au gouvernement, critiquant même les mesures de bon sens parfaitement partageables, a applaudi la décision :
« Je tiens à exprimer notre condamnation la plus ferme quant à l’attaque du président Donald Trump contre la présidente du conseil Giorgia Meloni, pour avoir dûment exprimé sa solidarité au Pape Leone, et je veux rappeler que l’Italie est un pays libre et souverain et que notre constitution est claire : l’Italie rejette la guerre, aucun chef d’État étranger ne peut se permettre d’attaquer ou de menacer, ni manquer de respect à notre pays et au notre gouvernement. Nous sommes des adversaires dans cette salle, mais nous n’accepterons pas d’attaques ou de menaces envers le gouvernement. »
Du jamais-vu.
Il serait évidemment faux de prétendre que cette décision de bloquer un accord historique de collaboration militaire avec Israël équivaudrait à une rupture avec Tel-Aviv, ou à un quelconque revirement de la politique étrangère italienne.
Mais, en espérant que de telles initiatives se multiplient pour que le carnage au Moyen-Orient cesse, on ne peut que saluer cette modeste manifestation de souveraineté.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “L’Italie suspend un accord de collaboration militaire avec Israël. Trump attaque Meloni”
Les Européens doivent mettre fin a l’allégeance envers l’état d’Israël et les Américains pour retrouver leur dignité ainsi que leur libre arbitre ; par la même occasion mettre fin a leur appartenance a l’Otan et créer leur propre partenariat de défense commune.
Elle n’est pas « chique type » Meloni! Nous avons un nouvel abbé et nous en manquons il pourrait prêter main-forte à l’abbé Aldazur pour éclairer Dognin. Dom Trompe remplirait les églises comme Maunoir qui convertissait à grands renforts d’aimables penderies » comme disait la catin Marquise de Sévigné!