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Ce week-end, le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray accueille le Grand Pardon, quatre siècles après les apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic entre 1623 et 1625. Le rassemblement, qui réunit chaque année une vingtaine de milliers de fidèles, doit son nom à son ampleur autant qu’à la dignité de celle qu’il célèbre : sainte Anne est la patronne de la Bretagne.
L’édition 2026 se place sous la présidence de Mgr Matthieu Dupont, évêque de Laval. La paix sera au cœur de la prière de ces deux journées.
Samedi 25 juillet
Les célébrations s’ouvrent à 15 h à la maison Nicolazic avec les engagements au sein de la Confrérie de sainte Anne. Cette confrérie n’est pas une nouveauté : créée en 1641 par Mgr de Rosmadec, alors évêque de Vannes, elle vient d’être relancée par le diocèse et le sanctuaire à la suite du Jubilé de 2025.
Suivront la procession dans les rues de la commune à 16 h, les premières vêpres à la basilique à 17 h, la messe au Mémorial à 18 h, puis une animation spirituelle à 19 h 45 sur le thème « Sainte Anne, modèle d’espérance ». La journée s’achève à 21 h par la veillée aux flambeaux, au cours de laquelle est rappelé le récit des apparitions.
Dimanche 26 juillet
Laudes à 8 h. À 9 h, messe en breton dans la basilique, présidée par Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. La grande procession part à 10 h 15 par la rue de Vannes, avant la messe pontificale au Mémorial à 11 h.
L’après-midi mêle liturgie et culture : moment musical à 14 h avec l’Ensemble vocal de Saint-Maurice, venu de Suisse, chapelet à 15 h 15, vêpres solennelles à 16 h, puis fest-deiz à 17 h 30 sur le parvis de la basilique avec les Kanerion Pleuigner. Dernière messe à 19 h dans la basilique.
Informations pratiques
Les illuminations nocturnes du sanctuaire ont lieu les 24 et 25 juillet, de 22 h 30 à 1 h du matin. Un marché des créateurs et une restauration sur place accompagnent les deux journées.
Les offices au Mémorial se déroulant en plein air, le sanctuaire invite les pèlerins à venir avec leur siège pliant.
Ce que le Pardon dit de la Bretagne
Vingt mille personnes réunies un week-end de juillet autour d’une dévotion vieille de quatre siècles, une messe en breton, un fest-deiz sur le parvis, une confrérie du XVIIe siècle qu’on relance : voilà un ensemble qu’on nous explique régulièrement comme résiduel, folklorique, appelé à s’éteindre avec les dernières générations qui l’ont connu.
Les chiffres disent autre chose. Le Pardon tient, et il tient parce qu’il ne sépare pas ce que la modernité s’obstine à découper — la foi d’un côté, la langue de l’autre, la musique et la danse en troisième lieu, comme autant de rayons distincts. À Sainte-Anne, la messe en breton et le fest-deiz relèvent du même mouvement. C’est précisément ce qui fait la solidité de l’ensemble, et ce que les politiques culturelles institutionnelles, qui subventionnent volontiers la danse en oubliant le reste, ne parviennent jamais à reproduire.
Ceux qui viendront ce week-end à Sainte-Anne-d’Auray n’y verront pas une reconstitution. Ils y verront une chose vivante, transmise, et qui n’a besoin de l’autorisation de personne.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray : 20 000 pèlerins attendus les 25 et 26 juillet”
Ah zut! Vous auriez du faire cet article beaucoup plus tôt
Un classique de notre Culture et de nos Traditions Ancestrales présente partout héritière d’une déesse séculaire celte, bien sûr badigeonnée et ripolinée aux couleurs du Patriarcat de Tours et de Rome en pleine déshérence! Mais le Cosmos reste!