L’IA échoue à 76 % des tâches professionnelles — après 1 600 milliards investis

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Des chercheurs de l’université de Berkeley ont soumis les systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés à 1 500 tâches professionnelles réelles, couvrant 55 métiers. Le meilleur modèle en a réussi un quart. Sur les tâches classées les plus difficiles, aucun n’en a réussi une seule.

Le secteur a dépensé 1 600 milliards de dollars à ce jour.

Cinquante-cinq métiers passés au crible

Le protocole, baptisé « Agents’ Last Exam » par le Center for Responsible, Decentralized Intelligence, s’appuie sur des tâches établies par des professionnels de chaque secteur. Développement logiciel et graphisme, les cibles habituelles. Mais aussi ingénierie maritime, agriculture, production audio, santé publique.

Cinq systèmes commerciaux ont été évalués — GPT-5.5 d’OpenAI, Fable 5 d’Anthropic, Composer 2.5 de Cursor, Gemini 3.1 Pro de Google — auxquels s’ajoutent deux modèles chinois en accès libre.

GPT-5.5 arrive en tête avec 24 % de réussite. Sur le palier le plus exigeant, tous tombent à zéro.

« Les agents actuels résolvent une fraction significative des tâches professionnelles », écrivent les chercheurs. Mais dès qu’il s’agit de raisonnement soutenu, d’expertise approfondie et d’exécution fiable dans la durée, « ils restent loin du niveau humain ».

Fable 5, douze fois plus cher pour le même résultat

L’étude glisse une comparaison de coûts que les acheteurs apprécieront. Le modèle d’Anthropic, présenté comme la pointe de la technologie, obtient des performances comparables à celles de ses concurrents. Pour un coût par tâche accomplie quatre à douze fois supérieur.

« Ce n’est pas le secteur, c’est la nature du travail »

Les chercheurs préviennent que ces résultats ne protégeront personne.

« Même si les taux de réussite restent bas, les métiers dominés par des procédures routinières et bien définies seront perturbés en premier, tandis que les fonctions à forte intensité décisionnelle résisteront plus longtemps », explique Dawn Song, informaticienne à Berkeley et co-auteure de l’étude. « Le facteur déterminant n’est pas le secteur, mais la nature du travail. »

Les auteurs relèvent un point que les salariés connaissent : l’outil n’a pas besoin de fonctionner pour peser sur l’emploi. Un poste se supprime sur une anticipation, pas sur un gain mesuré.

Les 1 600 milliards de dollars engagés dans le secteur ne montrent aucun signe de ralentissement.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “L’IA échoue à 76 % des tâches professionnelles — après 1 600 milliards investis”

  1. Franck dit :

    Par contre pour la surveillance des population cela est top.

  2. Tirpitz dit :

    Le soufflet commence à retomber.

  3. Pierre dit :

    Deux perspectives à prendre en compte:

    1/ La piètre qualité des résultats n’empêche pas la production de résultats, et pour les plus hauts décideurs cela est suffisant pour décider d’aller plus loin.
    Le transport maritime des années 80 en a été témoin, lorsque les sociétés de routage météorologique maritime destinées à optimiser les trajets de navires de commerce basé sur des prévisions météo ont été choisies par les armateurs et leurs « propositions » imposées aux capitaines (avec menace de licenciement), les navires de commerce ont affronté des conditions météorologiques inacceptables (en 1987 j’ai subi 3 fois le même cyclone, dont une fois dans la moitié « non favorable », à bord d’un pétrolier en charge, au large de la Floride, puis la tempête du 17 octobre 1987 dans le rail d’Ouessant, en raison de routage météorologique balbutiant). En effet, la courbe d’apprentissage des « moyens alternatifs » est plus rapide, fût-ce au détriment des personnels en place, et cette courbe d’apprentissage est plus importante même qu’une flotte de cargos, sans compter des détails négligeables comme les marins; tant que les hauts décideurs et leurs plus proches serviteurs ne sont pas directement affectés… on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

    2/ La perfection du travail (le bel ouvrage, la belle ouvrage comme on disait autrefois) n’intéresse pas les hauts décideurs, car les personnes capables d’un travail de haute qualité sont les plus susceptibles d’avoir une volonté propre difficile à briser, et donc un esprit d’indépendance qui est bien plus insupportable que des productions médiocres. Il faut donc se débarrasser de ceux qui sont, pour le moment, nécessaires au fonctionnement des activités industrielles, et ce genre de recherche mesure les efforts à faire pour y arriver. Du point de vue des hauts décideurs, ces 24% de réussite sont un « bon signe » parce qu’ils montrent que le chemin parcouru est déjà vraiment notable, de plus ils permettent d’organiser les prochaines étapes.

    Pour remettre les choses en perspective, revenons sur l’histoire de l’accroissement des sciences et des techniques entre 1920 et 1960: pour contrer l’excellence des écoles de pensée européennes les USA ont simplement multiplié le nombre de personnes produisant, même médiocrement, des résultats en recherche et développement, quitte à multiplier les échecs et les demi-échecs, puis ont imposé la quantité de documents produits comme mesure de la performance dans les sciences et techniques. Ce que l’IA fait aujourd’hui c’est la même chose à un facteur faramineux le système de filtrage et de promotion des meilleures solutions étant encore balbutiant.

  4. Pierre dit :

    Deux perspectives à prendre en compte:

    1/ La piètre qualité des résultats n’empêche pas la production de résultats, et pour les plus hauts décideurs cela est suffisant pour décider d’aller plus loin.
    Le transport maritime des années 80 en a été témoin, lorsque les sociétés de routage météorologique maritime destinées à optimiser les trajets de navires de commerce basé sur des prévisions météo ont été choisies par les armateurs et leurs « propositions » imposées aux capitaines (avec menace de licenciement), les navires de commerce ont affronté des conditions météorologiques inacceptables (en 1987 j’ai subi 3 fois le même cyclone, dont une fois dans la moitié « non favorable », à bord d’un pétrolier en charge, au large de la Floride, puis la tempête du 17 octobre 1987 dans le rail d’Ouessant, en raison de routage météorologique balbutiant). En effet, la courbe d’apprentissage des « moyens alternatifs » est plus rapide, fût-ce au détriment des personnels en place, et cette courbe d’apprentissage est plus importante même qu’une flotte de cargos, sans compter des détails négligeables comme les marins; tant que les hauts décideurs et leurs plus proches serviteurs ne sont pas directement affectés… on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

    2/ La perfection du travail (le bel ouvrage, la belle ouvrage comme on disait autrefois) n’intéresse pas les hauts décideurs, car les personnes capables d’un travail de haute qualité sont les plus susceptibles d’avoir une volonté propre difficile à briser, et donc un esprit d’indépendance qui est bien plus insupportable que des productions médiocres Il faut donc se débarrasser de ceux qui sont, pour le moment, nécessaires au fonctionnement des activités industrielles, et ce genre de recherche mesure les efforts à faire pour y arriver. Du point de vue des hauts décideurs, ces 24% de réussite sont un « bon signe » parce qu’ils montrent que le chemin parcouru est déjà vraiment notable, de plus ils permettent d’organiser les prochaines étapes.

    Pour remettre les choses en perspective, revenons sur l’histoire de l’accroissement des sciences et des techniques entre 1920 et 1960: pour contrer l’excellence des écoles de pensée européennes les USA ont simplement multiplié le nombre de personnes produisant, même médiocrement, des résultats en recherche et développement, quitte à multiplier les échecs et les demi-échecs, puis ont imposé la quantité de documents produits comme mesure de la performance dans les sciences et techniques. Ce que l’IA fait aujourd’hui c’est la même chose à un facteur faramineux le système de filtrage et de promotion des meilleures solutions étant encore balbutiant.

  5. Alain DUWELZ dit :

    Je n’ai toujours pas réussi à faire tenir un tournevis à mon ordinateur, ni à lui faire passer la tondeuse dans la pelouse du jardin. M’aurait on menti sur les capacités de cette ineptie idiote ?

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