France Inter : deux minutes trente qui font trembler la Maison ronde

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Il aura suffi de deux minutes et trente secondes, diffusées un dimanche matin à 7 h 42, pour que la citadelle de France Inter sonne le tocsin. Plus de quatre cents salariés de Radio France, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité une motion exigeant le retrait de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Faute d’obtenir satisfaction, ils menacent de déposer un préavis de grève.

La première chronique incriminée ne contenait pourtant aucune apologie du national-socialisme, aucune proclamation séditieuse, pas même l’ombre d’une provocation. Charles Sapin y parlait, fort paisiblement, du poids de la dette dans la prochaine campagne présidentielle. Les représentants du personnel reconnaissent d’ailleurs qu’il n’y avait « rien à redire sur le fond ». Son crime est ailleurs : il travaille pour un journal de droite.

La semaine de France Inter compte 10 080 minutes d’antenne. Charles Sapin devait en occuper deux et demie, soit 0,025 % du temps de diffusion. Encore fallait-il supporter cette effroyable intrusion au milieu d’un océan de conformisme progressiste. Cela excédait manifestement les forces morales des gardiens du temple.

Vue de Bretagne, l’affaire prend une saveur plus amère encore. Nous ne disposons pas d’une véritable liberté radiophonique bretonne ni d’un service public audiovisuel conçu par nous, pour nous, dans nos langues et selon nos propres préoccupations. Radio France constitue donc le rappel quotidien de notre sujétion médiatique à Paris. L’écouter est doublement insupportable : d’abord parce que sa voix nous rappelle sans cesse qui tient l’émetteur ; ensuite parce que cet instrument centralisé débite, jusque dans nos ports et nos campagnes, le catéchisme progressiste d’une petite caste parisienne. À la tutelle politique s’ajoute la férule idéologique.

L’affaire serait seulement bouffonne si elle ne révélait une intolérance crasse. Salomé Saqué, venue du média d’extrême gauche Blast, peut prendre place devant le micro sans provoquer la moindre assemblée générale. Des humoristes maison peuvent comparer Charles Sapin à un néonazi, assimiler le député Jean-Philippe Tanguy à un rat et railler son homosexualité : la conscience syndicale, si prompte à s’émouvoir, demeure alors aussi silencieuse qu’une carpe. À France Inter, la haine devient une plaisanterie dès lors qu’elle frappe du bon côté.

Le plus inquiétant réside pourtant dans cet aveu collectif. Comment des journalistes qui refusent jusqu’à la présence infinitésimale d’une voix de droite pourraient-ils prétendre informer avec honnêteté un pays dont une large partie des électeurs pense précisément à droite ? Ces gens ne veulent pas du pluralisme ; ils veulent conserver le droit de décider quelles opinions sont fréquentables et lesquelles doivent être rejetées hors du cercle de la raison.

Cette menace de grève ressemble au chant du cygne d’une gauche radiophonique fossilisée. Elle sent son monopole lui échapper et s’agrippe à ses micros comme une vieille aristocratie à ses privilèges. Elle avait fini par confondre le service public avec son domaine réservé, la Maison ronde avec une maison de famille et l’argent du contribuable avec une rente idéologique.

Radio France n’appartient pourtant ni à la CGT, ni au SNJ, ni aux rédactions parisiennes. Sa mission lui commande de servir tous les citoyens français, non d’administrer quotidiennement la communion d’une bourgeoisie progressiste. Puisque ses salariés refusent même deux minutes trente de contradiction par semaine, il faudra tirer les conséquences de leur sécession. Un service public qui récuse le public ne mérite plus ni son nom ni ses subsides.

Qu’ils fassent donc grève. Pour une fois, France Inter donnera du repos aux oreilles des contribuables et, en Bretagne, quelques instants de silence parisien.

Trystan Mordrel

[email protected]

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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11 réponses à “France Inter : deux minutes trente qui font trembler la Maison ronde”

  1. vert dit :

    La direction pied au mur.
    A décidée de ne pas céder aux syndicats.
    M sapin est maintenu .
    On verra si cette radio woke fera grève le 12 et 13

  2. guillemot dit :

    France inter n’est plus depuis bien longtemps « un service public » au service de tous; il est au service d’une bande de gogos bobos qui se la pètent et qui « savent » et les intervenants vivent grassement, pour la majorité d’entre eux, grassement avec notre argent

  3. Hadrien Lemur dit :

    Bravo pour l’article. Quand on décortique le nom « France Inter » et que l’on cherche la définition d’inter du Larousse on trouve : Préfixe, du latin inter, entre, exprimant la réciprocité ou l’action mutuelle (interdépendant) ?? Ils ont du boulot si ils veulent coller à leur définition.

  4. pschitt dit :

    Les salariés de Radio France s’avèrent collectivement idiots dans cette affaire. Ils s’acharnent à démontrer eux-mêmes le manque de neutralité qui leur est reproché ! Privatisation !!!

  5. Ronan dit :

    Demat TVL a commis une nouvelle émission hier sur les médias en remplacement d’I Média avec Floriane Jeannin et Martial Bild ; elle est sur YouTube et parle notamment de la chaîne Legend ; vous verrez bien si oui ou non cela complètera cet article. Kenavo

  6. Tirpitz dit :

    Comme dirait Léodagan : cramez tout.

  7. 357 Magnum dit :

    Radio France est un média de propagande de gauche payé par nos impôts tout comme la CGT vivant de subventions…..citez moi un organisme de droite subventionné ?

  8. Franck dit :

    Qu’ils fassent grève, qu’ils aillent jusqu’au bout de leurs revendications, que le service public s’éffondre et qu’on en parle plus. Ça fera des économies pour l’état et ça obligera ses employés à se trouver un vrai travail. Ça fait des décennies que je n’écoute ni regarde plus le service public, des gens que nous payons et qui se fichent ouvertement de nous

  9. grandjean dit :

    France inter + la Lucet, voilà de quoi crier « au secours » une concentration de nullité à jeter au feu !

  10. Brunroufe dit :

    357 Magnum dit :
    04/09/2026 10:22 à 10 h 22 min

    Radio France est un média de propagande de gauche payé par nos impôts tout comme la CGT vivant de subventions…..citez moi un organisme de droite subventionné ?

    Réponse: Le Figaro

  11. Maurice dit :

    @357 Magnum : il me semble que le Figaro et Valeurs Actuelles reçoivent des subventions. De même que tous les partis politiques (donc ceux aussi à droite), les mairies de droite (et de gauche), la région Auvergne-Rhône-Alpes ou certaines municipalités du Sud de la France attribuent des subventions locales à des écoles privées confessionnelles, ou à des organismes d’aide à la famille d’orientation conservatrice. On peut continuer la liste mais cela agacerait tout le monde et raviverait des tensions. Donc non. L’idée est qu’aucune chaîne ou médias ne peut vivre sereinement sans subvention ou publicité (sauf peut-être le canard enchaîné je crois).

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