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19 000 personnes se sont immatriculées en 2025 sous le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI). À quelques mois de l’élection présidentielle, la Fédération de la vente directe (FVD) adresse aux candidats ses propositions pour un secteur qui, selon elle, fait travailler 700 000 personnes en France.
700 000 vendeurs, dont 80 % de femmes
Vente à domicile, vente en réunion, réseaux de vendeurs ou vente par les réseaux sociaux : la vente directe représente plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, d’après la fédération. Sur les 700 000 vendeurs, 150 000 sont salariés ou assimilés dans les entreprises adhérentes, selon des données de 2024 certifiées par un commissaire aux comptes. Les femmes représentent 80 % des vendeurs.
La FVD présente le secteur comme un « ascenseur social » : on peut y entrer sans diplôme, sans capital et sans réseau, pour un revenu principal ou un complément d’activité. Elle met en avant des profils variés, parents en quête d’horaires souples, retraités, personnes en reconversion ou jeunes sans expérience. Elle insiste aussi sur sa présence dans les zones rurales et périurbaines, souvent délaissées par d’autres formes de commerce.
Distinguer les entreprises contrôlées
La fédération reconnaît que le secteur suscite parfois des interrogations. Pour son délégué général, Frédéric Billon, « toutes les entreprises ne doivent pas payer pour les dérives de quelques-unes ». La FVD réserve l’adhésion aux entreprises qui acceptent un code éthique et un audit juridique avant leur adhésion, puis de façon régulière. Elle propose aussi un service de médiation aux consommateurs : en 2025, 105 dossiers ont été traités, dont 75 % résolus.
Son premier chantier porte sur le démarchage à domicile. Tout en condamnant les pratiques frauduleuses, la FVD demande que l’engagement déontologique vérifié soit reconnu par l’administration, que les contrôles soient allégés pour les entreprises présumées conformes afin de concentrer les moyens sur les autres, et que la fédération soit associée à toute évolution de la loi.
Des statuts vieux de 30 et 50 ans
Le deuxième chantier concerne les statuts des vendeurs. Celui de VRP date de 1975 et celui de VDI de 1993. Ils ne sont plus adaptés, selon la fédération, aux usages actuels, notamment numériques. Elle demande leur actualisation pour sécuriser leur cadre juridique, sans remettre en cause leur rôle de première marche vers l’activité.
Le troisième chantier vise la simplification administrative, en particulier pour les plus petites entreprises. La FVD réclame la suppression du délai de 7 jours avant tout paiement, une tolérance sur les règles de consentement et de démarchage téléphonique pour les micro-entreprises et les TPE, ainsi que la sortie des VDI de l’assiette du versement mobilité, la contribution des employeurs au financement des transports.
La fédération a demandé à rencontrer les candidats et leurs équipes chargées du projet économique.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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