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Les images de pillages, d’incendies et d’affrontements qui ont marqué les manifestations du samedi 17 octobre en France ont suscité de vives réactions à l’étranger. Plusieurs dirigeants, notamment aux États-Unis et en Europe centrale, y voient une illustration des dangers d’une politique migratoire jugée trop permissive.
À Paris, Lyon ou Marseille, des commerces ont été saccagés, tandis que l’hôtel de ville de Limoges était ravagé par un incendie volontaire. Selon un bilan du ministère de l’Intérieur communiqué dimanche soir, 2 397 personnes ont été interpellées au cours de la journée de samedi. Les manifestations, initialement organisées contre la vie chère et la dégradation des services publics, ont été émaillées de violences que les autorités françaises attribuent notamment à des groupes d’ultragauche et à des pilleurs opportunistes.
Washington et Budapest dénoncent la politique migratoire
« La France brûle ! », a écrit dimanche Donald Trump sur Truth Social. Le président américain rend l’immigration responsable des violences et appelle les autorités françaises à fermer leurs frontières. Dès samedi, son vice-président JD Vance avait accusé les dirigeants occidentaux d’avoir négligé les questions « d’assimilation et de compatibilité », selon Le Figaro. Il a également présenté ces événements comme un avertissement aux électeurs américains.
Western liberals imported the third world into France and other countries in the name of diversity and compassion. They ignored fundamental questions of assimilation and compatibility. They were told it would lead to this and they didn’t listen.
I pray that France, a beautiful country of amazing people, will stop this madness before more of its landmarks burn.
And I hope Americans are paying attention. This is the future congressional Democrats seek for your country.
— JD Vance (@JDVance) October 18, 2026
En Hongrie, le Premier ministre Péter Magyar a défendu la fermeté de son gouvernement en matière d’immigration. Selon Euronews, il estime que les violences françaises justifient une politique migratoire restrictive et une protection renforcée des frontières. En Pologne, Donald Tusk a réaffirmé la ligne stricte de Varsovie en matière d’asile, sans toutefois faire explicitement référence à la France.
Shocking videos and images are coming out of France. Historic buildings have been destroyed, hundreds of police officers have been injured, and enormous material damage has been caused amid the escalating vandalism and violence of recent days.
In the face of this senseless destruction and unjustified violence, perhaps it is now clear to everyone why Hungary advocates the strictest possible approach to migration, and why we will not weaken our border protection or immigration policy under any pressure.
I am glad that the current EU summit has made it clear that the overwhelming majority of European countries have woken up and want to break with the permissive policies of the past. We hope it is not too late.
Let there be no doubt: peaceful and lawful protest is one thing; vandalism and violence are quite another. The former is a fundamental right; the latter is a serious crime.
The Europe we all love is in serious trouble today. It is our responsibility, too, to help preserve our continent as the most wonderful place in the world for our children and grandchildren.
Europe can count on Hungary.
I express my full solidarity with the French people.
— Magyar Péter (Ne féljetek) (@magyarpeterMP) October 18, 2026
Nayib Bukele vante la méthode salvadorienne
Le président du Salvador a adopté un ton à la fois critique et encourageant. « Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître », a écrit Nayib Bukele à propos de la France. Il a assuré que son pays a surmonté des difficultés bien plus graves et estimé que la France pourrait en faire autant en une semaine.
J’ai entendu dire que la France était finie, qu’il était trop tard pour la sauver.
Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. Sa grandeur n’a pas disparu, elle ne demande qu’à renaître.
Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France.
La France pourrait y arriver en une semaine.
— Nayib Bukele (@nayibbukele) October 18, 2026
Depuis 2022, le Salvador applique un régime d’exception contre les gangs, accompagné d’arrestations massives et dénoncé par des organisations de défense des droits humains pour ses détentions arbitraires.
Ces prises de position témoignent du retentissement international des émeutes françaises. Elles alimentent surtout un débat sur l’immigration et le maintien de l’ordre, sans que le lien établi par certains dirigeants étrangers entre ces violences et la politique migratoire française soit à ce stade démontré.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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