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Plus de 500 000 personnes dans les rues, selon l’agence de notation canadienne Morningstar DBRS. Au lendemain de la journée de mobilisation contre la vie chère du samedi 17 octobre, l’agence a publié une note consacrée aux conséquences possibles de cette colère sociale sur les finances publiques françaises. Son message est clair : ce ne sont pas les dégâts des manifestations qui l’inquiètent, mais le risque de voir le pays incapable de redresser ses comptes à 6 mois de l’élection présidentielle.
Des dégâts sans conséquence majeure
Pour DBRS, le coût direct des violences et des dégradations commises en marge des cortèges devrait rester supportable pour l’État. Le danger tient ailleurs : des tensions sociales durables pourraient, selon l’agence, avoir des effets bien plus lourds sur les finances publiques et accroître le risque de blocage politique d’ici la présidentielle, prévue fin avril et début mai 2027.
Un budget 2027 déjà fragile
L’agence rappelle que depuis les législatives anticipées de juin et juillet 2024, l’Assemblée nationale est divisée en 3 grands blocs, ce qui rend les gouvernements instables. Le projet de budget pour 2027, qui vise un déficit public ramené à 5 % du PIB, doit déjà composer avec cette fragmentation. DBRS s’attendait à ce que le gouvernement consente des concessions pour obtenir une majorité. Un climat social plus tendu pourrait l’obliger à en faire davantage, au risque d’éloigner encore un objectif de redressement déjà repoussé. Dans une précédente note du 8 octobre, l’agence jugeait déjà que ce budget annonçait des difficultés pour réduire le déficit.
Des taux d’emprunt durablement élevés
Autre conséquence redoutée : le maintien de l’écart entre les taux auxquels la France emprunte et ceux de l’Allemagne, la référence en zone euro. Tant que les tensions sociales freineront l’action du gouvernement, cet écart pourrait rester à son niveau actuel. Des taux plus élevés sur la durée alourdiraient la charge de la dette et compliqueraient encore le redressement des comptes.
Une note déjà sous surveillance
La France est notée AA par DBRS. Le 18 septembre, l’agence avait abaissé la perspective de cette note de stable à négative, estimant que le risque de voir le gouvernement échouer à corriger les déséquilibres budgétaires avait augmenté. Des tensions sociales prolongées accentueraient ce risque, prévient-elle, surtout si le Parlement n’adopte pas un budget pour 2027 conforme à l’objectif de déficit. Une dégradation de la note pourrait ainsi intervenir en cours d’année si la situation ne s’améliore pas.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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