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34 % des Bretons sont en situation de précarité mobilité, soit environ 1 million de personnes, contre 31 % des Français. Ce chiffre, en hausse de 6 points depuis 2024, est tiré de la 4e édition du Baromètre des mobilités du quotidien, réalisé par Ipsos bva pour l’association Wimoov. Il ne concerne que la Bretagne administrative, c’est-à-dire la région à 4 départements, amputée de la Loire-Atlantique, rattachée aux Pays de la Loire. Le communiqué ne donne aucun chiffre pour la Bretagne historique.
La voiture, mode de transport de 77 % des Bretons
La voiture reste le principal moyen de déplacement pour 77 % des habitants de la région, contre 72 % au niveau national, et pour 91 % des habitants des zones rurales. Pour beaucoup, ce n’est pas un choix : 54 % des Bretons estiment ne pas pouvoir choisir leurs modes de transport du quotidien, et 82 % dans les territoires ruraux, contre 47 % des Français.
Les alternatives manquent. 45 % des habitants disent ne pas disposer de transports en commun près de chez eux, une proportion qui atteint 57 % dans le périurbain et 81 % à la campagne. Parmi les automobilistes, 77 % se sentent dépendants de leur voiture pour travailler, 81 % pour se soigner et 82 % pour faire leurs courses essentielles. En cas de panne, 68 % estiment qu’il leur serait difficile de la remplacer par un autre mode de transport, et 84 % chez les ruraux.
229 euros par mois
Les déplacements coûtent en moyenne 229 euros par mois aux ménages bretons, hors achat du véhicule, et 269 euros aux ruraux, contre 225 euros au niveau national. Ce poids est très inégal : les ménages dont le niveau de vie est inférieur à 1 200 euros par mois consacrent environ un quart de leur budget à leur mobilité, contre 11 % pour les ménages aisés.
Les Bretons sont aussi très sensibles au prix des carburants. 54 % des automobilistes réduiraient l’usage de leur voiture en cas de hausse de 30 centimes par litre, et 56 % en cas de hausse d’un euro. L’enquête a été réalisée en février, avant la crise du détroit d’Ormuz et la flambée des prix qui a suivi, lorsque le sans-plomb 95 coûtait environ 1,70 euro le litre.
Renoncer pour économiser
48 % des habitants de la région renoncent souvent ou parfois à des déplacements pour faire des économies. Ces renoncements touchent d’abord les visites aux proches, mais aussi des besoins essentiels. Au cours de l’année écoulée, 13 % ont réduit leurs dépenses de nourriture et 11 % leurs dépenses de santé pour continuer à financer leurs trajets. 12 % ont renoncé à un rendez-vous médical faute de moyen de transport, et 9 % à un emploi ou à une formation, une proportion qui grimpe à 30 % chez les demandeurs d’emploi.
La précarité mobilité touche surtout certains publics : 84 % des personnes sous le seuil de pauvreté, 70 % des familles monoparentales, 62 % des moins de 25 ans, 56 % des demandeurs d’emploi et 40 % des habitants des zones rurales.
L’insécurité freine aussi les déplacements
Autre frein, la crainte pour sa sécurité : 40 % des Bretons évitent certains déplacements par peur des incivilités, des agressions ou des accidents, et 65 % chez les moins de 25 ans. Parmi eux, 3 sur 4 renoncent à sortir, limitent leurs horaires ou allongent leur trajet.
Les aides à la mobilité restent par ailleurs méconnues : seuls 24 % des habitants connaissent les aides à la mobilité durable, et 43 % celles qui concernent les transports en commun. Pour Benoît Dupont, directeur régional de Wimoov pour la Bretagne et les Pays de la Loire, « les territoires ne partent pas de zéro », mais les solutions existantes doivent être rendues plus visibles et plus accessibles.
L’enquête a été menée en ligne du 3 au 20 février 2026 auprès de 13 400 personnes en France, dont au moins 1 000 par région.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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