Antiacides pour le reflux, aspirine quotidienne pour le cœur, éviction systématique du gluten ou peur de la fièvre : de nombreuses croyances médicales continuent de guider les comportements de santé, parfois à tort. Même lorsque certaines idées ont été scientifiquement remises en cause, elles persistent dans les habitudes collectives.
Voici douze « faits » de santé largement répandus, mais qui ne résistent pas à l’examen des données scientifiques actuelles.
La fièvre n’est pas toujours un ennemi
Contrairement à une idée très répandue, une fièvre modérée n’est pas systématiquement dangereuse. Elle fait partie de la réponse immunitaire normale de l’organisme face à une infection. Des études montrent même que faire systématiquement baisser une fièvre légère peut ralentir la guérison.
Chez l’adulte et l’enfant, une fièvre peu élevée ne nécessite pas forcément de traitement médicamenteux, sauf en cas d’inconfort important. En revanche, des températures très élevées ou une fièvre chez le nourrisson doivent conduire à une prise en charge médicale rapide.
Les antiacides ne règlent pas toujours le problème du reflux
Les brûlures d’estomac ne sont pas toujours dues à un excès d’acidité gastrique. Dans de nombreux cas, elles résultent d’un relâchement du sphincter entre l’estomac et l’œsophage, permettant aux sucs gastriques de remonter.
Une utilisation excessive d’antiacides peut même entraîner une diminution excessive de l’acidité gastrique, ce qui favorise certaines infections et perturbe l’absorption des nutriments. Lorsque le reflux est fréquent, un avis médical est recommandé afin d’en identifier la cause exacte.
Le lait n’augmente pas la production de mucus
L’idée selon laquelle les produits laitiers aggraveraient les symptômes du rhume ou de la toux est ancienne. Les recherches disponibles ne montrent pas d’augmentation réelle de la production de mucus. En revanche, le lait peut donner une sensation de mucus plus épais dans la bouche, ce qui explique la persistance de cette croyance.
L’aspirine quotidienne n’est pas indiquée pour tout le monde
Les recommandations médicales ont évolué : la prise quotidienne d’aspirine n’est plus conseillée en prévention chez les personnes en bonne santé. Le risque de saignement digestif ou cérébral peut dépasser les bénéfices attendus.
Elle reste indiquée dans certains cas bien précis, notamment chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire élevé ou une pathologie déjà diagnostiquée, mais toujours après avis médical.
Les abdominaux ne font pas disparaître la graisse du ventre
Renforcer les muscles abdominaux améliore la stabilité du tronc et prévient certaines blessures, mais ne permet pas de cibler la perte de graisse localisée. La diminution de la masse grasse repose sur un déficit calorique global, obtenu par l’alimentation et l’activité physique générale.
L’exercice modéré a de réels bénéfices
Marcher régulièrement est parfois jugé insuffisant. Pourtant, la marche contribue à réduire les risques cardiovasculaires, à réguler la tension artérielle et à améliorer la condition physique globale. Pour de nombreuses personnes, elle constitue une activité durable et adaptée, notamment en cas de limitations articulaires.
Le sans-gluten n’est pas automatiquement plus sain
En dehors des personnes atteintes de maladie cœliaque, d’allergie ou de sensibilité avérée, l’éviction du gluten n’apporte pas de bénéfice démontré. Certains produits sans gluten sont plus riches en sucres, en graisses et plus pauvres en fibres, ce qui peut augmenter le risque cardiovasculaire à long terme.
Le chocolat noir n’est bénéfique qu’à certaines conditions
Le chocolat noir peut contenir des composés bénéfiques, mais uniquement lorsqu’il est riche en cacao. Les produits contenant moins de 70 % de cacao sont souvent plus sucrés et plus gras, ce qui limite leur intérêt nutritionnel.
Courir n’abîme pas forcément les articulations
Les études disponibles montrent que la course à pied pratiquée de manière raisonnable n’augmente pas le risque d’arthrose. Au contraire, elle renforce les muscles et les articulations. Les principaux facteurs de risque restent le surpoids, les blessures antérieures et la sédentarité.
Dormir après une commotion est souvent nécessaire
L’idée qu’il faudrait rester éveillé après une commotion cérébrale est issue de protocoles anciens. Les connaissances actuelles montrent que le sommeil joue un rôle essentiel dans la réparation cérébrale. En l’absence de signes neurologiques graves, dormir est généralement bénéfique.
Le gonflement fait partie du processus de guérison
L’inflammation qui suit une blessure n’est pas systématiquement néfaste. Elle permet l’arrivée de cellules réparatrices sur la zone touchée. Si une inflammation excessive doit être contrôlée, une suppression trop agressive peut ralentir la cicatrisation.
Certaines maladies chroniques peuvent entrer en rémission
Enfin, l’idée que toute maladie chronique est irréversible est de plus en plus nuancée. Des données montrent que certaines pathologies, comme le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires à un stade précoce, peuvent parfois entrer en rémission grâce à des changements de mode de vie durables.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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