Télétravail : une pratique désormais solidement installée chez les cadres, malgré quelques reculs

Publicité

Malgré quelques annonces médiatisées de grandes entreprises revenant sur le travail à distance, le télétravail demeure aujourd’hui solidement installé dans le paysage professionnel français, en particulier chez les cadres. C’est l’un des principaux enseignements d’une étude publiée en mars 2026 par l’Apec, réalisée auprès de 2 000 cadres et de 1 000 entreprises employant au moins un cadre.

Selon cette enquête, près de neuf entreprises sur dix n’ont pas modifié leur politique de télétravail en 2025, preuve que le modèle hybride s’est durablement installé dans les organisations. À l’inverse, seule une minorité d’entreprises – environ 9 % – ont réduit le nombre de jours de télétravail autorisés, tandis que 2 % l’ont augmenté.

Ces ajustements concernent surtout les petites structures. Les TPE et PME apparaissent plus nombreuses à restreindre le télétravail que les grandes entreprises.

Les entreprises continuent d’y voir des avantages

Contrairement à certaines critiques apparues ces dernières années, une large partie des employeurs considère toujours que le télétravail présente des bénéfices réels.

D’après l’étude, 67 % des entreprises estiment que le télétravail améliore la qualité de vie au travail, tandis que 45 % jugent qu’il contribue positivement à la productivité des salariés. Dans les grandes entreprises, cette perception est encore plus marquée.

Les entreprises redoutent d’ailleurs les conséquences d’un retour en arrière trop brutal. Si le télétravail venait à être réduit, 38 % des employeurs craignent des difficultés de recrutement33 % anticipent une baisse de l’engagement des cadres et 23 % redoutent des départs de salariés.

Des cadres très attachés au travail hybride

Du côté des cadres, l’attachement au télétravail apparaît très net. L’étude montre que 74 % d’entre eux seraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours de télétravail, et 80 % le seraient si celui-ci était supprimé.

Plus révélateur encore : dans le cas d’une suppression totale du télétravail, près d’un cadre sur deux envisagerait de changer d’entreprise. Une proportion stable depuis plusieurs années, qui illustre le rôle central qu’a désormais pris cette organisation du travail.

Cette évolution témoigne d’une transformation profonde du rapport au travail chez les cadres. La possibilité d’organiser son activité à distance est devenue l’un des éléments constitutifs de l’identité professionnelle de nombreux salariés qualifiés.

La flexibilité, un enjeu clé

Au-delà du nombre de jours autorisés, les cadres se montrent particulièrement attachés à la flexibilité du télétravail.

Aujourd’hui, 61 % des télétravailleurs peuvent modifier leurs jours de télétravail d’une semaine à l’autre, et près de la moitié peuvent le faire sans validation de leur hiérarchie en cas d’imprévu.

Cette liberté d’organisation est considérée comme l’un des principaux avantages du statut de cadre, au même titre que l’intérêt du travail ou l’autonomie dans les méthodes professionnelles.

Pourtant, certains salariés redoutent une évolution des règles. Près de la moitié des cadres interrogés pensent que les modalités de télétravail pourraient être modifiées dans leur entreprise en 2026, même si cette hypothèse reste encore limitée dans les faits.

Peu de changements attendus en 2026

Dans les entreprises, les intentions de modification restent en effet très limitées. Selon l’étude de l’Apec, 94 % des entreprises n’envisagent pas de changer leur politique de télétravail en 2026.

Autrement dit, après les bouleversements provoqués par la crise sanitaire et la généralisation du travail hybride, les organisations semblent désormais entrer dans une phase de stabilisation.

Pour les cadres comme pour les entreprises, le télétravail apparaît donc moins comme une expérimentation que comme un nouveau standard durable de l’organisation du travail.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

6 réponses à “Télétravail : une pratique désormais solidement installée chez les cadres, malgré quelques reculs”

  1. « Les caaaaadres ». Quelle expression de débile pour dire « des incapables pistonnés ».

    C’est d’autant plus révoltant que depuis 1993, je nécessite un télétravail. Mais on m’explique bien que ce n’est pas possible, depuis 1993, jusqu’au Covid, ça a été la même explication: « ça n’existe pas, monsieur, le travail à la maison ».

    Alors si des cadres me lisent: Vous allez immédiatement reprendre le travail en présentiel et laisser votre place à un handicapé/invalide.

    Les nantis: AU BOULOT!

  2. « Pour les cadres comme pour les entreprises, le télétravail apparaît donc moins comme une expérimentation que comme un nouveau standard durable de l’organisation du travail. »

    Les handicapés, eux, peuvent continuer en présentiel, pour 250€/mois, 25h semaine (avec mon AAH amputée de moitié, et aucune couverture en cas d’accident)

    Vous allez retourner bosser, oui, génération de NAZIs qui faites bosser vos gosses et les handicapés plus que vous n’avez jamais travaillé vous-même! Pourritures! Génération de merde! En plus vous, les Bretons! Les pires gauchiasses destructeurs de la France qu’on ai eu! Retournez au boulot, branleurs!

    Et faites vos 35h! Vraiment!

  3. Nantis, parasites, branleurs!

    AU BOULOT! EN PRESENTIEL! VOUS n’ETES PAS HANDICAPES!

  4. Ronan dit :

    Demat, Il est à noter que tous les métiers ne sont pas possibles en télétravail (sigle TT) . En tant que gestionnaire territorial, j’ai été en TT seulement deux jours par semaine à partir de 2021 jusqu’à la retraite en 2023 (avant 2020, j’essayais de peaufiner mes dossiers en retard à la maison mais c’était compliqué car je n’avais pas le droit de prendre de papiers); les trois autres jours en présentiel, j’étais très content de retrouver mes collègues et de faire des réunions avec eux pour faire le point où nous en étions dans nos tâches ; durant les années COVID de confinement, c’était cinq jours complets de TT pénibles et en présentiel, les masques étaient obligatoires mais à la maison, l’avantage était que nous respirions profondément en faisant des pauses café. Actuellement, je suis entêté comme un vrai breton boomer (pour rire un peu en ces temps difficiles). Kenavo

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Il sort d’où le bâtard pas franducuku? Il a l’outrecuidance de s’en prendre aux Bretons qui ont sauvé la ripiblik sans parler des handicapotes anglaises qui survivent et des sujets de mécontentement pour se souvenir de Rochefort. Et je ne parle pas de Clémenceau qui est de la bande Combes et refuse à l’Impératrice Eugénie la possibilité de faire un retour en France avant de rejoindre l’Eternité (en d’autres lieux on dirait l’Orient Eternel). Quelle médiocrité chez ce méprisable fils de médecin radical vendéen. Eh oh Philippe tu l’oublies ce Vendéen???

  6. thérébentine dit :

    les femmes de ménages jardiniers & employés du bâtiment ont-ils du télé travail ?

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Economie

Après 50 ans, le retour à l’emploi devient un parcours d’obstacles pour les cadres

Découvrir l'article

Economie, Social

Emploi. Télétravail et flexibilité séduisent (un peu) moins qu’avant

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.