À Antony (Hauts-de-Seine), une mobilisation citoyenne s’organise pour empêcher la démolition d’une maison centenaire en meulière située au 44 avenue Gabriel Péri, en plein cœur de ville. À la place du pavillon et de son jardin arboré, un projet immobilier prévoit la construction de deux bâtiments totalisant dix logements, d’une hauteur annoncée de 12 mètres.
Pour les opposants au projet, ce serait la disparition d’un élément emblématique du patrimoine local.
Un pavillon du début du XXe siècle
La maison concernée aurait été conçue au début du XXe siècle par l’architecte René Gravier. Construite en meulière, matériau typique de l’Île-de-France, elle fait partie de ces pavillons qui structurent encore certains quartiers anciens d’Antony.
Selon les défenseurs du site, elle constitue un témoignage du patrimoine architectural local et participe à l’identité du centre-ville. Le terrain accueille également plusieurs arbres qualifiés de « remarquables », qui contribuent à la présence de verdure dans un secteur déjà densifié.
Le projet immobilier prévoit la démolition complète du pavillon et l’abattage des arbres pour permettre l’implantation de deux constructions contemporaines.
Une pétition et des recours juridiques
Face à cette perspective, l’ASPEA (association locale engagée dans la défense du patrimoine et de l’environnement) a lancé une pétition intitulée « Sauvons la maison centenaire et les arbres remarquables du 44 Gabriel Péri ». De nombreux signataires se sont déjà mobilisés ces dernières heures.
L’association indique avoir engagé plusieurs recours juridiques pour tenter de suspendre ou d’annuler le permis de démolir et de construire. Ces recours sont portés par un cabinet d’avocats et nécessitent, selon ses responsables, un soutien financier pour être menés à terme.
Les opposants demandent notamment :
– la suspension ou l’arrêt du projet de démolition,
– la protection du pavillon et des arbres via un classement ou une modification du PLU(i),
– l’étude d’alternatives, telles qu’une réhabilitation du bâtiment ou son intégration dans un projet immobilier moins impactant.
Entre densification et préservation
Le dossier illustre un débat désormais classique dans de nombreuses communes franciliennes : comment concilier besoins en logements, pression foncière et préservation du patrimoine architectural et végétal ?
Les signataires dénoncent ce qu’ils qualifient de « bétonisation aveugle » et de « standardisation des paysages urbains ». Ils estiment que la disparition des jardins privés et des grands arbres accentue les effets d’îlot de chaleur en milieu urbain et appauvrit le cadre de vie.
De leur côté, les porteurs de projets immobiliers mettent généralement en avant la nécessité de créer de nouveaux logements dans des communes bien desservies et proches de Paris.
À Antony, l’issue du bras de fer juridique autour du 44 avenue Gabriel Péri dira si ce pavillon centenaire pourra être sauvegardé ou s’il cédera la place à un programme plus dense.
En attendant, la mobilisation se poursuit autour de la pétition et des actions engagées par l’ASPEA.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.