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En Hongrie, le voile se lève sur les véritables intentions du parti Tisza. Derrière les discours modérés, c’est une machine à taxer d’inspiration bruxelloise que révèle leur programme économique récemment divulgué : une réforme-fleuve qui s’attaque à la propriété privée, à l’entrepreneuriat, aux PME, et à la souveraineté fiscale du pays.
Une avalanche de taxes sur les classes productives
Selon les documents consultés, le plan fiscal du parti Tisza prévoit près de 3 700 milliards de forints supplémentaires de prélèvements annuels sur les entreprises hongroises. Une véritable saignée qui ciblerait particulièrement les acteurs les plus dynamiques du pays. Le point d’orgue ? Une taxe annuelle sur le patrimoine de 6,5 % pour tous ceux possédant plus de 500 millions de forints d’actifs – soit environ 1,3 million d’euros. Cette taxe concernerait tout : immobilier, titres financiers, œuvres d’art, objets de collection, et même les biens détenus à l’étranger, sans aucun seuil minimal.
Un appartement hérité à Belgrade ? Une maison familiale en Serbie ? Le contribuable hongrois serait désormais suspect par nature, et sa propriété considérée comme une faute morale à corriger par l’impôt.
Démantèlement du modèle compétitif hongrois
La Hongrie, avec sa fiscalité attractive (taux d’impôt sur les sociétés à 9 %), s’est hissée au rang des destinations économiques les plus compétitives d’Europe. Le parti Tisza propose de renverser cette stratégie, avec notamment :
- Une ponction de 20 % sur les bénéfices des assureurs pour alimenter un fonds de « solidarité »,
- La suppression des régimes fiscaux simplifiés (EKHO, KIVA), jusqu’ici favorables aux indépendants et aux PME,
- Une nouvelle micro-taxe pour les start-ups, limitée à deux ans avant de tomber sous le coup du régime fiscal standard,
- Des restrictions sévères sur les remboursements de TVA, désormais limités aux investissements, et non plus aux dépenses d’exploitation,
- Des obligations comptables renforcées : inventaires détaillés par taux de TVA exigés en fin d’année.
Le tout équivaut à 90 milliards de forints de charges supplémentaires pour les plus petites entreprises, celles-là mêmes qui constituent l’ossature économique du pays.
Nouvelles charges salariales et contribution idéologique
À cette machine fiscale s’ajoutent cinq nouvelles taxes sur l’emploi, dont une taxe santé (5 %) et une contribution « solidarité retraite » (2,5 %). De quoi alourdir considérablement le coût du travail, déjà mis à mal dans de nombreuses économies européennes.
Mais c’est probablement la contribution pour la « protection de l’enfance », fixée à 1,5 % du chiffre d’affaires pour toutes les structures, entreprises ou associations, qui illustre le mieux la dérive idéologique du plan. Peu importe que l’organisation soit rentable ou déficitaire : tous devront payer. L’objectif réel ? Alimenter une vision étatiste et redistributive en rupture totale avec la tradition nationale hongroise.
Pour Zoltán Kovács, ministre du gouvernement hongrois et auteur d’une tribune percutante sur le sujet, ce plan fiscal n’est rien d’autre qu’un manifeste économique d’inspiration étrangère, dicté par les élites bruxelloises. En transformant la Hongrie en un laboratoire de redistribution à grande échelle, les rédacteurs du programme Tisza entendent soumettre le pays aux standards technocratiques européens, au détriment de sa souveraineté, de sa compétitivité et de sa culture entrepreneuriale.
Face à cette tentative de recentralisation autoritaire des richesses, le choix est clair : maintenir une Hongrie indépendante, productive, enracinée dans ses intérêts nationaux, ou bien céder aux sirènes de la conformité bruxelloise et du socialisme post-national.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Hongrie – le plan fiscal du parti Tisza, un cauchemar technocratique dicté par Bruxelles ?”
Un tel programme évoque plus LFI que Bruxelles, non ?