Saint-Brieuc rend hommage à Quentin Deranque : rassemblement silencieux et appel à la liberté d’expression

A Saint-Brieuc, samedi matin 21 février 2026, se tenait un hommage au jeune Quentin DERANQUE, mort sous les coups de La Jeune Garde, milice antifa de La France Insoumise, en marge d’une conférence donnée par le député d’extrême-gauche Mme Rima HASSAN, jeudi 12 février à LYON. Cet événement tragique marque un tournant, une rupture dans le cours politique national et il bouleverse la France, l’opinion publique et les consciences en même temps qu’il fracture encore plus une société déjà soumise à des tensions palpables et qui s’aggravent année après année.

Saint-Brieuc avait le devoir de prendre l’initiative, à l’instar de nombreuses villes en France, pour rendre hommage à Quentin. Pierre-Yves THOMAS, tête de la liste « Saint-Brieuc, LA droite pour tous ! » aux prochaines élections municipales briochines, a lancé le projet et il en a naturellement pris les rênes pour organiser et mener l’événement. Rendez-vous fut donc donné, ledit samedi matin, à la place du Guesclin, où 160 à 200 personnes d’horizons variés se sont rassemblées pour un témoignage sobre de recueillement.

Une allocution de quelques minutes fut donnée par Pierre-Yves THOMAS puis, à l’issue de cette unique prise de parole, le public fut invité à se mettre en ordre de marche vers les rues piétonnes du centre-ville briochin. Le cortège s’est dirigé en silence vers  la place de la Résistance (place de La Poste), lieu de l’habituel marché du samedi matin. Une nouvelle allocution, à l’angle de la place, a permis aux quidams présents dans le secteur de prendre connaissance de l’hommage en cours. Le retour au point de départ s’est ensuite effectué via la rue du Chapitre, la rue du Général Leclerc, la rue Ste-Barbe, pour enfin terminer via, et le long de la rue du 71e Régiment d’Infanterie.

Il est à noter que le maire de Saint-Brieuc, Monsieur Hervé GUIHARD, aurait bien aimé que l’hommage n’eût pas lieu, en tout cas qu’il fût contenu à une expression des plus restreintes puisqu’il a, la veille de l’événement, adressé une lettre à la Préfecture des Côtes-d’Armor pour lui demander de faire annuler toute la partie mobile, la marche, de l’événement, au motif fallacieux de possible trouble à l’ordre public. Cette requête est restée sans suite mais on reconnaît bien là ce tropisme naturel de la gauche française à s’incliner vers l’extrême de son bord, dans l’idée de brider, voire d’interdire la liberté d’expression ce qui, en soi, est un éclatant marqueur du vrai fascisme.

Ci-après, le  texte de l’allocution donnée par Pierre-Yves THOMAS au début de l’événement.

Le jeune Quentin DERANQUE, 23 ans, a été battu à l’agonie.

Sa souffrance fut d’abord passée sous silence puis, à mesure que l’effroi gagnait le pays tandis qu’il vivait toujours, son nom se vit affublé de qualificatifs indignes, propres à discréditer ce qu’il fut. C’est un peu comme si l’opprobre des bien-pensants pouvait apporter une caution morale à son martyr.

Devrions-nous nous taire, baisser la tête, rentrer dans le rang de peur que le sort de Quentin nous advienne ?

Certainement pas, car le chagrin qui nous envahit et nous accable nous ouvre aussi les yeux et, comme citoyens conscients, il nous galvanisera.

Chagrin pour la mise à mort d’un jeune français, catholique pratiquant en l’église Saint-Georges du diocèse de Lyon, soucieux des déshérités.

Chagrin car ce jeune homme, étudiant les mathématiques et la philosophie, était inquiet du sort de son pays au point de s’engager en politique, à contre-courant de l’avachissement régnant.

Jeudi soir 12 février, à Lyon, il voulait simplement protéger Némésis, un collectif de jeunes femmes indignées et courageuses, elles aussi. Il y a laissé la vie. Respect et hommage.

Nous accordons maintenant une minute, une vraie minute de silence.

[Minute de silence]

Cette dégradation inquiétante du climat politique national, nous, engagés sur le terrain local, la ressentons aussi au quotidien, sur le terrain, dans nos actions militantes courantes et tout à fait conformes au cadre démocratique, que ce soit en période, ou hors période électorale.

Certains acteurs politiques locaux, et non des moindres, aimeraient nous faire taire, ils auraient aimé que ce rassemblement, ce matin, n’ait pas lieu. Ils eussent préféré que nous ne défilions pas dans les rues des Saint-Brieuc, que nous restassions confinés ici, dans ce recoin de la place du Guesclin.

Sur les réseaux sociaux, je parle des très connus Facebook ou Instagram, on peut lire, concernant notre rassemblement, des termes guerriers à notre encontre, comme :

– « Riposte immédiate »

– « Empêchons-les »

Ils qualifient, honte absolue pour eux, Quentin de « néo-nazi ».

Toutes ces tentatives, ces manœuvres visant à réprimer la liberté d’expression, représentent en réalité une parfaite illustration du vrai fascisme, et nous pouvons tous constater d’où il est finalement issu.

Ce matin, par conséquent, nous appelons à un apaisement des antagonismes, naturels dans une démocratie, politiques. Chacun doit pouvoir s’exprimer librement, dans le respect de la loi. Chacun doit être capable et avoir à cœur de respecter son alter ego et de lui permettre d’exprimer ses convictions. Chacun doit œuvrer à respecter et à faire respecter la démocratie dans notre pays, la France.

Illustrations : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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