Le vol, samedi 7 mars, d’une relique de saint Vincent de Paul dans l’église parisienne qui porte son nom a provoqué la stupeur des fidèles. Dans cet édifice du Xe arrondissement, un médaillon en métal précieux du XVIIe siècle contenant un morceau de la tunique du saint a disparu pendant les heures d’ouverture, entre 8 h et 18 h, selon Le Figaro. Le prêtre Christophe Alizard a annoncé aux paroissiens qu’« il s’agit d’un vol », rapportait de son côté Le Parisien le 8 mars.
Une enquête a été ouverte pour « vol d’un objet mobilier classé ou inscrit ». À ce stade, « aucun élément permettant l’identification de l’auteur n’a été relevé », d’après une source proche de l’enquête. Ces reliques permettent aux fidèles de garder un lien matériel et spirituel avec saint Vincent de Paul.
Une série d’atteintes contre des objets chrétiens
Ce vol n’apparaît pas comme un fait isolé. Le JDD rappelait le même jour qu’en 2024, « 770 actes anti-chrétiens ont été recensés par la police et 139 par la société civile », citant un rapport du Centre européen pour le droit et la justice. Ces actes avaient encore augmenté au cours des premiers mois de 2025.
Ce climat de christianophobie n’épargne aucune région de France. Dans le Tarn, La Dépêche a rapporté le 9 mars une série de cambriolages visant trois églises, à Brassac, Anglès et Fontrieu. Des calices, ostensoirs, patènes et ciboires ont été dérobés. Le père Cormary, cité par le quotidien régional, met en garde les paroissiens : « Ne soyons pas naïfs » ; « nous voyons que le sacré ne rebute pas les voleurs ».
Entre appât du gain et banalisation des atteintes au sacré
Selon les professionnels interrogés par La Dépêche, ces vols peuvent s’expliquer par la hausse du prix de l’argent et par l’existence d’un marché pour les objets religieux anciens. Un brocanteur cité par le journal souligne ainsi que certains objets de culte, parfois en argent massif, peuvent atteindre des montants élevés.
Reste que ces affaires frappent d’abord des lieux chrétiens ouverts au public et visent des objets directement liés au culte. À Paris, c’est une relique de saint Vincent de Paul qui a disparu ; dans le Tarn, ce sont plusieurs objets liturgiques qui ont été emportés dans des églises de campagne. Par leur répétition, ces atteintes alimentent le sentiment d’un affaiblissement du respect dû aux lieux saints et au patrimoine chrétien. Chez les fidèles, la colère semble parfois laisser la place à la résignation.
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