25/11/2013 – 09H30 Rennes (Breizh-info.com) – Les manifestations organisées samedi dans quatre villes de Bretagne à l’appel de sept syndicats officiels  n’ont réuni que peu de monde. Bien moins que les Bonnets rouges le 2 novembre dernier à Quimper. Un échec qui illustre la perte de crédibilité de ces organisations trop bien intégrées dans le Système libéral-mondialiste et qui ne répondent plus, de ce fait, aux attentes des salariés.
Organisées à l’appel de sept syndicats régionaux, CFDT, CGT, CFTC, FSU, Solidaires, Unsa et CFE-CGC, les manifestations ont réuni environ 2 200 personnes à Rennes, moins d’un millier à Saint-Brieuc, près de 3 000 à Morlaix et environ 1 200 à Lorient où l’on a pu voir le patron de la CGT Thierry Lepaon défiler aux côtés de celui de la CFDT  Laurent Berger. Ces deux organisations ont lancé un appel à constituer un front uni face à la «gravité de la situation» du pays et «la menace populiste » qui n’a recueilli que peu d’échos. Seul FO-Bretagne a refusé de se joindre à ce mouvement. « Ce qui compte, ce n’est pas les chiffres, c’est de recentrer le débat sur l’emploi, le volet social du Pacte d’avenir« , a déclaré sans rire le leader régional de la CFDT, Louis Baron (L’Express, 23/11/13).
Si la présence des leaders syndicaux étaient attendue, celle de Christian Troadec, aperçu à la manifestation de Lorient, était passablement incongrue. Copieusement sifflé par les manifestants, le leader des Bonnets rouges n’avait semble-t-il pas compris que ces manifestations étaient justement organisées pour contrer le mouvement qu’il entend incarner. Quoi que fasse ou déclare M. Troadec, son mouvement sera en effet considéré par les syndicats officiels, dans le meilleur des cas,  comme « populiste » ou  « poujadiste ».
Intervenant samedi matin sur Europe 1, Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, avait insisté sur la « dimension sociale » qui sera donnée au Pacte d’avenir pour la Bretagne. Faisant référence  aux « mesures d’urgence » envisagées pour le site de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) qui  va fermer, le ministre a assuré que les questions relatives à «la formation, l’accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail» y seraient intégrées. Ce qui fait dire au responsable régional de FO Fabrice Lerestif  que « Le gouvernement n’a pas grand-chose à donner, alors il donne quelques gages à ceux qui vont manifester en disant ‘Pacte d’avenir’, histoire de faire baisser la tension et éviter la contagion à d’autres régions ». (Le Figaro, 23/11/13). Pas sûr toutefois que cela suffise à éteindre l’incendie.

Photo : nadassfoto/Flickr (cc)
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