L’Italie prépare-t-elle un blocus naval en Méditerranée pour endiguer l’immigration illégale ?

Le nouveau projet de loi sur l’immigration rédigé par le gouvernement de Giorgia Meloni a été approuvé par le Conseil des ministres le 12 février 2026. Il prévoit, entre autres, la possibilité d’instaurer le fameux blocus naval en Méditerranée promis lors de la campagne électorale de 2022. Une promesse électorale qui avait largement contribué à l’accession au pouvoir de la Romaine et que ses électeurs n’espéraient plus.

Trois mots : « Blocco navale subito« . Les soutiens comme les opposants de Giorgia Meloni s’en souviennent, puisque la promesse d’un blocus naval immédiat en mer Méditerranée pour stopper les débarquements de migrants avait été le thème le plus populaire de sa campagne électorale. Et le semblant d’abandon de la mesure avait valu à l’encontre de son parti Fratelli d’Italia de nombreuses critiques.

Mais voilà qu’il revient sur le devant de la scène, étant présent dans le nouveau projet de loi sur l’immigration, approuvé par le Conseil des ministres le 12 février 2026. La mesure prévoit l’interdiction temporaire de traverser les eaux territoriales italiennes en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité nationale, y compris le risque de terrorisme ou une pression migratoire exceptionnelle. Le blocus, de 30 jours et reconductible jusqu’à six mois, serait décidé par le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l’Intérieur.

« Aujourd’hui, le gouvernement a approuvé une mesure pour renforcer la lutte contre l’immigration illégale de masse et contre les trafiquants d’êtres humains. Nous avons ainsi pu tenir un autre engagement que nous avions pris auprès des citoyens dans notre programme de gouvernement de centre-droit. c’est-à-dire la possibilité d’empêcher la traversée des eaux territoriales italiennes et de conduire les migrants qui se trouvent à bord de ces embarcations soumises à l’interdiction également dans des pays tiers, constitue une menace grave pour l’ordre public ou la sécurité nationale, comme le risque de terrorisme, mais aussi une pression migratoire exceptionnelle. Une option compatible avec les nouvelles règles européennes que l’Italie a contribué à définir. Pour ceux qui prétendent que c’est impossible, je rappelle que rien n’est impossible à celui qui est déterminé. » Giorgia Meloni

Le recours au blocus naval a été présenté par le gouvernement comme étant compatible avec les nouvelles règles européennes, en particulier avec le Pacte européen sur les migrations et l’approbation de la liste des pays d’origine sûrs par le Parlement européen, dont l’Italie est à l’origine. Cependant, des experts en droit international et des analystes comme Giuseppe Cataldi, président de l’Association internationale du droit de la mer, soulignent que cela serait incompatible avec la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS), ratifiée par l’Italie et notamment avec son article 17, selon lequel le passage de navires dans les eaux territoriales est considéré comme inoffensif aussi longtemps qu’il ne porte pas atteinte à la paix et à la sécurité de l’État côtier. De plus, le sauvetage en mer (SAR) est une obligation internationale et il est contraire à ces règles d’empêcher l’entrée dans les eaux italiennes à des navires qui ont secouru des personnes en danger, même si ce sont des ONG.

Si le gouvernement de centre-droit souligne qu’il ne s’agit pas d’une opération militaire – car aucun autre État ne serait impliqué – mais plutôt d’une mesure administrative, comme une mission de police maritime, le bras de fer qui s’annonce pour déterminer si le blocus naval est juridiquement légitime et constitutionnel, risque d’être rude.

Enfin, malgré l’annonce triomphale de Meloni, le texte doit encore être validé par le Président de la République chargé d’évaluer la conformité de la loi aux traités internationaux avant l’approbation définitive.

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : Capture Facebook Fratelli d’Italia

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “L’Italie prépare-t-elle un blocus naval en Méditerranée pour endiguer l’immigration illégale ?”

  1. vert dit :

    J’ignore si en italie le délit d’aide aux clandestins existe mais une fois a terre …une bonne chose de le mettre en action

  2. guillemot dit :

    La Cours Européenne des Droits de l’Homme ( CEDH ) va t elle être d’accord ? Plus aucuns pays n’est souverain même quand il s’agit de sa survie.

  3. Poulbot dit :

    c’est plus qu’un blocus naval qu’il faut ; c’est saisir les bateaux des ONG qui font ce trafique d’êtres humains sous couvert des lois maritime qu’elles détournent et traduire les membres des équipages devant la justice.

  4. CREOFF dit :

    LA CEDH est l’arme suprême des mondialistes pour détruire les nations européennes sous couvert de générosité. Avec notre argent.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Culture & Patrimoine, Histoire, Sociétal, Société

8 mars : l’histoire des femmes à l’attention des féministes (et autres progressistes)

Découvrir l'article

International

Voyages sans passeport entre l’Irlande et la Grande-Bretagne : une liberté historique en train de s’éroder

Découvrir l'article

A La Une, Politique

Municipales 2026. À Segré en Anjou, Jean-Eudes Gannat revendique une droite sans compromis [Interview]

Découvrir l'article

Sociétal

Gauchet et Manent dans Le Figaro : « La France se dirige-t-elle vers une guerre civile ? »

Découvrir l'article

Ensauvagement, Immigration, Justice, Société

Le criminel racisé est-il le nouveau bon sauvage ? Neuf décisions de justice sidérantes

Découvrir l'article

A La Une, Politique, Société

Entrevue avec Adriano Scianca : le monde occidental est-il au bord de la guerre civile ?

Découvrir l'article

A La Une, Immigration, International

Gabriele Adinolfi : « La droite radicale soutient unanimement le gouvernement Meloni dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations »

Découvrir l'article

International, Politique

Giorgia Meloni réagit à la pique puérile d’Emmanuel Macron… et ça fait mal

Découvrir l'article

Immigration, International

L’Italie devra verser 76 000 euros des contribuables à un navire ONG et 700 euros à un clandestin algérien condamné 23 fois. La magistrature en roue libre

Découvrir l'article

A La Une, Culture, Politique, Société

Non, LFI, la Jeune Garde et les antifas violents ne sont pas fascistes !

Découvrir l'article

PARTICIPEZ AU COMBAT POUR LA RÉINFORMATION !

Faites un don et soutenez la diversité journalistique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.