Rennes. Après l’émeute, les « antifas » peuvent dormir tranquille [tribune libre]

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Vitrines cassées, policiers attaqués, voitures incendiées : les exploits de la milice cagoulée et armée dans les rues de Rennes, samedi soir, auront entraîné au final … 4 interpellations. Et, comme on pouvait s’en douter, aucune poursuite, puisque les individus arrêtés ont été libérés sans suite dimanche. On est pourtant bien loin du climat ordonné et pacifique des  manifestations parisiennes (La Manif Pour Tous, Jour de colère) qui avaient entraîné l’arrestation de plusieurs centaines de personnes. A la suite de leur garde à vue, sept d’entre eux  ont été poursuivis sous des prétextes fallacieux. Qu’en sera t-il pour les responsables et les acteurs de cette véritable émeute?

Que plusieurs centaines d’individus aient pu circuler librement dans la capitale bretonne, en cassant des pavés, armés de marteaux, de barres de fer, d’armes diverses et variées, sans être inquiétés le moins du monde, cela pose déjà question. La réponse se trouverait-elle dans l’article publié la semaine dernière sur l’impunité dont bénéficieraient les « antifas » partout en France depuis que Manuel Valls est ministre de l’Intérieur ? Il y a en effet une différence fondamentale entre la liberté et le droit de manifester, inscrits dans la loi française, et le rassemblement en bande organisée et armée en vue  d’agresser des individus ou des commerces – ce qui s’est passé samedi soir à Rennes – qui relève du pénal.

Cette différence, les hautes autorités présentes à Rennes samedi soir ne l’ont jusqu’à présent pas encore faite. Cela suscite une interrogation légitime de la part des riverains victimes des exactions, sans parler des organisateurs de la réunion qui entendaient présenter leur programme pour les municipales. Il est significatif que le préfet d’Ille-et-Vilaine n’ait vu dans les événements de samedi que de « légers incidents » (sic). Il est vrai que France-Inter  , radio de l’oligarchie, a estimé  qu’on était en présence d’un simple « chahut », un peu violent certes, mais finalement justifié par une bonne cause.

Du côté des politiques,  le PS d’Ille-et-Vilaine s’est fendu d’un hypocrite communiqué dans lequel il estimait que le FN avait tout à fait le droit de tenir une réunion électorale. Pourtant, les complicités entre la gauche et l’extrême gauche sont notoires : locaux subventionnés ou mis à disposition pour les associations politiques d’extrême gauche, concerts organisés avec la bénédiction de la municipalité socialiste  – comme le festival « Rennes against racism » ou le « Fest Noz antiraciste » à la salle de la cité, tous deux programmés par des associations gérées par des militants connus de la mouvance «antifa» radicale.

Au delà de ces connivences  se pose la question du rôle de l’Etat face à ces exactions. Alors que plusieurs compagnies de CRS avaient été mobilisées samedi soir, comment se fait-il que deux ou trois cents manifestants aient pu se comporter de la sorte en toute liberté ? Manifestement les consignes de  « cadenassage » et d’arrestations massives visant à épuiser un mouvement – pourtant expérimentées et appliquées avec rigueur lors des récentes manifestations parisiennes – n’ont pas été données par les autorités. Il est vrai qu’il s’agissait d’une manifestation de gauche…

Avec François Hollande à l’Elysée, Manuel Valls à l’Intérieur et Christiane Taubira à la Justice, c’est un Etat partisan qui est aujourd’hui en action. C’est bien connu, la gauche et l’extrême gauche incarnent le camp du Bien. La lutte contre le Mal – incarné par tous ceux qui pensent différemment –, même si elle prend les formes les plus violentes, mérite donc l’indulgence. Les bandes armées qui ont sévi à Rennes samedi peuvent dormir tranquille.

Photo : Guerric/Flickr (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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3 Commentaires

  1. Concernant les évènements à Rennes ce n’est qu’une suite logique avec l’aval et soutien du gouvernement donneur de leçons, je me rappelle que Mitterrand était Agent contractuel sous le Régime de Vichy, En 1954, il est nommé Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposé à l’indépendance de l’Algérie. Cette gauche bien pensante qui n’est pas la mienne puisque je me sens plus proche de Victor Hugo qui aime l’argent donc pas faux cul mais honnête avec son idéologie. Hollande moi Président j’aurai un gouvernement honnête Fabius sang contaminé, Taubira son compagnon, indépendiste, révolutionnaire guyanais avait voulu commettre un attentat en faisant exploser le dépôt pétrolier de Cayenne et paralyser ainsi tout le département. Désir Cela lui vaut d’être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux31. Harlem Désir aurait également bénéficié d’une amnistie de François Mitterrand concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public, relative à des amendes de stationnement. Une certaine Presse n’est pas objective où se trouve le libre arbitre de la Presse. La dictature de la gauche, Communisme en ex URSS combien de millions de morts, Chine actuelle combien d’opposants sont en prison le parti communiste au vue de cela ne devrait pas exister Cuba Franco et les extrêmes gauches les attentats mémoire sélective

  2. Dommage que ce fait divers n’ait pas été repris par les grands médias nationaux (ou si peu). J’ai bien peur Joubert que vous ayez raison.
    Ce qu’on peut dire, c’est qu’ils n’auront pas mis longtemps (moins de deux ans) pour noyauter le pays.

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