01/03/2014 – 10H00 Athènes (Breizh-info.com) – L’affaire est pour le moment passée sous silence par les médias français, mais fait grand bruit au Portugal, en Italie et en Grèce, pays en première ligne face à l’immigration clandestine : en 2013, l’Europe a connu une explosion de l’immigration irrégulière, avec une augmentation de 48% entre 2012 et 2013.

170 000 entrées irrégulières aux frontières extérieures de la zone ont été enregistrées en 2013. Ce chiffre a été donné par le directeur exécutif de l’Agence européenne de contrôle des frontières (Frontex), Ilkka Laitinen, lors de la réunion  des présidents des commissions de la justice et des affaires intérieures des 28 pays de l’Union qui s’est tenue le 17 février dernier à Athènes. 

Cette explosion de l’immigration clandestine est due en particulier à l’afflux massif de Syriens ayant fui la guerre qui se déroule actuellement sur leur sol. Le quotidien espagnol El Pais rapporte qu’environ 30 000 personnes venues d’Afrique noire sont également arrivées au Maroc, prêtes à tout pour pénétrer en Europe via les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. 

Autre lieu de transit de l’immigration, la Libye : depuis la chute de M. Khadafi, une augmentation de 288% (40 000 immigrés clandestins) a été constatée. Une conséquence directe du renversement du chef de l’Etat libyen, qui avait mis en place des mesures garantissant l’étanchéité des frontières. 

L’Union Européenne n’a pour le moment pas annoncé de mesures d’urgence visant à endiguer ce phénomène qui devrait continuer à prendre de l’ampleur compte tenu de l’évolution prévisible de la démographie africaine. De 250 millions d’habitants en 1950, la population de ce continent devrait atteindre 2 milliards en 2050 et 4 milliards en 2100. 

Si les dirigeant de l’UE se sentent peu concernés par la pression migratoire exercée sur l’Europe depuis plusieurs décennies, ils ont en revanche décidé de suspendre la participation de la Suisse aux programmes Erasmus (échanges étudiants en Europe) et Horizon 2020 (recherche). Une mesure de rétorsion à la décision prise par le peuple suisse de contrôler l’immigration sur son territoire. Une priorité surprenante… 

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1 COMMENTAIRE

  1. « Si les dirigeant de l’UE se sentent peu concernés par la pression migratoire exercée sur l’Europe depuis plusieurs décennies » (…)
    Cette phrase, à elle seule, résume tout le drame de la construction Européenne entreprise à la vas-vite et dans le plus complet dédain des opinions publiques.
    Si vous avez la capacité et le désir d’accueillir des immigrés chez vous…
    Préférez-vous en accueillir 50 avec d’excellentes conditions (logement, emploi, etc.) offrant toutes les meilleurs perspectives d’intégration ou en recevoir 500 en offrant à chacun moins que le minimum pour survivre ?
    Le bon sens commande, dit-on.
    Hélas, ce dernier fait rarement bon ménage avec des responsables politiques nettement plus enclins à la générosité lorsque celle-ci est honorée avec l’argent d’un contribuable Européen inaudible et ne disposant pour ainsi dire d’aucun levier de sanction hormis des élections bien peu représentatives.
    Depuis sa création, l’espace Schengen n’aura, en réalité, eu qu’une seule conséquence majeure : la démultiplication d’une immigration de masse incontrôlée produisant dans les pays d’accueil un effet boomerang de saturation avec ses corollaires: pauvreté, insécurité, communautarisme… entre autres.
    A l’exception de l’Allemagne dont la démographie présente des carences notables justifiant une politique migratoire volontairement généreuse, la plupart des pays Européens, France, Italie, Espagne ou Portugal sont aujourd’hui arrivés à saturation de leurs capacités d’accueil tant pour l’immigration légale ou illégale, cette dernière ayant littéralement explosée ces dernières années.
    Les crises économiques à répétition associés à ces flux migratoires excessifs ayant des impacts concrets et forts sur le quotidien des citoyens Européens ne peuvent qu’alimenter un repli national faisant ainsi un terreau plus que favorables aux partis extrémistes et aux idéologies s’opposant par nature à l’idée même qui a prévalu à la construction Européenne. Cette situation préfigure le pire pour cette dernière.
    Il serait plus que temps que les responsables politiques Européens prennent enfin conscience des limites atteintes avant l’explosion d’une colère venue des peuples dont on sait par l’Histoire les ravages potentiels.
    Il en va de la survie d’une idée communément appelée « l’Europe ».

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